Je joue : à "Où est charlie?", apparemment Je cite : "la vie est si largement contrôlée par le hasard que sa conduite ne peut être autre chose qu’une improvisation perpétuelle" Somerset Maugham Je pense : que c'est une bonne réponse Je rêve : jamais et trop (mis à jour samedi 16 août 2008 à 14:26)
Ne me dites pas qu'il n'y aura pas UN SEUL char à foutre (en boucle, merci) demain? Et pas la peine de regarder "Home" en déballant vos articles Gucci achetés au Printemps autrement, ce serait définitivement le signe que la fin de notre civilisation décadente approche inéluctablement.
Comment n’est-il pas encore devenu ZE icône bear française ? Ca fait vraiment du bien d’ « écouter » du rap français avec autant de plaisir – je n’inclus pas la clique eurocrunk d’Institubes, un cas à part - sans jamais être mal à l’aise, ou avoir le sentiment de cautionner de gros beaufs décérébrés. Médine Zaouiche, aka Médine, est un jeune havrais de 25 ans de confession musulmane qui n’a pas besoin d’appeler à brûler les PD au bûcher ou d’ « exciser les lesbiennes » pour se sentir exister ou rassurer certaines racaillounets par rapport à leur homosexualité latente façon Seth Gueko ou Orelsan , et pond ses textes pour exprimer son regard sur la société et son engagement politiques. Et quand bien même son gabarit, son flow harassant porté par sa voix rauque peut impressionner, on ne fera pas comme les RG en le stigmatisant come ils l'ont fait d’un délit de sale gueule genre « pas intégré mais pas intégriste », et quelques minutes suffisent pour nous assurer sur la respectabilité du mec. « Self Défense », « Al’ombre du mâle » ou « Arabospiritual », tout s’écoute chez lui avec l'attention, à défaut d’un lyrisme dandyesque façon Oxmo, mais avant autant de pertinence sur le papier, et des beats bien gras old-school valorisés par les textes. Arabian Panther , dans le contexte actuel, est un des antidotes idéals à faire sortir le rap français de ses ornières, aussi bien pour ceux qui l’écoutent comme ceux qui n’en écoutent pas – mais qui n’en ont pas pour le moins des idées tout aussi bien reçues.
Attention, énorme rouleau compresseur émotionnel en vue!
Le réalisateur de Billy Elliott et The Hours a adapté avec David Hare le sublime best-seller de Bernhard Schlink. Le film raconte l'histoire d'un jeune adolescent allemand (David Kross) qui entretient une liaison avec une femme plus âgée (Kate Winslet) qui disparaît du jour au lendemain, jusqu'au jour où il la retrouve quelques années plus tard sur le banc des accusées d'un procès post-IIIe Reich. Avec également Ralph Fiennes, Bruno Ganz, Alexandra Maria Lara, Susanne Lothar, Lena Olin, et, si le frère Weinstein n'a pas trop bousillé le rythme de post-prod pour capitaliser sur le décès récent de deux de ses producteurs (Sydney Pollack et Anthony Minghella), ce qui a amené le mogul Scott Rudin - producteur de Revolutionary Road également avec Winslet, qui évidemment aurait préféré sortir le film pour l"hiver 2009- à se désister de la production, l'Oscar tant attendu - et en l'occurence, vu le rôle, c'est du pain béni pour mme Mendes - de Kate Winslet.
Quand bien même je ne suis qu'un saligaud d'atlantiste et que ce type d'évènements qui ne nous concerne pas directement n'enthousiasme que des glandus comme moi, il me faudrait peut-être balancer maintenant mes pronostics avant de me voir dénoncé d’avoir mythonné - et meeerde, ça a commencé !! Développements et commentaires après débrouillage de visionnage de la cérémonie.
Comédie The Office
30 Rock, Curb Your Enthusiasm, Entourage, Two Half and a Half Men
Drama Mad Men
Boston Legal, Damages, Dexter, Lost, House M.D.
Téléfilm Recount
Bernard and Doris, Extras, A Raisin in the Sun, The Memory Keeper’s Daughter
Minisérie John Adams
The Andromeda station, Cranford, Tin Man
Acteur dans une comédie Alec Baldwin
Steve Carell, Lee Pace,Tony Shalhoub,Charlie Sheen
Acteur dans un drame Gabriel Byrne ( le choix cornélien à mort au passage)
Michael C. Hall, Bryan Cranston, Jon Hamm, Hugh Laurie
Acteur dans un téléfilm ou minisérie Paul Giamatti
Ralph Fiennes, Ricky Gervais, Kevin Spacey, Tom Wilkinson
Actrice dans une comédie Mary-Louise Parker
Christina Applegate, America Ferrara,Tina Fey, Julia Louis-Dreyfus
Mais ouais Gugu, vas-y, près de 40 ans après John Schlesinger et son Midnight Cowboy, il est grand temps que l'un des nôtres rafle cette putain de statuette.
Du neuf pour deux zéro zéro neuf en neuf plus une photos de tournage
Michael Mann, Public Enemies
Sans aucun doute un des affiches les plus alléchantes de l’année à venir. Ca fait plaisir de voir qu’il reste de grandes pointures comme Mann pour avoir les coudées franches afin de viser aussi bien toucher les attentes du public cinéphile exigeant que celles du grand public. Et histoire de nous en mettre déjà plein la face, il n’y est pas allé de main morte dans la constitution de sa « petite » équipe pour mettre en scène le jeu de chat et souris entre le FBI et l’américain le plus « wanted » de la Grande Dépression, le gangster John Dillinger. Derrière la caméra, il sera donc entouré notamment, comme d’hab, de son pote directeur photo Dante Spinotti (L.A. Confidential, Heat, Le Dernier des Mohicans…), de la créatrice de costumes Colleen Atwood (Sweeney Todd, Edward aux mains d’argent, Mémoires d’une geisha…), le décorateur Nathan Crowley (Le Prestige, The Dark Knight…) et du compositeur Eliott Goldenthal (Heat, Entretien avec un vampire, Frida…). Devant – et là bonjour le mouillage de culotte : Johnny Depp, Christian Bale, Billy Crudup, Lili Taylor, Stephen Dorff, Giovanni Ribisi, Channing Tatum, Stephen Graham, David Wenham, Branka Katic, James Russo, Leelee Sobieski, Emilie de Ravin et Marion Cotillard dans son premier personnage d’amerloque pure souche. Le film est attendu pour juillet sur les écrans américains.
Pedro Almodovar,Los Abrazos Rotos
Alfred avait ses blondes frigides, Pedro aura donc ses brunettes chaudasses. A l’occasion du tournage de Los Abrazos Rotos, le cinéaste espagnol retrouve pour la quatrième fois Penelope Cruz qui quant à elle retrouve la possibilité de relever un peu le niveau de sa filmo mise à mal il y a quelques années sa relation avec Tom Cruise – plus sex mais autant crédible que Sanson-Palmade quoi. Le « maestro » - désolé hein j’ai pris allemand en seconde langue – reviendra dans la sphère du film noir pervers et érotique façon Mauvaise éducation et En Chair et en os , pour conter la vengeance d’un chirugien plastique dont la fille a été violée par un homme… incarné par Penelope Cruz !!! Evidemment, Gilles Jacob fait déjà du gringue pour le ramener dans sa besace de mai.
Jane Campion, Bright Star
Egalement attendue dans la besace cannoise, on commençait à se demander, du délire potache néo-baba de Holy Smoke ! à In The Cut, son thriller érotique trop naze – et ce en dépit de la découverte intégrale de l’anatomie de Mark Ruffalo, si la réalisatrice palmée de La Leçon de piano et Un Ange à ma table n’avait pas perdu son mojo voire ne fut qu’un feu de paille. Pour couper aux spéculations, elle décide de mettre de côté ses expérimentations et d’offrir au spectateur ce qu’il attend avant tout de son tour de manivelle : de la Passion avec un grand P, de l’épanchement lyrique, de la poésie sybilline. Et pour le coup, elle s’y colle littéralement puisqu’elle racontera l’histoire des amours de Fanny Brawne (incarnée par l’australienne qui monte, Abbie Cornish) et du poète John Keats, figure de proue du romantisme victorien, décédé à l’âge de 25 ans des suites d’une tuberculose, incarné par Ben Whishaw. Ben Whishaw. En poète du XIXe. …. Kikoo, main droite !
Terry Gilliam, The Imaginarium of The Dr. Parnassus
La déferlante Dark Knight qui va bien finir par passer, on se rappellera qu’il restera encore une dernière occasion de voir Heath Ledger sur grand écran, et pas des moindres puisque ce sera dans le prochain Terry Gilliam au pitch joliment tordu. « En échange de ce don exceptionnel de s'adapter aux désirs du public, le Dr Parnassus est maudit : dans sa jeunesse, il a remporté un pari avec Mr Nick, alias le diable, et ainsi acquis l'immortalité. Trouvant l'amour de sa vie quelques années plus tard, le docteur a conclu un nouveau pacte, à savoir échanger son immortalité contre une nouvelle jeunesse. Une condition cependant : lorsqu'elle atteindra ses seize ans, la fille aînée du docteur appartiendra au diable. La date fatidique approchant, le Dr Parnassus n'est plus très sûr de son choix »... A la mort du Joker, le casting a pris de l’ampleur puisque pour le remplacer dans les scènes manquantes, Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell ont répondu à l’appel, allant jusqu’à donner l’intégralité de leurs cachets à la petite Mathilda (fille d’Heath et Michelle Williams). Avec Verne Troyer (le nain des Austin Powers), le mannequin Lily Cole, Christopher Plummer ET Dieu himself (ou presque) le grandioso Tom Waits.
Ricky Gervais, This Side of The Truth
Judd Apatow (40 ans et toujours puceau, En cloque mode d’emploi, Super Grave…) est-il le seul espoir pour l’avenir de la comédie sur grand écran ? C’est marrant mais on oublie vite qu’il n’y a pas si longtemps, il suffisait de traverser la Manche pour s’en payer une tranche – disoli, j’vous jure, elle m’est venue comme ça! C’est vrai quoi ! Steve Carell doit d’abord sa fulgurante ascension au remake américain de la série anglaise culte The Office , ainsi son créateur, Ricky Gervais, en veut – bon, OK, là, coup de règle sur les doigts obligé ! – de sa part du gâteau. Même si ces dernières années, il n’a pas été trop à plaindre, croulant sous les récompenses de toute sorte grâce à sa série Extras, il accomplit enfin son galop d’essai sur grand écran avec l’histoire d’un scénariste profitant d’un monde où le mensonge n’existe pas. Pour ceux qui trouvent que ce postulat n’a rien d’excessivement comique, je précise qu’il a fait appel à Jason Bateman, Jeffrey Tambor (mais OUI, Michael et George Bluth Sr. d’Arrested Development en personnes !), Tina Fey (oh OUI ! L’actrice-scénariste-créatrice de la sitcom la plus drôle du moment, 30 Rock – vous me direz c’est pas dur mais si en fait !), Jonah Hill (le p’tit gros des prod Apatow), Fionnula Flanagan, Rob Lowe, Patrick Stewart et Jennifer Garner. Edgar Wright et Simon Pegg (le duo gagnant de Shaun Of The Dead et Hot Fuzz) n’ont qu’à bien se tenir !
Sam Mendes, Revolutionary Road
Dix ans après après le raz-de-marée Titanic, le couple à l’écran le plus iconique de la décennie passée se retrouve derrière la caméra de Sam Mendes, qui mettra donc en scène pour la première fois son épouse, Kate Winslet, et le roi du monde, enfin d’Hollywood, Leonardo Di Caprio, dans une histoire adaptée d’un roman de Richard Yates, celle de la vie de famille d’un couple de banlieue tout droit d’une peinture de Norman Rockwell dans une banlieue américaine pendant les années 50. C’est sûr, ce pitch n’a rien de follement excitant a priori, mais quand on fait la somme des additions : Leo (nominé 3 fois à l’Oscar, qu’il méritait pour The Aviator) + Kate (5 fois, alors qu’elle aurait pu/dû gagner pour Raisons et Sentiments, voire Titanic et Eternal Sunshine of A Spotless Mind ) + Roger Deakins (le chef-op attitré des frères Coen, aussi maintes fois nominé et volé cette année d’un Oscar pour L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford), +Thomas Newman (mes oreeeeeeeeeeilles !) + Sam Mendes sur un terrain proche d’American Beauty… Hé. Beh. Si ça c’est pas de la dream team, voilà quoi.
Stephen Daldry, The Reader
Quand on réfléchit, c’est déjà plié en fait: Oscars 2008, Kate voit l’Oscar lui filer sous les mains (au hasard par Angelina Jolie chez Eastwood dans un tire-larmes inspirée d’une histoire vraie comme l’Académie les affectionne tant), elle devient la nouvelle Deborah Kerr, en plus jeune (six nominations et toujours walou !). Oscars 2009… Non mais regardez-quoi ! Et il faut se rappeler que le même Stephen Daldry (le papa de Billy Elliott) a offert à Nicole Kidman son Oscar pur le faux zen de Virginia Woolf, alors imaginez là… Kidman, qui a failli avoir le rôle d’ailleurs, sauf que son Bryan Adams – hein, c’est pas lui ? – de mari l’a engrossé, donc revient à César ce qui devait revenir à César (enfin à Kate, qui était le premier choix à la base, mais occupé alors sur le film de son époux). Donc, l’équipe de The Hours, Daldry à la caméra et David Hare au scénario, sans Philip Glass hélas, mais avec Alberto Iglesias (compositeur attitré d’Almodovar), c’est pas mal non plus et surtout, pour le coup, un chouia, plus intriguant. Et puis, surtout, SURTOUT, le roman dont est inspiré le film quoi : Le Liseur, de Bernhard Schlink, est vraiment beau, d’un impact émotionnel absolument fouyayaïe et pourtant assez sobrement détaché, et d’une écriture fluide , organique, dont on sent immédiatement qu’elle est transposable à l’écran – c’est pas du Süsskind quoi. L’histoire d’un adolescent – qui prendra adulte, les yeux (mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmh), le nez (mmmmmmmmmmmmmmmmmmh), enfin les traits de Ralph Fiennes – qui découvre les plaisirs de la chair et entretient avec une liaison avec une femme plus âgée qui le quittera du jour au lendemain pour la retrouver des années plus tard au banc des accusées lors d’un procès post-3e reich. J’imagine déjà la tête de Kate – et des amateurs d’Extras dans laquelle, ironie de ouf, elle jouait son propre personnage, Kate Winslet, qui pariait à Ricky Gervais qu’elle gagnerait un Oscar avec son « film sur l’Holocauste ». Et au faiteuh, Kateuh, je t’aimeuh.
Francis Ford Coppola, Tetro
Bon, ça y est, on a le droit de rekiffer Francis Ford Coppola, non ? Parce que, qu’on aime ou pas, difficile de nier que le réalisateur des Parrain a retrouvé sa maestria – dont il faut remonter à l’époque de son Dracula pour en retrouver une trace, en posant ses couilles sur la table avec fracas avec Youth Without Youth. Non ? Et bien, il n’a pas attendu dix ans pour revenir à la charge et revient avec une histoire dans le genre que tout le monde a envie de le voir raconter , soit le portrait façon Dynastie , faits de coups de pute et rivalités en tout genre entre les membres d’une famille d’ artistes immigrés italiens . Finie l’époque des Jack et des adaptations de Grisham, si c’est t’y pas beau ! Bon et si on perd Matt Dillon on y gagne Vincent Gallo, oui, Vincent Gallo, le mec qu’on croirait tout juste bon à se filmer en train de faire sucer (pour de faux en plus, perso j’suis sûr que sa bite dans The Brown Bunny, c’était une prothèse, et j’suis pas le seul!), donc un choix très intriguant et excitant, et encore, c’est peu quand Javier Bardem - grosse flemmarde de l’année puisqu’il s’est également désisté de Nine pour faire la place à Daniel Day-Lewis, heureusement qu’il a tourné Jambon, Jambon mmmmmmmmmmmh ça va, on le pardonne –se fait remplacer par… Carmen Maura ! Walter Murch est bien avec Coppola en salle de montage, donc ça va déchirer. Pis c’est tout.
Terrence Malick, Tree Of Life
Si Brad Pitt tourne un film intitulé « L’arbre de vie », vous prieriez bien pour que Chi Chi LaRue ou Bruce La Bruce soit derrière la caméra, je vous comprends. Oui, mais quand on sait que c’est Terrence Malick qui occupera le fauteuil derrière, on dit rien, on retient son souffle, et on repense les yeux mouillés au Nouveau Monde –plus le titre il est ronflant chez Terry, plus ça préfigure le chef d’œuvre faut croire – le plus beau film de la décennie, allez bam, c’est arbitraire, mais impossible de me contredire pour le coup. L’histoire est un salmigondis bien chelou, on a un peu peur d’un truc genre Aronofsky faisant The Fountain, je saurais même pas dresser le pitch… mais bon, Malick n’est Aronofsky, alors on peut se toucher les yeux fermés. Brad Pitt et Sean Penn y sont même allés de leur poche pour se payer eux-mêmes leurs frais de Gros Stars Hollywoodiennes pour ne pas faire exploser le budget. C’est cool quand même, le mec il hiberne trente ans dans sa carapace, et nous revient avec trois coups de poings dans la tronche en dix ans. Allez, le prochain, c’est Cimino, j’ai envie d’y croire. Est-ce que j’ai dit que Le Nouveau Monde est le nouveau plus beau film du monde ?
Gus Van Sant, Milk
Vous l’aimez pas ce gaucho à grande gueule qu’est Sean Penn ? Ben c’est con, parce qu’à l’instar de son partenaire dans le Malick (qui enchaîne un Coen Bros., un Fincher, le Malick, un Tarantino et peut-être un Aronofsky un peu comme tom Cruise qui il y a pas encore longtemps enchaînait un De Palma avec un Kubrick, un Paul Thomas Anderson, et un Spielberg), c’est ze mec de l’année prochaine. Vous en avez marre que Gus Van Sant se la joue « moi, j’adooooooore Belà Tarr, Tarkovski et les plan-séquences de dix minutes sur un caillou par terre » ? Ben, même si vous êtes un peu cons – Gugu est au top de son art en ce moment – vous serez rassurés d’apprendre qu’il reviendra non seulement sur un terrain hollywoodien plus classique, mais surtout une machine à propagande genre « Des Oscars ! Pour. Les PD ! » Bénéficiera-t-il de l’effet “merde, si ça se trouve, on s’est p’têt trompé de PD à récompenser car Philip Seymour Hoffman est toujours dans la place et on va devoir du coup refiler une statuette à Heath Ledger pour un Batman ! » ? De l’effet « Bon, Crash, c’est nul un peu mais on va pas récompenser une histoire de cow-boys s’enculant en pleine prairie. DES COW-BOYS SA MERE, heureusement que John Wayne n’est plus de ce monde pour voir çà ! » dont la pernicieuse origine n’échappe plus à personne ? De l’effet « Eh, regardez, Gugu ne se fout plus de notre gueule en refaisant le même (Finding Forrester) et le même film (Psycho ’98, un des plus gros doigts d’honneur levés envers l’absurdité de la logique de l’industrie hollywoodienne ) ! » ? De son casting sympatoche comme tout (Penn mais aussi Emile Hirsch, James Franco, Victor Garber, Diego Luna ET Josh mmmmmmmmmmmmmmmmmm Brolin) ? De l’histoire vraie d’un Malcolm version Rainbow Colour – l’histoire du de l’élu Harvey Milk et d’un maire de Frisco assassiné par l’un de ses collègues – tellement « oscar-baity » ? De la partition de Danny Elfman ou de l’œilleton habile et délicat d’Harris Savides ? Quoiqu’il en soit, une preuve supplémentaire que l’année 2009 va déchirer !
En attendant cette année magnifique, je vais aller faire la grève de la faim à poil dans une cellule avec Michael Fassbender pour l'amour de l’art et la beauté du geste.
Quoi ? C’est trop tard ? Hé, re-kikoo, main droite !
En bonus, à défaut de kiki – non mais désolé mais d’apprendre que Fassbender sera EN PLUS dans le prochain Tarantino, ça me rend touteuh choooooose - la bande-annonce, parce que tout le monde, et même les plus rétifs – dont –moi – adore Fincher depuis le coup de maître que fut Zodiac, du film le plus attendu de l’année, adaptée d’une nouvelle de Fitzgerald, The Curious Case of Benjamin Button.
version Long Island Ice Tea, Psycho Beach Party : M83, Van She, Sébastien Tellier, SWV, Numéro#, Jean-Jacques Perrey, M.I.A, Catherine Ferroyer Blanchard, The Presets, 65daysofstatic, Junior M.A.F.I.A., Crystal Castles, Hercules and Love Affair, Poni Hoax, Thomas Bangalter, Cuizinier, Pryda, Cathy Dennis.
version Piña Colada, C'est beaucoup mieux à Cabourg: Earl Grant, Jens Lekman, Yma Sumac, Lalo Schifrin, Yesterday's New Quintet, George Michael, Jeanne Moreau, El Guincho, Vladimir Cosma, Astrud Gilberto & Stan Getz, Frank Sinatra & Antônio Carlos Jobim, Deniece Williams, Beach House, Dorothy Lamour, Jim O'Rourke, Sophia Loren, Gangpol und Mit, Scarlett Johansson, Julianna Barwick, Bananarama.
Ce qu’il y a de bien avec la nouvelle génération d’acteurs anglais, écossais et irlandais, c’est qu’on peut jouer au fanboy de base tout en préservant un semblant de dignité – c’est pas comme quand il y a quelques mois, je scotchais sur Channing Tatum, c’est sûr qu’on balancera pas avec la même engouement qu’on vient de se taper Sexy Dance 2 qu’une bio sur Jane Austen. Aucune envie de développer, juste un post comme un post-it sur le frigo, genre «Les cocos, je vous ai à l’œil ! ».
Sam Riley (Royaume-Uni, 28 ans)
Vu dans : Control
Prochainement dans : Franklyn, avec Ryan Philippe et Eva Green, et dans Nottingham avec Russell Crowe
Parce qu’incarner une icône de l’histoire du rock a tout du cassage de gueule en règle quand on ne s’appelle pas Joaquin Phoenix – et que de ce fait, on pourrait faire passer la lecture du bottin pour du James Joyce – Sam Riley mérite définitivement les regards tournés vers lui depuis quelques mois. D’allure à la fois rugueuse et fragile, juvénile et lasse, les expressions faciales et corporelles du jeune homme appréhendées séparément de la figure proéminente du post-punk ne manquent pas d’interpeller. Du coup, c’est monsieur le Gladiateur en personne qui a décroché son téléphone pour l’inviter dans le prochain Ridley Scott où il interprétera Robin des Bois.
Jim Sturgess (Royaume-Uni, 27ans)
Vu dans : Across The Universe, The Other Boleyn Girl et 21
Prochainement dans : Fifty Dead Walking Men, d’après l’histoire vraie de Martin McGartland, avec Ben Kingsley, Rose McGowan et Kevin Zegers, Heartless avec Timothy Spall et Clémence Poésy
Quand un film est mauvais Mauvais – apparemment évoquer l’existence fastueuse du roi Henry VIII en cette fin de décennie n’est pas la plus judicieuse des trouvailles – il faut bien se raccrocher à quelque chose. Dans le cas de Deux Sœurs pour un roi, c’est l’impeccable Kristin Scott-Thomas et Jim Sturgess dans un rôle fugace, mais qui interpelle déjà sur les velléités du comédien– bon, j’avoue, le torse velu et bombé d’Eric Bana a son petit effet quand même, mais pas le jeu de l’acteur lui-même hélas – qui m’ont sauvé d’un ennui terrassant – c’est l’avantage d’être hétéro dans ce cas et de pouvoir tripper sur une triplette entre Natalie et Scarlett. Il n’est pas passé inaperçu pour tout le monde d’ailleurs, en l’espace de quelques mois, Hollywood l’accueille à bras ouverts dans Accross The Universe, comédie musicale pour les ex-fans des 70’s et le marque direct de l’étiquette convoitée de « bankable » avec la gentillette mais rentable version ado d’Ocean’s Eleven. Du coup, il succèdera à Colin Farrell au goûtage de lèvres de Fleur Delacour – c’est cool d’être une actrice française à Hollywood en ce moment.
Michael Fassbender (Allemagne, 32 ans)
Vu dans: Angel de François Ozon
Prochainement dans : Hunger de Steve McQueen, et Creek avec Dominic Purcell et Henry Cavill
Comme quoi, un réalisateur qui vous pourrit la rétine avec ses filtres dégueulasses, ses ralentis de pub pour parfum, et sa grandiloquence ne peut même pas réussir à rendre un film de gladiateurs avec Gerard Butler, Dominic West et David Wenham en slip (et à poil) pendant toute sa durée un tant soit peu regardable. Tellement que je me foutais bien de qui pouvait se cacher sous les muscles et les attributs capillaires du mec-mignon-qui-fait-penser-à-Tarzan – déjà que Leonidas-pas-en-slip me sort déjà par les yeux à l’écran. Il fallait donc un vrai pédé pour donner du relief au charme vénéneux, absolument implacable et dévastateur –oui, j’ai sorti les violons – de cet acteur irlandais d’origine allemande. Face à Romola Garai, il est donc fouyoyouille comme il faut dans ce mélodrame qui n’arrive hélas pas à se situer entre la tragédie flamboyante inspirée de Fleming et Sirk et sa parodie. Il n’empêche, dans son incarnation de Gros Salaud comme je les aime – à l’écran hein – il est remarquable et accroche direct le regard – c’est sûr, y’a intérêt d’en avoir un peu dans le froc quand on se mesure à Charlotte Rampling, Sam Neill et l’excellente Romola, la fille qui mérite encore et toujours de piquer tous les rôles de Keira Knightley. Et encore, son ascension ne fait que commencer : la rumeur précédant Hunger, évocation de l’histoire vraie de la grève de la faim du terroriste de l’IRA Bobby Sands, est très flatteuse, avant même que le film n’ait été couronné d’une Caméra d’or par le j’imagine facilement pas très conciliant Bruno Dumont. On a tellement confiance qu’on oubliera même ton prochain film avec Joel Schumacher et le mec de Prison Break - voire Même se risquer à le voir. A stud is dead, a star is born.
Ben Whishaw (Royaume-Uni, 27ans)
Vu dans : I’m Not There.
Prochainement dans: Brideshead Revisited avec Matthew Goode et Hayley Atwell , et Bright star de Jane Campion avec Abbie Cornish
Un peu comme Sam Riley, en PIRE. Franchement, qui avait envie de voir l’adaptation du roman de Süsskind après que Kubrick, Forman et Scorsese eux-mêmes n’avaient pas osé relever un tel défi ? Par le réal de Cours, Lola, cours en plus, ouaiiiiis, super, pourquoi pas Voyage au bout de la nuit par Dany Boon aussi ? Sans surprise, le film se casse les dents lamentablement, mais est sauvé du bûcher par un détail. L’acteur qui campe Jean-Baptiste Grenouille est non seulement idéalement taillé pour le rôle niveau physique, mais surtout, quelle grâce, quel magnétisme, quel charsime – ouais, ça fait très Frédéric Mitterrand comme moment, mais il le mérite ! Ajoutez à cela qu’il compose un des meilleurs avatars de Bob Dylan dans le film de Todd Haynes, en le distillant sous la figure tutélaire d’Arthur Rimbaud, et qu’on le retrouvera sous le costume d’un des emblèmes du romantisme anglais, le poète John Keats, sous l’œil de Jane Campion. N’en jetez plus, Ben est mon nouveau héros romantique – au sens littéraire comme littéral. Oui, chaud le garçon – hmmmm, pardon.
James McAvoy (Ecosse, 29 ans)
Vu dans: Atonement, Wanted
Prochainement dans : The Last Station avec Helen Mirren, Paul Giamatti, Christopher Plummer, Kerry Condon et Anne-Marie Duff
James. En quelques mois, le prénom le plus commun dans le territoire anglo-saxon s’est résumé à une seule figure, un emblème, un étendard. Le passage de l’ombre à la lumière de la carrière du jeune écossais a quelque chose de la technique sournoise du charmeur de serpents. State of Play est une fiction policière écrite avec une acuité remarquable par Paul Abbott (Shameless), mis en scène avec sobriété stylisée par David Yates (le meilleur réalisateur d’Harry Potter après Cuaron) et interprété à la perfection par certain des meilleurs sujets de sa Majesté, de John Simm à Bill Nighy en passant par Kelly McDonald. Pas facile de se faire remarquer avec un petit second rôle, mais quand on a le regard perçant, malicieux et fougueux, ça se fait presque à l'insu de son instigateur. Peut-être plus difficile encore de ne pas passer pour un animal empaillé devant la prestation hénaurme du génial Forest Whitaker en général Idi Amin, et pourtant, il tient tête le p’tit bougre (1,70m tout à croquer). Alors quand en deux films, Becoming Jane et Atonement/Reviens-Moi, il est posé comme nouveau héros romantique, on frôle le « typecasting », mais on est pas non plus masos au point de faire la fine bouche et ne pas se délecter comme il se doit de ses prestations. C’est cette dernière composition qui l’a propulsé, à juste raison, au centre des regards. J’essaierais bien d’expliquer par A+B ce que son incarnation de Robbie Turner a de fascinant, mais je ne suis pas sûr d’en être capable. Il faut juste voir avec quelle finesse et quelle précision son corps, sa diction, et son regard caractérisent le personnage. Et même si le film n’est pas à vraiment à la hauteur de la performance de l’acteur, ça n’en reste pas moins un écrin tout à fait idéal.
Du coup, me revoilà re-basculé quinze ans avant, à l’époque où j’achetais tous les numéros de Starclub où apparaissait [censuré !] pour me faire un scrap-book débilos mais ô combien jousiif à feuilleter avec les copines pendant la récré. Sauf que je suis un grand garçon là, alors, j’me suis dit « Cassons le mythe ! Le mec est sûrement un gros bouseux vaniteux, aussi appétissant à l’extérieur qu’il est répugnant à l’extérieur ! ». J’me suis donc mis à regarder différentes interviews de l’intéressé, et là A-U-S-E-C-O-U-R-S, le mec est drôle (mais vraiment drôle hein, du genre à vanner pendant le talk-show de Craig Ferguson comme s’il était au pub avec ses potes, le charme en plus et les bris de chope par terre en moins), humble (comme s’il était toujours choqué par sa soudaine notoriété et essayait de minimiser sa réussite par le bouclier de l’humour) mais toujours spontané, cherchant à tout prix à ne coller à aucun stéréotype en faisant de sa gaucherie potentielle son principal atout. Deux solutions : il devient le nouveau Orlando Bloom, divorce d’Anne-Marie Duff, se tape Sienna « la traînée » Miller et devient la risée du tout-Hollywood – qui continuera à l’employer mais uniquement dans des rôles ternes et inoffensifs, soit il suit les pas de Ben Whishaw , et devient un mec, un vrai, qui a des couilles, du charisme et de l’aplomb, et qui sera un modèle pour ses congénères. Cela dit, pour y arriver, faudra probablement moins de Wanted ( aka "tout ce que vous avez toujours détesté dans Fight Club et Matrix condensé dans une apologie douteuse des tueurs à ages et du tuning") et plus de Bulgakov, comme son prochain rôle. Quoiqu’il en soit, j’y crois, parce qu’ "I Want to believe " certes, mais il est certain que si tous les Shia LaBeouf de ce monde continueront à faire la une pour des arrestations suite à des conduites en états d’ivresse, Hollywood continuera à traverser l’Atlantique pour sa recherche insatiable de « leading men ». Je l’ai toujours su moi, la bière, c’est tellement mieux que le bourbon.
P.S : James, si tu me lis, mets juste un peu la pédale douce quand tu répètes pour la 343e fois à quel point tu aimes Anne-Marie, que tu ne supportes pas d’être séparé d’elle et que vous allez organiser vos emplois de temps de tournages pour l’éviter le plus possible, blablabla… Oscar et moi on veut pas que t’insistes sur le fait que tu es en plus un mari idéal :/ !
Bien que sorti l'année de ma naissance, je n'ai pu écouter que très tard le standard de KC & The Sunshine Band. C'est donc la version de Double You que j'ai connue en premier - 1992, WTF, j'aurais pu citer du Fréhel tant qu'à y être, cela dit, ça m'aurait au moins empêché de tomber sous la coupe du Basshunter:
Alors, évidemment, en voyant ce teaser/trailer, l'accroche est toute trouvée: "Please, go the fuck away!"
Affiche moisie, titre français ô combien "improbable" - mais c'est pas comme si on avait pas l'habitude non plus - mais curiosité encore plus accrue. De toute évidence, ce sera nul ou génial..
TV On The Barreaumètre : Cuizicuiz edition (part II)
5 Mary-Louise Parker (Etats-Unis, 44 ans)
Vue dans : Weeds saison 3, L’asssinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, Les Chroniques de Spiderwick
Actuellement dans : Weeds saison 4
Ca craint un peu ce que je vais dire là mais à mes yeux, Mary-Louise est le prototype parfait de la MILF - comprendre « Mother I’d Like to Fuck », ce qui est marrant est que l’équivalent linguistique masculin n’existe pas vraiment, peut-être parce que ça donnerait FILF et qu’on pourrait avoir tendance à confondre avec « filth ». Une autre bizarrerie est que le personnage de Nancy Botwin, depuis la saison 3, inspire de plus en plus d’antipathie et moins de compassion au fur et à mesure que les scénaristes de continuent de s’embourber et ont de plus en plus mal à faire évoluer le concept au potentiel original mais semble-t-il quelque limité de la mère de famille feignasse qui préfère dealer de la beu plutôt que de poser son cul toute la journée devant la caisse du Monoprix. Leur défi semble être de surcroît augmenté par la réussite bien plus patente (et ce en seulement sept épisodes) du nouveau petit bijou d’AMC, Breaking Bad, sur un père de famille, interprété avec une force et une délicatesse qui laissent pantois par l’excellent Bryan Cranston (le papa de Malcolm), qui décide de s’adonner au trafic de méthamphétamine en apprenant qu’il est atteint d’un cancer du poumon. Mais il n’y a pas que ça, pour qui l’aurait par exemple repéré et appris à l’apprécier dans The West Wing ou Angels In America, on ne peut guère lui attribuer une étonnante faculté caméléonesque. Elle exploite surtout son grand atout : des yeux noirs très intenses (qu’elle se contente pour la plupart du temps d’écarquiller) qui mettent en valeur un visage à la fois très maternel et plus juvénile à chaque année qui passe (qui sert parfaitement sa composition de mère courageuse mais assez irresponsable, peu pédagogue, oscillant constamment entre la classe à la Dallas et une vulgarité qui ne cherche pas à se farder). Malgré toutes ces réserves, elle reste à mes yeux une excellente comédienne et une très belle femme, mais du coup je ne suis pas étonné que le grand public commence seulement à la reconnaître passée la quarantaine, et rien ne dit que ce ne sera pas synonyme d’une belle carrière à venir, justement parce qu’elle passe ce cap sensé être fatidique à l’actrice hollywoodienne avec une évidence et une aisance assez rares. Et puis bon, si je peux trouver stimulants des personnages masculins parce que paradoxalement ce sont de Gros Connards, pas vraiment étonnant que le charme de la comédienne continue à faire son petit effet sur ma personne.
4 January Jones (Etats-Unis, 30 ans)
Vue dans : Mad Men saison 1, Law & Order saison 18
Prochainement dans: Mad Men saison 2, The Boat That Rocked de Richard Curtis (Quatre mariages et un enterrement) avec Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans, Jack Davenport, Gemma Aterton, Bill Nighy et Kenneth Branagh.
C’est cool car j’ai pas trop besoin de travailler sa présentation, son personnage le fait de lui-même dans un épisode de la saison 1 de Mad Men . Betty Draper, femme au foyer pour le coup vraiment désespérée, se voit approcher par une accointance de son mari qui lui propose un emploi de mannequin, carrière qu’elle avait commencé à embrasser et qui lui permit de rencontrer son mari Don avant de se conformer à l’idée qu’on se faisait d’une femme bien comme il faut à l’époque – rappelons que le drame se situe dans des années soixante encore marquées par la rigidité du maccarthysme dont elles ne parviendront à s’émanciper que vers la fin de la décennie. D’abord intimidée, elle lance avec une fierté hésitante qu’en effet, à l’époque de ses débuts, on la comparait beaucoup à Grace Kelly. La référence à l’incarnation de la beauté hitchcockienne tombe tout à coup sous le sens : frigide, belle et proprement ripolinée comme la pub vintage pour coca-cola qu’on lui offre de personnifier, elle semble dissimuler sous des atours (trop) parfaits une fragilité, une certaine fêlure – à laquelle elle tente avec difficulté de faire face allongée sur le divan d’un psy, et un feu potentiellement prêt à se consumer à chaque instant. Mad Men mérite amplement le concert de louanges dont il est l’objet, mais un des traits qui m’a particulièrement marqué est l’acuité – et hélas la troublante pérennité - de ses archétypes féminins : de Joan, la secrétaire aux formes plantureuses qui occupe une place propice à flatter l’égo et l’éternelle peur d’émasculation des hommes tout étant parfaitement consciente de son jeu, à Peggy, la nouvelle petite secrétaire qui rêve au contraire d’horizons plus vastes mais elle aussi tout à fait lucide sur la discrétion nécessaire à adopter sur le rapport distance/proximité à observer avec ses collègues mâles, en passant par Rachel et Betty, toutes les femmes de la série ont quelque chose d’éloquent à dire sur leur époque et à faire miroiter sur la nôtre. C’est sûr qu’on ne pourra pas demander autant aux mégères égomaniaques de Wisteria Lane ni même aux féministes en talons de Manhattan – qui ont bien déchu en deux mois de feu leurs statuts iconiques. Ainsi, pour avoir porté un des plus beaux et touchants personnages féminins de la saison, la jolie blonde peut enfin être vue pour autre chose que l’ex d’Ashton Kutcher et remporte à coup sûr le titre convoité d’une des révélations de cette saison.
3 Amanda Seyfried (Etats-Unis, 22 ans)
Vue dans : Big Love saison 2
Prochainement dans : Mamma Mia ! avec Meryl Streep et Pierce Brosnan, Boogie Woogie avec Gillian Anderson, Stellan Skarsgård, Heather Graham, Christopher Lee, Charlotte Rampling et Joanna Lumley, Jennifer’s Body (d’après un scénario de Diablo « Juno » Cody) avec Megan Fox et Adam Brody, Big Love saison 3
Là encore, on affaire à un cas inattendu de féminisme télévisuel.Si Big Love était moyennement parvenu à enthousiasmer dans sa première saison, la seconde était la bonne. Si on pouvait être relativement rétif à suivre une production signée Tom Hanks, on avait en revanche du mal à ne pas être séduit par les attraits d’un casting presque sans-faute : Jeanne Tripplehorn, Chloe Sevigny, Ginnifer Goodwin, Harry Dean Stanton, Grace Zabriskie, Melora Walters, Tina Majorino... Seulement voilà, la série a la tâche ardue de s’articuler d’abord autour de Bill Henrickson, interprété par le décidemment livide Bill Paxton qui rame comme pas deux pour inspirer un tant soit peu d’empathie pour son personnage. Heureusement, dès que le scénario dévie et se concentre sur sa « petite » famille, ça passe beaucoup et de mieux en mieux. En général, au cinéma comme à la télé, les mormons sont gays pour favoriser l’appréhension pittoresque que tout autochtone peut attendre d’un point de vue sur cette communauté – pas toujours, évidemment, il peut être « black » comme dans la dernière saison de House, mais ça reste quand même assez rare. Il y en a bien un qui l’est très probablement mais il est clairement refoulé et par-là ô combien dangereux. En contre-partie, les mormones, elles, même tirées à quatre épingles ou en se trimballant constamment en short C&A, sont étrangement canons. Les épouses de Bill ressemblent ainsi à :
Barb, la première, épanouie, intelligente, suffisamment à l’écoute de son mari pour concevoir le concept de la polygamie mais dotée d’une assurance qui lui permet d’imposer ses choix et ses limites,
Nicky, la deuxième, taillée dans le moule de la tradition mormone avec sa grosse natte, ses chevilles et avant-bras jamais dénudés et son rigorisme moral ,
Margene, la troisième, la femme-enfant mignonne comme une pêche tout juste tombée d’un verger, à la fois naïve, spontanée mais assez affirmative pour ne pas accepter d’être considérée comme cinquième roue du carrosse.
Il y a encore d’autres excellents personnages féminins, comme la truculente grand-mère campée par la géniale Grace Zabriskie, ou encore la « manipulative bitch » par Daveigh Chase – la petite sœur de Donnie Darko, rappelez-vous – mais celle qui a vraiment capté mon attention est Sarah, la fille de Barb et Bill interprétée par Amanda. Sarah représente la partie médiane de cette famille sur-composée et le miroir de ses contradictions. La jeune adolescente ne dénonce ou ne fustige pas les choix de ses parents, mais ne s’en trouve pas moins complètement chamboulée intérieurement par le conflit perpétuel qui oppose la nécessité de préserver la façade extérieure de sa famille, conforme aux usages d’une société rétive à l’altérité, et le besoin tacite de suivre son propre chemin sans avoir à subir les choix édictés par son père. Amanda trouve à ce jour son plus beau rôle, qui lui permet d’illustrer l’amertume tue de sa situation et pourtant constamment visible sous ses grands yeux bleus empesés par un voile mélancolique, sous le ton de sa voix sur le fil constant de la fébrilité et son regard tait et fait entendre à la fois une autre voix. Grâce à ce rôle, Amanda vient de dépasser toutes ses concurrentes/partenaires de Mean Girls et Veronica Mars. Alors que Kristen Bell s’auto-parodie dans un décevant festival de super-héros, que Lindsay Lohan est… Lindsay Lohan et que Rachel McAdams continue à n'inspirer rien d’autre qu’un ennui poli – chez moi en tout cas – en quelques mois, Amanda partage la tête d’affiche d’une comédie musicale qui cartonne aux côtés de Meryl Streep, « cachetonne » auprès d’une bonne partie de la fine fleur des acteurs anglais, et tient l’un des premiers rôles d’un film signé par une scénariste fraîchement oscarisée. Ca aurait du m’étonner, mais finalement pas tant que ça. Jeunesse, talent et beauté, c’est un cocktail finalement pas si fréquent pour se faire apprécier.
2 Kaya Scodelario (Royaume-Uni, 16 ans)
Vue dans : Skins saison 2
Prochainement dans : Skins saison 3, et Moon avec Sam Rockwell et Matt Berry (The I.T Crowd)
Après la MILF, voilà donc le “jail bait” de la saison télévisuelle. Un peu comme Amanda Seyfried, cette jeune anglaise d’origine brésilienne a fait d’un challenge l’un des principaux atouts de son attrait. Dans cette fusion entre un Hartley, cœurs à vif déluré et un essai à la Larry Clark plus innocent, le personnage d’Effy devait compenser une grève tacite de la parole par un jeu de regard suffisamment expressif pour capter l’attention du spectateur, et la jeune actrice a relevé le défi avec beaucoup d’éloquence et une grâce de l’ingénue mêlée à la maturité précoce de son personnage. Qu’elle se réclame d’une certaine punk attitude (drugs, rock’n’roll mais pas sex non plus, enfin pas encore, faut pas abuser), qu’elle dissimule sous son silence une étonnante lucidité ou qu’elle apparaisse tous les quarante épisodes, elle n’en est pas moins devenue très rapidement une des valeurs sûres de la série. Il n’est pas vraiment après coup que de la table rase commandée par les créateurs de la série pour sa troisième saison, elle demeure la seule rescapée du casting original. Après tout, même si on est contraint de dire adieu à tous les autres, je n’étais pas personnellement pas encore prêt à me passer de mon magnifique regard bleu perçant , de sa démarche désinvolte mais très élégante à la fois et, voire surtout, de sa façon d’asséner des « wanker ! » à son frère avec son ô si délicieux accent.
1 Rose Byrne (Australie, 29 ans)
Vue dans : Damages saison 1
Prochainement dans : Knowing d’Alex Proyas (Dark City) avec Nicolas Cage et Damages saison 2
On est bien peu de chose, et mon amie la rose me l’a rappelée en treize épisodes. Treize épisodes au cours desquels j’ai pu assister à l’évolution de personnage la plus troublante, la plus subtile et la plus convaincante de toute la saison. Je lâche le mot « amie » car tout admirateur de Rose Byrne a eu l’impression pour la première fois de découvrir avant les autres l’éclosion de cette fleur. Cela a pu advenir dans Troy où, face à la joliesse quelque peu fade l’ex-mme Guillaume Canet et le corps huilé et bodybuildé de Brad Pitt, ses quelques scènes lui ont suffi pour se distinguer d’ un ensemble pourtant pas vraiment bon marché, Eric Bana, Brendan Gleeson et Brian Cox inclus, le véritable centre d’attraction demeurait dans son ses yeux de olf. Ca a pu remonter à loin – comme pour ma part dans sa composition d’aveugle dans The Goddess of 1967, être devant 28 semaines plus tard, son caméo dans Marie-Antoinette ou Wicker Park le remake américain de L’Appartement où elle partageait l’affiche avec Diane Krüger ( la meuf qui se fait du mal un peu) et Josh Hartnett . Vous me direz, face à ces deux endives, ça n’était pas trop dur. Par contre, là où elle avait fort à faire, c’est tenir tête à Glenn Close pour finir, cerise sur le gâteau, par carrément lui ravir la vedette. Patty Hewes est un personnage taillé à la démesure de Glenn Close, intelligent, frondeur, manipulateur et un poil machiavélique qu’évidemment l’actrice pourrait interpréter à la perfection dans son sommeil. C’est là où l’intelligence de Todd Kessler, ancien scénariste des Sopranos, a été de choisir pour à ses côtés une actrice pas forcément aussi évidente, mais qui en a suffisamment dans le froc pour ne pas se sentir d’afficher ses atouts sur sa face et sa plastique comme la bimbo du jour à Hollywood, et suffisamment de talent pour qu’on n’ait pas à s’emmerder dès que Mme de Merteuil quitte l’écran. L’écriture et la construction dramatique de la première saison de Damages posaient d’emblée le défi que la comédienne avait à relever avec ce rôle. Courant ensanglantée dans la rue, elle se réfugie dans un poste de police où, après des heures d’un mutisme stratégique, elle confesse avoir tué un homme. La saison parcoure à rebours le fil de cette intrigue en l’entrecoupant par le récit des premiers pas dans sa carrière d’avocate. D'abord, on se dit que l’actrice est bien trop douce et fragile pour convaincre dans cette trempette parmi les requins. Puis, au fur et à mesure que l’intrigue avance, se profile la métamorphose progressive du personnage, dont la narration nous rappelle cycliquement qu’une autre femme finira par voir le jour.
Mais si je suis la carrière de Rose Byrne depuis maintenant plusieurs années, ce n’est juste pour la subtilité et l’assurance de son talent de comédienne. La douceur préraphaélite ses traits, de son sourire, son visage harmonieusement si rond dont ressortent les yeux noirs si doux et d’une mélancolie absolument dévastatrice me font liquéfier à chaque fois. Sérieux, je la trouve désarmante. Rose n’a pas juste pour elle ce prénom propice à se faire réciter de la poésie au kilomètre et cette perfection plastique qui aurait pu tout aussi bien émaner du passé que de la promesse d’un futur radieux. Pourtant elle est très belle, oui c’est la plus belle, des fleurs de ce jardin.
TV On The Barreaumètre : Cuizicuiz edition (part I)
Oui, alors deux semaines pour le foutre en un post, OK, mais ça ne veut pas pour autant dire « torcher ». C’est une liste assez évidente à mes yeux, enfin bien plus que pour les mecs en tout cas, tout simplement parce que dans cette catégories, les « dés ne sont déjà pipés » si je puis dire.
D'abord, à vrai dire, j’me suis dit « Mais qu’est-ce que ça peut vous foutre ? ». Sans vouloir être désobligeant, c’est quand même un endroit de mecs ici, mais attention, ça vient pas de nous, c’est juste que les filles sont dans l’ensemble moins geek. Bien sûr, il y a exception (et contradiction), mais dans l’ensemble, je trouve oui. Sans compter que même en ville, elles disposent moins d’espaces consacrés que nous. Puis, j’me suis dit : 1) « Il n’y a aucune raison valable pour apporter une pierre supplémentaire plus à l’ostracisme des copines. » 2) « Bah justement ! Vouer un culte aux nanas fait partie intégrante de notre héritage culturel ». Il en a toujours été un peu ainsi. Combien de fans de Gordon Scott pour des aficionados de Marylin ? De Prince pour Madonna, d’Edouard II pour Lady Di, de Pavarotti pour la Callas ? On pourrait disserter à loisir sur la nature et les origines de ce phénomène intergénérationnel, mais ce n’est ni le lieu ni le moment.
La raison pour laquelle cette liste a été plus agréable à constituer est que, de par les caractéristiques hormonales de son auteur, elle est bien plus raisonnée et dégagée d’affects. En effet, si on peut bien admettre griller quelques neurones pour le plaisir de reluquer le p’tit Henry dans The Tudors , aucune excuse n’est vraiment valable pour supporter les délires inconsciemment ( ?) réacs et misogynes de Marc Cherry dans sa série de femmes au foyer désespérées s’ils paraissent imbuvables à nos yeux – oui, vu son succès, c’est un avis purement subjectif. Il y a que la sexyness pure est beaucoup moins suffisante chez une femme que chez un homme pour capter l’attention, il faut un petit plus. Du charme, de l’humour, de la spiritualité, de l’élégance, de l’ironie… du talent aussi, bref, l’iconoclastie étant assez minoritaire dans notre univers, et la chasse à la muse monnaie plus courante, tout rentre finalement dans l’ordre. C'est en ça que cettte liste diffère un peu d'une liste "à la FHM". Par exemple, j'ai bien essayé d'y intégrer la très jolie Evangeline Lilly, mais, merde, c'est l'interprète de Kate quand même, y'a pas de quoi se toucher.. Cela dit... J'ai bien mis Jack dans celle des mecs... V'là pour la partialité donc! Après cette introduction assez, comment dire, hum hum, pas très succint, rentrons dans le vif du sujet.
10 Cobie Smulders (Canada, 26 ans)
Vue dans: How I Met Your Mother saison 3
Prochainement dans: How I Met Your Mother saison 4
Il n’y a vraiment pas de quoi se tortiller, Cobie est décidémment une chic fille – oui, oui, j’ai un p’tit faible pour les expressions surannées. Elle est le centre névralgique de ce qui sans elle, n’aurait été qu’une sympathique mais anodine copie de Friends. Vous me direz, elle a pourtant comme partenaire à l’écran le formidable, que dis-je, le « légendaire » Neil Patrick Harris, qui mérite bien tous les lauriers qui lui sont tressés – et pas juste pour être un des rares acteurs hollywoodiens à n’avoir jamais caché son homosexualité, vous n’aurez qu’à acheter le DVD de Dr Horrible à sa sortie s’il faut vous convaincre. Oui, mais elle a aussi les insupportables Jason Segel, Josh Radnor et Alyson Hannigan alors bon. C’est surtout que Cobie fait preuve avec le personnage de Robin d’un excellent timing comique, d’un sens de l’auto-dérision qui a offert aux scénaristes de la série leurs plus belles heures, et d’une beauté décuplée par son air à la fois classique et singulier, familier et iconique, sain et piquant. Enfin, Robin parvient à s’extirper avec une facilité déconcertante de tous les clichés de bimbo comme Hollywood aime en produire à la pelle. On comprend alors tout à fait un certain Joss Whedon qui l’avait choisie comme sa « Wonder Woman », lorsque le projet fut entre les mains du papa de Buffy. Occasion ratée, certes, mais nul doute que de belles heures sont promises pour l’avenir de la ravissante Robin Sparkles.
9 Tricia Helfer (Canada, 34 ans)
Vue dans : Battlestar Galactica saison 4
Prochainement dans : Battlestar Galactica saison 4 (la fin-fin) et actuellement dans « Burn Notice »
On pourra reprocher bien des choses aux créateurs du nouveau Battlestar Galactica , ce qu’on pourra difficilement leur reprocher, c'est son directeur de casting. En effet, si la race humaine venait à être exterminée par des machines qui auraient pris les formes du oh-so-yummy…. (oops ! spoiler un peu !) ou de Tricia, je vois bien déjà les rangées de têtes se mettre gentiment en ordre pour se faire couper. Pourtant, il n’y a rien de plus intimidant qu’un top-model de chez Ford d’1m80, voire rien de rebutant. Seulement voilà, le rôle de n°6 a offert à Tricia l’opportunité de travailler sur une palette d’émotions et une gamme de jeu très rarement dévolus à un mannequin – dans ta gueule, Milla Jovobitch et ses avatars ! Et surtout, parce que ça ne garantit pas pour autant qu’elle arrive à surmonter le défi, elle s’en sort avec une versatilité et un talent patents. C’est encore plus ostentatoire dans la première partie de la dernière saison de BSG. Il n’est pas donné à n’importe qui d’interpréter avec conviction plusieurs personnages à la fois « identiques » mais qui répond à un certain angle de déclinaison. Et le dernier avatar de Number Six est peut-être le meilleur qu’elle ait eu à composer jusqu'ici. La série touchant à sa fin, il serait grand temps que les grand pontes hollywoodiens ouvre les yeux sur cette actrice sans s’arrêter sur sa plastique impeccable – même si j’imagine bien que ça ne doit pas être forcément évident pour l' hétéro alpha– et de réaliser que cette femme a toutes les cartes en main pour grapiller un peu du territoire de l’intouchable Charlize Theron – qui continue de film en film à gâcher son talent hélas. Et même si cette dernière réside une orbite un peu distincte, qu’on se débarrasse au moins de cette connasse de Jovobitch une fois pour toutes, je vois pas qui s’en plaindrait – oui, je m’acharne un peu depuis avoir été confronté par l’arrogance et l’égocentrisme cocaïné de cette aberration du monde des « comédiennes » depuis une certaine soirée dans une certaine boîte. Tricia mérite vraiment que l’industrie s’intéresse plus à elle.
8 Blake Lively (Etats-Unis, 20 ans)
Vue dans : Gossip Girl saison 1
Prochainement dans : Gossip Girl saison 2, The Sisterhood of Traveling Pants 2 (suite de Quatre Filles et un jean), New York, I Love You (film collectif sur le mode paris, je t’aime ) et The Private Lives of Pippa Lee de Rebecca Miller avec Robin Wright Penn, Julianne Moore, Winona Ryder, Monica Bellucci, Maria Bello, Alan Arkin, Keanu Reeves… Genre ça va quoi.
Je suis un peu déboussolé mais je n’ai toujours pas à l’heure actuelle réussi à « vraiment » rentrer dans le nouveau teen-show de Josh Schwartz, c’est d’autant plus frustrant qu’lors tout le monde à l’époque se foutait de ma gueule parce que j’étais attaché à The O.C. , ces mêmes assaillants ne se gênent pour la plupart pour porter aux nues Gossip Girl , le teen-soap de la CW qui occupe la case horaire auparavant dévolu à Veronica Mars (je sais, c’est déjà une raison suffisamment pour le prendre en grippe) . Et moi, j’en reste un peu comme deux ronds de flancs. Je ne vais pas non plus aller jusqu’à dire que la série de la FOX était un chef d’œuvre – la moitié de la série, à savoir la saison 2, puis 3, était à jeter à la poubelle, mais au moins, elle avait pour elle un certain charme, d’excellents personnages (Juju et Summer quoi !), et une certaine lucidité étonnamment radicale qui l’avait fait se débarrasser comme d’une vieille chaussette son plus gros boulet, à savoir l’irritante Mischa Barton. GG n’est pas complètement mauvais, mais juste téléphoné, assez fade, et manque de charisme et d’ambition. Pourtant, si je suis arrivé à tenir jusqu’au bout, ce n’est étrangement pas tant pour la vipère manipulatrice brune B. – qui sur le papier, partait assez favorite dans mon cœur de midinet – que pour la compatissante et gentille héroïne blonde S. En dépit de cette caractérisation peu flatteuse de prime abord, Serena, le personnage de Blake, est rapidement très attachant. Alors que Mischa n’est jamais parvenue à insuffler une once de sympathie (et de distanciation) dans son emploi de Jeune-Blonde-Friquée-Mais-Tu-Sais-Etre-Une-Femme-Libérée-Tu-Sais-C’est-Pas-Facile. Blake ne cherche pas à camoufler sous des airs hautains une gaucherie potentielle, mais tâche plutôt de composer avec. Cela confère à son personnage une aura de sympathie immédiate, rehaussée par un voile de fragilité dissimulée sous une spontanéité non feinte. C’est typiquement le cas de La Plus Belle Fille Du Lycée qui gagnait des points en protégeant néanmoins le petit garçon chétif tête de turc des Gros Cons Pas Emancipés. La réussite de la série vient donc en grande partie de s’articuler autour de cette figure à la simple et assez sophistiquée. C’est donc sans grande surprise que, malgré son jeune âge, la carrière de Blake se distingue déjà de celles de ses frères (le coloc vidéaste voyeur de Jenny dans The L Word ), sœurs (la croqueuse de diamants de Twin Peaks ) et autres papas tous dans le métier. Fraîche, oh so fraîche .
7 Adrianne Palicki (Etats-Unis, 25 ans)
Vue dans : Friday night Lights saison 2
Prochainement dans : Friday night Lights saison 3 et Legion avec Paul Bettany, Dennis Quaid, Kate Walsh et Willa Holland
C’est un peu con, le post dithyrambique envers le personnage de Tyra Collette aurait vraiment eu eu sa place en saison 1. Malheureusement, Jason Katims, le créateur de la série, a eu la mauvaise idée de partir à la pêche à l’audience avec une intrigue grotesque sortie tout droit d’un One Tree Hill à la sauce cop-show de CBS, et laisse dans la bouche du spectateur un goût un eu amer qui était prêt à marquer du sceau du « culte » une série qui aurait été simplement parfaite si elle avait été annulée en fin de première saison – ce qui aurait dû être le cas si la série n’avait pas été portée aux nues, à juste titre, par la critique. J’ai donc un souvenir un tant soit peu diffus de ce qui conférait au personnage de Tyra sa valeur iconique. Mais pour faire vite, elle a subtilement déjoué tous les griefs qu’on aurait pu imputer à un personnage de Petite Copine Blonde, à l’instar d’une Blake Lively. Tyra est (était ?) drôle, cynique, doté d’un fort caractère, d’un franc-parler, et assez hors-norme par rapport à ce qui est en général requis aux attraits physiques d’une actrice dessinée comme Adrianne. Avec un peu de chance – même si je n’y crois plus – je reviendrais peut-être pour dire que finalement, non, Friday Night Lights est redevenue le digne et inattendu héritier d’une tradition post-steinbeckienne qui pose un regard neuf et original sur la très très middle-class américaine et les laissés pour compte de la course au Succès harassante et incessante qui, comme chez nous, offre dans le sport, une des rares opportunités de se départir du carcan. Et pour dire que je jetterais du lit le coach Taylor et sa femme, la Plus Formidable Maman Idéale sur le petit écran actuellement. Et encore moins Tim et Tyra – s’ils se résolvent, ce qui ne m’étonnerait mais alors guère, à les remettre ensemble. Une chose est sûre, j’ai assez hâte qu’Adrianne se voit offrir d’autres rôles à la hauteur de son bonne… hum je veux bien évidemment dire talent.
6 Kristen Bell (Etats-Unis, 28 ans)
Vue dans : Heroes saison 2, Gossip girl saison 1 (la voix-off, c’est elle), et Sans Sarah, rien ne va de l'écurie Judd Apatow
Prochainement dans : Heroes saison 3, Gossip girl saison 2, When in Rome avec Angelica Huston, Danny de Vito, Will Arnett, Jon Heder et Josh Duha(hmhmhmmhmhmhm)mel, Serious Moonlight (d’après le dernier scénario de la regrettée Adrienne Shelly) avec Meg Ryan et Timothy Hutton.
Je ne sais pas s’il y a vraiment besoin de présenter Kristen Bell depuis Veronica Mars . Si oui, je crierais bien « Honte à… » mais non. D’abord, on peut toujours ne pas apprécier les pérégrinations de cette néo-Philip Marlowe courte sur pattes (1m55 quand même), on peut lui préférer comme icône une certaine tueuse de vampires dont le personnage est paraît-il assez proche (pas vu, donc peut pas juger), trouver la série pas à la hauteur de sa réputation culte… Bref, c’est une question de goûts avant tout. Par contre, là où je sortirais (un peu) les griffes, c’est dans le cas où vous me diriez qu’elle vous a "ébloui" dans la saison 2 d’ Heroes . La série de Tim Kring est très très vite passée de gentillet et inoffensif pain béni pour geeks et fans de comics de tout bord en grosse meringue largement surestimée (beaucoup plus, par exemple, que Lost , qui n’est pourtant pas vraiment un modèle d’écriture) et ô combien ridicule et fatigante. La série est devenue tellement mauvaise qu’elle arrive à gâcher l’introduction du personnage d’Elle, le personnage de Kristen qui aime bien jouer avec l’électricité, et pire, sa caractérisation. Elle en rajoute beaucoup trop dans sa composition de méchante espiègle, aguicheuse et potentiellement venimeuse pour inspirer un semblant de crédibilité, et, pour la première fois de sa carrière, Kristen est tout simplement antipathique – alors qu’elle avait même réussi à préserver un semblant de dignité dans le mauvais (mais ça surprendra qui ?) remake américain de Kairo , le film d’horreur japonais de pas-Akira Kurosawa- mais-un-nouveau. Heureusement, la petite fée de la comédie américaine du moment, à savoir le très sympathique judd Apatow, a décidé de l’extirper de la pente glissante que prenait la carrière de Kristen de l’après-VM (et dans le même coup, à ressusciter celle d’une autre laissée pour morte du petit écran,Mila Kunis de That 70’s Show ) et ouf, on peut enfin reprendre son souffle, le talent de Kristen est encore intact. En même temps, me direz-vous, elle a de loin le rôle le mieux écrit de Forgetting Sarah Marshall et c’est pas trop dur face à une Mila Kunis indéniablement mignonne mais au jeu – et à la caractérisation- ô combien livide et à cette endive de Jason Segel d’ How I met Your Mother , qui quand bien même ayant signé ce scénario s’inspirant largement de sa relation (et de sa rupture donc) d’avec Linda Cardellini, ne parvient néanmoins pas plus que dans la sitcom de CBS à inspirer plus que l’envie d’enfiler les baffes à la suite sur sa gueule de grand navet. Le personnage de Sarah parvient avec surprise à ne pas tomber dans le cliché de la Garce Intégrale et Blonde De Surcroît. C’est surtout le personnage de la Gentille et Parfaite Brunette Improbable qui est écrit avec les pieds, mais, quand bien même Sarah est bourrée de défauts, ou justement car elle échappe au portrait manichéen, elle est un personnage beaucoup plus crédible, proche de la réalité et complexe que la Gentille Brune, et aussi paradoxalement plus intéressant que celui de Katherine Heigl dans Knocked Up - en même temps, l’Izzy de Grey’s Anatomy étant tellement in-sup-por-ta-ble que bon, j’suis p’têt un chouia biaisé. En tout cas, ça fait plaisir de reprendre confiance en la carrière de Kristen après qu’elle ait signé dans Heroes , j'ai du coup envie d’y re-croire. Bon, elle n’a pas encore le cul aussi béni que son ex-collègue – comme on le verra plus tard – mais c’est déjà pas mal du tout je trouve.
Après la deuxième partie, du rosbeef dans l’assiette et un saut dans le futur proche.
Boy, Interrupted: Alexandre Desplat, Terry Riley, David Shire, Gastr Del Sol, Porn Sword Tobacco, Yasushi Yoshida, The Dead Texan, Gregg Kowalsky, Yo La Tengo, Peter Broderick, Bersarin quartett, Elmer Bernstein, The Cinematic Orchestra, Svarte Greiner.
Mes p'tits chéris sont de retour yoo-hoo! Enfin ils sont pas encore "tout à fait" de retour cela dit... Et comment un enthousiasme peut retomber vite... La série ne reviendra vraiment qu'en mars 2009. Alors, pour patienter, FX a gentiment concocté une mini-saison supplémentaire: pour promouvoir la saison, il y aura un épisode "bonus" sous la forme d'une bande de dix mini-sodes. Les minisodes sont moyennement une bonne idée. Ils peuvent se révéler absolument nazes ("The Office"), pas vraiment excitants ("Battlestar Galactica"), suprennament aguicheurs ("Lost") mais en fait ils sont la plupart vains et ne suscite rien de particulier. Dans le cas des pompiers des New-York en tout cas, c'est pour l'instant très réussi. Certains critiques ont parlé de "Rescue Me" comme d'une version masculine, hétéro et dramatique de "Sex & The City" et ça colle parfaitement je trouve, sauf qu'il y a une dimension familiale beaucoup plus forte et surtout existante en fait. Chez ces mecs, on jure, s'aime, se cogne, se plante, ment, meurt, crache, rit, baise avec la même violence à la fois douce-amère, naturelle et ironique, alors on aborde le quotidien comme tel. Ce qui me manquait surtout c'était vraiment les dialogues de Leary, Tolan et leur équipe, d'un impact si puissamment drôlatique, éloquents et mélancoliques. Putain bonjour l'emphase quoi. Et Sean. Et Probie. Et Lou. Enfin bref... Je suis à court de mots, je suis juste ravi de retrouver mes p'tits pompiers préférés.^^
Vu dans : « The Tudors » saison 2
Prochainement dans : « The Tudors » saison 3, et le prochain Woody Allen avec Evan Rachel Wood, Larry David et Patricia Clarkson
Ca y est, l’exorcisme de ces enculés de beaux gosses qui m’ont fait mal aux mirettes touche enfin à sa fin. Je n’ai jamais aimé libidiner sur des beaux gosses qui se croient probablement sortis de la cuisse de Jupiter, mais, lorsque comme, celui-ci qui occupe la première place du classement, ils monopolisent mes sujets de discussion- quand je devrais parler de la guerre au Darfour ou de l’inflation galopante, il faut que ça sorte de ma poitrine. Je n’ai pas grand-chose à raconter sur Henry Cavill, j’ai probablement plus à lui en vouloir que le remercier. D’abord, à cause du pilote de « The Tudors », http://www.acausedesgarcons.com/2007/05/post.html , j’ai « dû » me taper deux saisons entières de cette bouse qui marie la pompe à la Josée Dayan à l’inertie grandiloquente de la saga des Newman vs. Abbott. Vous vous rappelez la tête que faisait Cate Blanchett aux derniers Oscars lors du passage du clip d’ « Elisabeth : The golden age» avant la nomination de la Môme meilleure actrice ? Ben voilà, c’est la même que la mienne devant cette dinde, sauf que je ne suis pas un des ces innombrables kiwis aux pieds desquels Hollywood se prosterne depuis la fin du siècle précédent. Je n’ai donc aucune raison d’être indulgent à l’égard de Michael Hirst, scénariste responsable de ces deux « choses ». Henry n’a pas encore eu la chance d’un James McAvoy qui a bénéficié du talent de Paul Abbott (« Touching Evil » « Shameless », « State Of play ») pour se faire les dents sur du matériau un tant soit peu digne, pour un « Twilight » bien plaisant – car signé par Matthew « Layer Cake » Vaughn, il a entre autres jusqu’ici du se taper une pauvre adaptation de la légende de Tristan et Yseut, du « Hellraiser 36 » directement passé par la case vidéo-club et donc cette adaptation de la vie d’Henry VII, et encore, toujours en tant que second couteau. Vous me direz, il est encore le bougre, certes, il peut encore se rattraper, oui, mais ce sera certainement pas aux côtés de Dominic Purcell - aka Lincoln Burrows de « Prison Break », OK, on peut pas avoir Daniel Day-Lewis dans tout projet hollywoodien mais bon ugh, ça fait mal là où ça se passe – dans le prochain thriller horrifique de joel Schumacher – qui, à défaut, de toucher une bille à la caméra, s’arrangera sûrement pour faire enchaîner les acteurs qui se feront fouetter leurs dos nus et bodybuildés pour « l’amour du cinéma » - qu’il va remonter la barre.
Heureusement, à l’instar de son pote à l’écran Jonathan Rhys-Meyers – qui manque le classement donc grâce au « talent » d’Hirst qui n’a pas compris qu’on ne peut pas faire cabotiner tous les acteurs comme s’ils étaient tous les dignes successeurs de Charles Laughton – il pourra peut-être enfin trouver son salut dans le prochain Woody Allen – même celui qui libidine sur les petites starlettes blondes d’Hollwood n’est plus vraiment le même qui dressait de si beaux portraits féminins avec l’aide de grandes dames telles que Diane Keaton, Judy Davis ou Mia Farrow –aux côtés De Larry « sans son nombril » David et Evan Rachel Wood. A moins qu’il n’arrive à passer à enfiler le costume de James Bond – pour lequel il avait auditionné mais était encore trop jeune à l’époque – à la fin du contrat de Daniel Craig, ou tout autre rôle de surhomme qui lui offrira le fandom à la mesure de son charme – il avait auditionné sans succès pour le reboot de Batman par Christopher Nolan aussi. En tout cas, tout comme Charlotte avait concocté une tirade bien sentie si elle venait à croiser le chemin de mr. Big, j’ai également pour ma part travaillé ma réplique phare de mon remake tout personnel de « Quand Saddy rencontre Henry ». Bon, je vais pas lui sortir « je maudis le jour où tu es né » - faut p’têt pas abuser non plus, non, tout d’abord 1) je lui roulerais la pelle de sa vie comme il n’en a jamais connu jusqu’ici 2) devant son visage ébahi, je lui flanquerais une grosse baffe en lui assénant « Non mais t’as pas honte de me faire çà ? De me faire rabaisser mes standards artistiques juste pour t’entrapercevoir dans deux-trois scènes écrites avec les pieds ? Et surtout, SURTOUT, d’avoir cette putain de gueule que t’as, qui rafle 50% de la sexyness en ce monde ? Non mais SERIEUX quoi ???!!! » Voilà, en fait, c’était l’objet ultime de tous les épanchements de ces dernières semaines, ce message adressé au prototype pur de l’Apollon intemporel. Je ne t’aime PAS. Enfin, du moins, jusqu’à ce que tu me donnes une raison valide de me noyer dans tes yeux et ton sourire sobrement espiègle à l’écran. Heureusement, t’es encore suffisamment vert pour qu’on puisse y croire sans que ce soit peine perdue.
Voilà, ainsi se clôt ce chapitre éprouvant consacré à la sueur et au sperme, je vais enfin pouvoir me consacrer à la grâce, au charisme et au talent des copiiiiiineuh !
3 Tahmoh Penikett (Canada, 33 ans)
Vu dans : « Battlestar Galactica » saison 4
Prochainement dans : « Dollhouse » de Joss Whedon
2 Michael Trucco (Etats-Unis, 38 ans)
Vu dans : « Battlestar Galactica » saison 4
Aussi loin que puisse aller ma geekitude féroce, je n’ai jamais voué à BSG le culte hystérique dont il a fait l’objet au cours de ses quatre saisons. Le mythe bâti autour de la série qui aurait révolutionné l’appréhension de la SF par le petit écran n’a jamais eu vraiment effet sur moi. Pour sûr, le brassage des thèmes et genres qu’elle se targue de convoquer aurait pu donner quelque chose d’assez intéressant voire exceptionnel… s’il était accompagné d’une véritable maîtrise. En l’occurrence, le tuning de la série kitschos de la fin des 70’s du créateur de « Magnum » (beh oué) met surtout en relief le CV du nouveau chef de chantier. Il est indéniable que Ronald A. Moore, qui a fait ses gammes dans un des énièmes reboots de « Star Trek », et son équipe ont la main sûre quand il s’agit de mettre en image des morceaux de bravoure de pure SF comme on les affectionne, ou, après avoir contribué aux heures de gloire de la « Caravane de l’étrange », de développer la dimension purement mythologique de l’histoire des rapports entre l’homme et la technologie, mais passées ces deux sphères, la série se plante allègrement quand il s’agit de mettre en parallèle les enjeux socio-politiques de notre civilisation– qui semble quand même être la vocation majeure de la série. On aura beau me dire, mettre en scène des conflits extrêmes « si proches de ce que nous sommes à l’heure actuelle en fait, t’as vu » ne consiste pas à bricoler des cliffhangers outrés résolus de façon résolument absurde en deux coups de cuillère l’épisode suivant, à initier des pistes et introduire des intrigues pour qu’elles se voient laminées par une lobotomie des scénaristes – et des personnages - ponctuelle et bien pratique, à illustrer la complexité des rapports humains par des histoires sentimentales gluantes qu’on croirait tout droit d’une production Aaron Spelling. Chef-d’œuvre matricielle du genre ? Certainement pas ! Bonne petite série de SF quand les mecs savent où ils vont et quel chemin emprunter ? La quatrième (et dernière) saison de la série me rassure pas mal sur le sujet jusqu’à présent, et ça, c’est cool car ça fait un moment que j’avais de dire quelque chose comme çà.
L’autre point sur lequel se distingue, c’est ses interprètes. Fini l’ère des Bela Lugosi aux oreilles pointues et autres créatures maquillées comme une oeuvre de vieillesse d’un vieux maître du giallo – bien que « Babylon 5 » fut une excellente œuvre de SF tout comme son créateur qui, je l’espère, nous le démontrera une nouvelle fois dans le prochain Clint Eastwood dont il a signé le script, la série au du s’adapter aux exigences des lecteurs de FHM et d’une certaine frange du lectorat de Men’s Health. Les premiers se délecteront de la présence de la fabuleuse Number Six, incarnée pour la nouvelle génération sous les atours sculpturaux du mannequin Tricia Helfer, de Grace Park ou voire de la magnifique présidente, les seconds ont aussi largement de quoi faire. Alors, évidemment, on pourrait s’attendre à une énième célébration de la fameuse http://www.truveo.com/The-Famous-Towel-Scene/id/2649385333 « scène de la serviette », qui, pas besoin de tomber dans l’hypocrisie non plus, m’a forcément interpellé, mais, comme la plupart des personnages humains de la série, le personnage de Lee ayant rapidement évolué en une grosse somme de contradictions qui l’a transformé en âne buté et antipathique, n’a plus beaucoup d’effet sur moi, tout comme les jolis muscles et le caractère frondeur du capitaine « mais-ta-gueuleeeeeeeuh-connasse » Starbuck . Reste dans ce tableau peu flatteur et, on l’espère, pas tant représentatif de l’humanité , quelques exceptions, dont les personnages campés par les deux acteurs qui investissent le tiercé de tête de ce classement. Peut-être est-ce dû au fait que tous deux sont mariés à des Cylons ou à des Grosses Connasses, ce qui leur apportent un peu de nuance dans leurs comportements et d’empathie à leurs égards sans doute, peut-être est-ce aussi dû que leur présence à l’écran n’est indéniablement jamais hum… comment dire… vraiment désagréable. Bon, il n’y a pas que ça – encore une fois, la dernière saison redresse nettement la barre de la série – mais quand même, ça le fait un peu. En attendant, puisque l’heure de la série a pratiquement sonnée, on souhaite le meilleur pour l’avenir de « Dollhouse », la nouvelle série du papa de Buffy – à savoir ne pas être annulée au bout de sept épisodes comme la plupart des seules œuvres honorables de la chaîne Fox, et qu’on ne me tanne pas avec les aventures ridicules du néo-Charles Bronson connu sous le nom de Jack Bauer, et une caractérisation aussi « avantageuse » du personnage de Tahmoh Penikett. Et si quelqu’un pourrait se soucier de ce pauvre Michael qui attend toujours qu’on lui file les clés de sa reconversion, il vous en serais bien gré !
4 Eddie Cibrian (Etats-Unis, 35 ans)
Vu dans : « Criminal Minds » saison 3 , « Dirty Sexy Money » saison 1, « Samantha Who ? » saison 1, « Ugly Betty » saison 2, et pas vu dans “Football Wives” hélas :/
Prochainement dans: “Ugly Betty” saison 3
Cela fait un bon moment que, telle une bande-son signée monsieur Desplat, une photographie d'Harris Savides ou un thé de chez Mariages frères, cet acteur américain d'origine cubaine s’est imposé comme une valeur sûre du petit écran américain. Bon, d’un côté, je ne dis pas « valeur sûre » comme un scénario de Steven Zaillian ou un remix de Stuart Price, vu que la chance ne semble pas être dans le firmament de l’acteur. Depuis la fin de « Third Watch » («New York 911 »), le pauvre bougre ne cesse d’enchaîner échec sur échec : « Tilt », « Invasion », « Vanished », et le pire de tous, l’avortement de l’adaptation américaine du mythique soap anglais bourré aux amphéts – ou à la coke plutôt – « Footballers’ Wives », pourtant écrite par un scénariste d’ « Ugly Betty », produite et réalisée par Bryan Singer – tu parles d’un mythe pédé en devenir ! Même Taye Diggs, porte-poisse de longue date, ne draine pas autant de nuages noirs. A qui la faute alors ? « Alerte à Malibu » et « Sunset Beach », ça n’en jette pas assez sur un CV ? Si l’on se réfère à ses (nombreuses) apparitions dans la saison passée, il faut croire que si pourtant , et probablement même beaucoup trop.
Ainsi, pendant ces derniers mois, le téléphone d’Eddie s’est beaucoup apparenté à « Allo-Dildo ». Sans même avoir vu « Criminal Minds » et « Samantha Who ? », rien que ces apparitions dans « Dirty Sexy Money » et « Ugly Betty » étaient suffisamment éloquents à ce sujet.
Facettes du talent d'acteur d'Eddie
Personne ne vous reprochera de courir sur la plage au ralenti en short et torse nu, mais après, il faut pas non plus s’attendre à une lobotomie partielle du spectatorat, ni à ce que Woody Allen ou Sam Mendes soient pendus à l’autre bout de fil pour vous proposer une adaptation western d’ « En attendant Godot » ou une grande fresque intimiste avec Kate winslet en partenaire . D’un côté, il n’a pas trop l’air de se plaindre et son téléphone continue à sonner toujours aussi abondamment. On ne se demande pas trop pourquoi. En attendant, on continue de prier pour que « Football Wives » soit ressuscitée, que Tanya Turner y continue à prendre de la coke toutes les cinq minutes, quand l’écran n’est pas envahi par perturbé par des crimes, des coucheries en veux-tu en voilà, des bébés hermaphrodites, des rebondissements et twists qui feraient bouffer Joss et JJ leurs pools de scénaristes, et évidemment, des gros plans incessants de fessiers de footballeurs sous les douches. Dis donc, Bryan, qu’est-ce qui t’a pris de proposer çà à ABC aussi ?
Une autre facette du talent d'Eddie
Après avoir abordé le tiercé de tête, et pour faire sur-chier la clique envahissante de pédés misogynes qui courent les rues, je m'attellerais à la célébration de l'univers merveilleux des nanaaaaaaaaaas :) !