Je joue : à "Où est charlie?", apparemment
Je cite : "la vie est si largement contrôlée par le hasard que sa conduite ne peut être autre chose qu’une improvisation perpétuelle" Somerset Maugham
Je pense : que c'est une bonne réponse
Je rêve : jamais et trop
(mis à jour samedi 16 août 2008 à 14:26)

08/08/2008

08/08/08 - 01:08

Coupil' d'été



version Long Island Ice Tea, Psycho Beach Party : M83, Van She, Sébastien Tellier, SWV, Numéro#, Jean-Jacques Perrey, M.I.A, Catherine Ferroyer Blanchard, The Presets, 65daysofstatic, Junior M.A.F.I.A., Crystal Castles, Hercules and Love Affair, Poni Hoax, Thomas Bangalter, Cuizinier, Pryda, Cathy Dennis.




version Piña Colada, C'est beaucoup mieux à Cabourg: Earl Grant, Jens Lekman, Yma Sumac, Lalo Schifrin, Yesterday's New Quintet, George Michael, Jeanne Moreau, El Guincho, Vladimir Cosma, Astrud Gilberto & Stan Getz, Frank Sinatra & Antônio Carlos Jobim, Deniece Williams, Beach House, Dorothy Lamour, Jim O'Rourke, Sophia Loren, Gangpol und Mit, Scarlett Johansson, Julianna Barwick, Bananarama.


05/08/2008

05/08/08 - 00:00

Quatre garçons dans le vent and a fifth musketeer

Ce qu’il y a de bien avec la nouvelle génération d’acteurs anglais, écossais et irlandais, c’est qu’on peut jouer au fanboy de base tout en préservant un semblant de dignité – c’est pas comme quand il y a quelques mois, je scotchais sur Channing Tatum, c’est sûr qu’on balancera pas avec la même engouement qu’on vient de se taper Sexy Dance 2 qu’une bio sur Jane Austen. Aucune envie de développer, juste un post comme un post-it sur le frigo, genre «Les cocos, je vous ai à l’œil ! ».

Sam Riley (Royaume-Uni, 28 ans)



Vu dans : Control
Prochainement dans : Franklyn, avec Ryan Philippe et Eva Green, et dans Nottingham avec Russell Crowe

Parce qu’incarner une icône de l’histoire du rock a tout du cassage de gueule en règle quand on ne s’appelle pas Joaquin Phoenix – et que de ce fait, on pourrait faire passer la lecture du bottin pour du James Joyce – Sam Riley mérite définitivement les regards tournés vers lui depuis quelques mois. D’allure à la fois rugueuse et fragile, juvénile et lasse, les expressions faciales et corporelles du jeune homme appréhendées séparément de la figure proéminente du post-punk ne manquent pas d’interpeller. Du coup, c’est monsieur le Gladiateur en personne qui a décroché son téléphone pour l’inviter dans le prochain Ridley Scott où il interprétera Robin des Bois.

Jim Sturgess (Royaume-Uni, 27ans)


Vu dans : Across The Universe, The Other Boleyn Girl et 21
Prochainement dans : Fifty Dead Walking Men, d’après l’histoire vraie de Martin McGartland, avec Ben Kingsley, Rose McGowan et Kevin Zegers, Heartless avec Timothy Spall et Clémence Poésy

Quand un film est mauvais Mauvais – apparemment évoquer l’existence fastueuse du roi Henry VIII en cette fin de décennie n’est pas la plus judicieuse des trouvailles – il faut bien se raccrocher à quelque chose. Dans le cas de Deux Sœurs pour un roi, c’est l’impeccable Kristin Scott-Thomas et Jim Sturgess dans un rôle fugace, mais qui interpelle déjà sur les velléités du comédien– bon, j’avoue, le torse velu et bombé d’Eric Bana a son petit effet quand même, mais pas le jeu de l’acteur lui-même hélas – qui m’ont sauvé d’un ennui terrassant – c’est l’avantage d’être hétéro dans ce cas et de pouvoir tripper sur une triplette entre Natalie et Scarlett. Il n’est pas passé inaperçu pour tout le monde d’ailleurs, en l’espace de quelques mois, Hollywood l’accueille à bras ouverts dans Accross The Universe, comédie musicale pour les ex-fans des 70’s et le marque direct de l’étiquette convoitée de « bankable » avec la gentillette mais rentable version ado d’Ocean’s Eleven. Du coup, il succèdera à Colin Farrell au goûtage de lèvres de Fleur Delacour – c’est cool d’être une actrice française à Hollywood en ce moment.

Michael Fassbender (Allemagne, 32 ans)


Vu dans: Angel de François Ozon
Prochainement dans : Hunger de Steve McQueen, et Creek avec Dominic Purcell et Henry Cavill

Comme quoi, un réalisateur qui vous pourrit la rétine avec ses filtres dégueulasses, ses ralentis de pub pour parfum, et sa grandiloquence ne peut même pas réussir à rendre un film de gladiateurs avec Gerard Butler, Dominic West et David Wenham en slip (et à poil) pendant toute sa durée un tant soit peu regardable. Tellement que je me foutais bien de qui pouvait se cacher sous les muscles et les attributs capillaires du mec-mignon-qui-fait-penser-à-Tarzan – déjà que Leonidas-pas-en-slip me sort déjà par les yeux à l’écran. Il fallait donc un vrai pédé pour donner du relief au charme vénéneux, absolument implacable et dévastateur –oui, j’ai sorti les violons – de cet acteur irlandais d’origine allemande. Face à Romola Garai, il est donc fouyoyouille comme il faut dans ce mélodrame qui n’arrive hélas pas à se situer entre la tragédie flamboyante inspirée de Fleming et Sirk et sa parodie. Il n’empêche, dans son incarnation de Gros Salaud comme je les aime – à l’écran hein – il est remarquable et accroche direct le regard – c’est sûr, y’a intérêt d’en avoir un peu dans le froc quand on se mesure à Charlotte Rampling, Sam Neill et l’excellente Romola, la fille qui mérite encore et toujours de piquer tous les rôles de Keira Knightley. Et encore, son ascension ne fait que commencer : la rumeur précédant Hunger, évocation de l’histoire vraie de la grève de la faim du terroriste de l’IRA Bobby Sands, est très flatteuse, avant même que le film n’ait été couronné d’une Caméra d’or par le j’imagine facilement pas très conciliant Bruno Dumont. On a tellement confiance qu’on oubliera même ton prochain film avec Joel Schumacher et le mec de Prison Break - voire Même se risquer à le voir. A stud is dead, a star is born.

Ben Whishaw (Royaume-Uni, 27ans)


Vu dans : I’m Not There.
Prochainement dans: Brideshead Revisited avec Matthew Goode et Hayley Atwell , et Bright star de Jane Campion avec Abbie Cornish

Un peu comme Sam Riley, en PIRE. Franchement, qui avait envie de voir l’adaptation du roman de Süsskind après que Kubrick, Forman et Scorsese eux-mêmes n’avaient pas osé relever un tel défi ? Par le réal de Cours, Lola, cours en plus, ouaiiiiis, super, pourquoi pas Voyage au bout de la nuit par Dany Boon aussi ? Sans surprise, le film se casse les dents lamentablement, mais est sauvé du bûcher par un détail. L’acteur qui campe Jean-Baptiste Grenouille est non seulement idéalement taillé pour le rôle niveau physique, mais surtout, quelle grâce, quel magnétisme, quel charsime – ouais, ça fait très Frédéric Mitterrand comme moment, mais il le mérite ! Ajoutez à cela qu’il compose un des meilleurs avatars de Bob Dylan dans le film de Todd Haynes, en le distillant sous la figure tutélaire d’Arthur Rimbaud, et qu’on le retrouvera sous le costume d’un des emblèmes du romantisme anglais, le poète John Keats, sous l’œil de Jane Campion. N’en jetez plus, Ben est mon nouveau héros romantique – au sens littéraire comme littéral. Oui, chaud le garçon – hmmmm, pardon.

James McAvoy (Ecosse, 29 ans)

Vu dans: Atonement, Wanted
Prochainement dans : The Last Station avec Helen Mirren, Paul Giamatti, Christopher Plummer, Kerry Condon et Anne-Marie Duff

James. En quelques mois, le prénom le plus commun dans le territoire anglo-saxon s’est résumé à une seule figure, un emblème, un étendard. Le passage de l’ombre à la lumière de la carrière du jeune écossais a quelque chose de la technique sournoise du charmeur de serpents. State of Play est une fiction policière écrite avec une acuité remarquable par Paul Abbott (Shameless), mis en scène avec sobriété stylisée par David Yates (le meilleur réalisateur d’Harry Potter après Cuaron) et interprété à la perfection par certain des meilleurs sujets de sa Majesté, de John Simm à Bill Nighy en passant par Kelly McDonald. Pas facile de se faire remarquer avec un petit second rôle, mais quand on a le regard perçant, malicieux et fougueux, ça se fait presque à l'insu de son instigateur. Peut-être plus difficile encore de ne pas passer pour un animal empaillé devant la prestation hénaurme du génial Forest Whitaker en général Idi Amin, et pourtant, il tient tête le p’tit bougre (1,70m tout à croquer). Alors quand en deux films, Becoming Jane et Atonement/Reviens-Moi, il est posé comme nouveau héros romantique, on frôle le « typecasting », mais on est pas non plus masos au point de faire la fine bouche et ne pas se délecter comme il se doit de ses prestations. C’est cette dernière composition qui l’a propulsé, à juste raison, au centre des regards. J’essaierais bien d’expliquer par A+B ce que son incarnation de Robbie Turner a de fascinant, mais je ne suis pas sûr d’en être capable. Il faut juste voir avec quelle finesse et quelle précision son corps, sa diction, et son regard caractérisent le personnage. Et même si le film n’est pas à vraiment à la hauteur de la performance de l’acteur, ça n’en reste pas moins un écrin tout à fait idéal.
Du coup, me revoilà re-basculé quinze ans avant, à l’époque où j’achetais tous les numéros de Starclub où apparaissait [censuré !] pour me faire un scrap-book débilos mais ô combien jousiif à feuilleter avec les copines pendant la récré. Sauf que je suis un grand garçon là, alors, j’me suis dit « Cassons le mythe ! Le mec est sûrement un gros bouseux vaniteux, aussi appétissant à l’extérieur qu’il est répugnant à l’extérieur ! ». J’me suis donc mis à regarder différentes interviews de l’intéressé, et là A-U-S-E-C-O-U-R-S, le mec est drôle (mais vraiment drôle hein, du genre à vanner pendant le talk-show de Craig Ferguson comme s’il était au pub avec ses potes, le charme en plus et les bris de chope par terre en moins), humble (comme s’il était toujours choqué par sa soudaine notoriété et essayait de minimiser sa réussite par le bouclier de l’humour) mais toujours spontané, cherchant à tout prix à ne coller à aucun stéréotype en faisant de sa gaucherie potentielle son principal atout. Deux solutions : il devient le nouveau Orlando Bloom, divorce d’Anne-Marie Duff, se tape Sienna « la traînée » Miller et devient la risée du tout-Hollywood – qui continuera à l’employer mais uniquement dans des rôles ternes et inoffensifs, soit il suit les pas de Ben Whishaw , et devient un mec, un vrai, qui a des couilles, du charisme et de l’aplomb, et qui sera un modèle pour ses congénères. Cela dit, pour y arriver, faudra probablement moins de Wanted ( aka "tout ce que vous avez toujours détesté dans Fight Club et Matrix condensé dans une apologie douteuse des tueurs à ages et du tuning") et plus de Bulgakov, comme son prochain rôle. Quoiqu’il en soit, j’y crois, parce qu’ "I Want to believe " certes, mais il est certain que si tous les Shia LaBeouf de ce monde continueront à faire la une pour des arrestations suite à des conduites en états d’ivresse, Hollywood continuera à traverser l’Atlantique pour sa recherche insatiable de « leading men ». Je l’ai toujours su moi, la bière, c’est tellement mieux que le bourbon.

P.S : James, si tu me lis, mets juste un peu la pédale douce quand tu répètes pour la 343e fois à quel point tu aimes Anne-Marie, que tu ne supportes pas d’être séparé d’elle et que vous allez organiser vos emplois de temps de tournages pour l’éviter le plus possible, blablabla… Oscar et moi on veut pas que t’insistes sur le fait que tu es en plus un mari idéal :/ !

28/07/2008

28/07/08 - 14:52

L'eau à la Bush

Bien que sorti l'année de ma naissance, je n'ai pu écouter que très tard le standard de KC & The Sunshine Band. C'est donc la version de Double You que j'ai connue en premier - 1992, WTF, j'aurais pu citer du Fréhel tant qu'à y être, cela dit, ça m'aurait au moins empêché de tomber sous la coupe du Basshunter:



Alors, évidemment, en voyant ce teaser/trailer, l'accroche est toute trouvée: "Please, go the fuck away!"

Affiche moisie, titre français ô combien "improbable" - mais c'est pas comme si on avait pas l'habitude non plus - mais curiosité encore plus accrue. De toute évidence, ce sera nul ou génial..



24/07/2008

24/07/08 - 02:54

TV On The Barreaumètre : Cuizicuiz edition (part II)

5 Mary-Louise Parker (Etats-Unis, 44 ans)


Vue dans : Weeds saison 3, L’asssinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, Les Chroniques de Spiderwick
Actuellement dans : Weeds saison 4

Ca craint un peu ce que je vais dire là mais à mes yeux, Mary-Louise est le prototype parfait de la MILF - comprendre « Mother I’d Like to Fuck », ce qui est marrant est que l’équivalent linguistique masculin n’existe pas vraiment, peut-être parce que ça donnerait FILF et qu’on pourrait avoir tendance à confondre avec « filth ». Une autre bizarrerie est que le personnage de Nancy Botwin, depuis la saison 3, inspire de plus en plus d’antipathie et moins de compassion au fur et à mesure que les scénaristes de continuent de s’embourber et ont de plus en plus mal à faire évoluer le concept au potentiel original mais semble-t-il quelque limité de la mère de famille feignasse qui préfère dealer de la beu plutôt que de poser son cul toute la journée devant la caisse du Monoprix. Leur défi semble être de surcroît augmenté par la réussite bien plus patente (et ce en seulement sept épisodes) du nouveau petit bijou d’AMC, Breaking Bad, sur un père de famille, interprété avec une force et une délicatesse qui laissent pantois par l’excellent Bryan Cranston (le papa de Malcolm), qui décide de s’adonner au trafic de méthamphétamine en apprenant qu’il est atteint d’un cancer du poumon. Mais il n’y a pas que ça, pour qui l’aurait par exemple repéré et appris à l’apprécier dans The West Wing ou Angels In America, on ne peut guère lui attribuer une étonnante faculté caméléonesque. Elle exploite surtout son grand atout : des yeux noirs très intenses (qu’elle se contente pour la plupart du temps d’écarquiller) qui mettent en valeur un visage à la fois très maternel et plus juvénile à chaque année qui passe (qui sert parfaitement sa composition de mère courageuse mais assez irresponsable, peu pédagogue, oscillant constamment entre la classe à la Dallas et une vulgarité qui ne cherche pas à se farder). Malgré toutes ces réserves, elle reste à mes yeux une excellente comédienne et une très belle femme, mais du coup je ne suis pas étonné que le grand public commence seulement à la reconnaître passée la quarantaine, et rien ne dit que ce ne sera pas synonyme d’une belle carrière à venir, justement parce qu’elle passe ce cap sensé être fatidique à l’actrice hollywoodienne avec une évidence et une aisance assez rares. Et puis bon, si je peux trouver stimulants des personnages masculins parce que paradoxalement ce sont de Gros Connards, pas vraiment étonnant que le charme de la comédienne continue à faire son petit effet sur ma personne.

4 January Jones (Etats-Unis, 30 ans)


Vue dans : Mad Men saison 1, Law & Order saison 18
Prochainement dans: Mad Men saison 2, The Boat That Rocked de Richard Curtis (Quatre mariages et un enterrement) avec Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans, Jack Davenport, Gemma Aterton, Bill Nighy et Kenneth Branagh.

C’est cool car j’ai pas trop besoin de travailler sa présentation, son personnage le fait de lui-même dans un épisode de la saison 1 de Mad Men . Betty Draper, femme au foyer pour le coup vraiment désespérée, se voit approcher par une accointance de son mari qui lui propose un emploi de mannequin, carrière qu’elle avait commencé à embrasser et qui lui permit de rencontrer son mari Don avant de se conformer à l’idée qu’on se faisait d’une femme bien comme il faut à l’époque – rappelons que le drame se situe dans des années soixante encore marquées par la rigidité du maccarthysme dont elles ne parviendront à s’émanciper que vers la fin de la décennie. D’abord intimidée, elle lance avec une fierté hésitante qu’en effet, à l’époque de ses débuts, on la comparait beaucoup à Grace Kelly. La référence à l’incarnation de la beauté hitchcockienne tombe tout à coup sous le sens : frigide, belle et proprement ripolinée comme la pub vintage pour coca-cola qu’on lui offre de personnifier, elle semble dissimuler sous des atours (trop) parfaits une fragilité, une certaine fêlure – à laquelle elle tente avec difficulté de faire face allongée sur le divan d’un psy, et un feu potentiellement prêt à se consumer à chaque instant. Mad Men mérite amplement le concert de louanges dont il est l’objet, mais un des traits qui m’a particulièrement marqué est l’acuité – et hélas la troublante pérennité - de ses archétypes féminins : de Joan, la secrétaire aux formes plantureuses qui occupe une place propice à flatter l’égo et l’éternelle peur d’émasculation des hommes tout étant parfaitement consciente de son jeu, à Peggy, la nouvelle petite secrétaire qui rêve au contraire d’horizons plus vastes mais elle aussi tout à fait lucide sur la discrétion nécessaire à adopter sur le rapport distance/proximité à observer avec ses collègues mâles, en passant par Rachel et Betty, toutes les femmes de la série ont quelque chose d’éloquent à dire sur leur époque et à faire miroiter sur la nôtre. C’est sûr qu’on ne pourra pas demander autant aux mégères égomaniaques de Wisteria Lane ni même aux féministes en talons de Manhattan – qui ont bien déchu en deux mois de feu leurs statuts iconiques. Ainsi, pour avoir porté un des plus beaux et touchants personnages féminins de la saison, la jolie blonde peut enfin être vue pour autre chose que l’ex d’Ashton Kutcher et remporte à coup sûr le titre convoité d’une des révélations de cette saison.


3 Amanda Seyfried (Etats-Unis, 22 ans)

Vue dans : Big Love saison 2
Prochainement dans : Mamma Mia ! avec Meryl Streep et Pierce Brosnan, Boogie Woogie avec Gillian Anderson, Stellan Skarsgård, Heather Graham, Christopher Lee, Charlotte Rampling et Joanna Lumley, Jennifer’s Body (d’après un scénario de Diablo « Juno » Cody) avec Megan Fox et Adam Brody, Big Love saison 3

Là encore, on affaire à un cas inattendu de féminisme télévisuel.Si Big Love était moyennement parvenu à enthousiasmer dans sa première saison, la seconde était la bonne. Si on pouvait être relativement rétif à suivre une production signée Tom Hanks, on avait en revanche du mal à ne pas être séduit par les attraits d’un casting presque sans-faute : Jeanne Tripplehorn, Chloe Sevigny, Ginnifer Goodwin, Harry Dean Stanton, Grace Zabriskie, Melora Walters, Tina Majorino... Seulement voilà, la série a la tâche ardue de s’articuler d’abord autour de Bill Henrickson, interprété par le décidemment livide Bill Paxton qui rame comme pas deux pour inspirer un tant soit peu d’empathie pour son personnage. Heureusement, dès que le scénario dévie et se concentre sur sa « petite » famille, ça passe beaucoup et de mieux en mieux. En général, au cinéma comme à la télé, les mormons sont gays pour favoriser l’appréhension pittoresque que tout autochtone peut attendre d’un point de vue sur cette communauté – pas toujours, évidemment, il peut être « black » comme dans la dernière saison de House, mais ça reste quand même assez rare. Il y en a bien un qui l’est très probablement mais il est clairement refoulé et par-là ô combien dangereux. En contre-partie, les mormones, elles, même tirées à quatre épingles ou en se trimballant constamment en short C&A, sont étrangement canons. Les épouses de Bill ressemblent ainsi à :

Barb, la première, épanouie, intelligente, suffisamment à l’écoute de son mari pour concevoir le concept de la polygamie mais dotée d’une assurance qui lui permet d’imposer ses choix et ses limites,

Nicky, la deuxième, taillée dans le moule de la tradition mormone avec sa grosse natte, ses chevilles et avant-bras jamais dénudés et son rigorisme moral ,

Margene, la troisième, la femme-enfant mignonne comme une pêche tout juste tombée d’un verger, à la fois naïve, spontanée mais assez affirmative pour ne pas accepter d’être considérée comme cinquième roue du carrosse.

Il y a encore d’autres excellents personnages féminins, comme la truculente grand-mère campée par la géniale Grace Zabriskie, ou encore la « manipulative bitch » par Daveigh Chase – la petite sœur de Donnie Darko, rappelez-vous – mais celle qui a vraiment capté mon attention est Sarah, la fille de Barb et Bill interprétée par Amanda. Sarah représente la partie médiane de cette famille sur-composée et le miroir de ses contradictions. La jeune adolescente ne dénonce ou ne fustige pas les choix de ses parents, mais ne s’en trouve pas moins complètement chamboulée intérieurement par le conflit perpétuel qui oppose la nécessité de préserver la façade extérieure de sa famille, conforme aux usages d’une société rétive à l’altérité, et le besoin tacite de suivre son propre chemin sans avoir à subir les choix édictés par son père. Amanda trouve à ce jour son plus beau rôle, qui lui permet d’illustrer l’amertume tue de sa situation et pourtant constamment visible sous ses grands yeux bleus empesés par un voile mélancolique, sous le ton de sa voix sur le fil constant de la fébrilité et son regard tait et fait entendre à la fois une autre voix. Grâce à ce rôle, Amanda vient de dépasser toutes ses concurrentes/partenaires de Mean Girls et Veronica Mars. Alors que Kristen Bell s’auto-parodie dans un décevant festival de super-héros, que Lindsay Lohan est… Lindsay Lohan et que Rachel McAdams continue à n'inspirer rien d’autre qu’un ennui poli – chez moi en tout cas – en quelques mois, Amanda partage la tête d’affiche d’une comédie musicale qui cartonne aux côtés de Meryl Streep, « cachetonne » auprès d’une bonne partie de la fine fleur des acteurs anglais, et tient l’un des premiers rôles d’un film signé par une scénariste fraîchement oscarisée. Ca aurait du m’étonner, mais finalement pas tant que ça. Jeunesse, talent et beauté, c’est un cocktail finalement pas si fréquent pour se faire apprécier.


2 Kaya Scodelario (Royaume-Uni, 16 ans)

Vue dans : Skins saison 2
Prochainement dans : Skins saison 3, et Moon avec Sam Rockwell et Matt Berry (The I.T Crowd)

Après la MILF, voilà donc le “jail bait” de la saison télévisuelle. Un peu comme Amanda Seyfried, cette jeune anglaise d’origine brésilienne a fait d’un challenge l’un des principaux atouts de son attrait. Dans cette fusion entre un Hartley, cœurs à vif déluré et un essai à la Larry Clark plus innocent, le personnage d’Effy devait compenser une grève tacite de la parole par un jeu de regard suffisamment expressif pour capter l’attention du spectateur, et la jeune actrice a relevé le défi avec beaucoup d’éloquence et une grâce de l’ingénue mêlée à la maturité précoce de son personnage. Qu’elle se réclame d’une certaine punk attitude (drugs, rock’n’roll mais pas sex non plus, enfin pas encore, faut pas abuser), qu’elle dissimule sous son silence une étonnante lucidité ou qu’elle apparaisse tous les quarante épisodes, elle n’en est pas moins devenue très rapidement une des valeurs sûres de la série. Il n’est pas vraiment après coup que de la table rase commandée par les créateurs de la série pour sa troisième saison, elle demeure la seule rescapée du casting original. Après tout, même si on est contraint de dire adieu à tous les autres, je n’étais pas personnellement pas encore prêt à me passer de mon magnifique regard bleu perçant , de sa démarche désinvolte mais très élégante à la fois et, voire surtout, de sa façon d’asséner des « wanker ! » à son frère avec son ô si délicieux accent.


1 Rose Byrne (Australie, 29 ans)

Vue dans : Damages saison 1
Prochainement dans : Knowing d’Alex Proyas (Dark City) avec Nicolas Cage et Damages saison 2

On est bien peu de chose, et mon amie la rose me l’a rappelée en treize épisodes. Treize épisodes au cours desquels j’ai pu assister à l’évolution de personnage la plus troublante, la plus subtile et la plus convaincante de toute la saison. Je lâche le mot « amie » car tout admirateur de Rose Byrne a eu l’impression pour la première fois de découvrir avant les autres l’éclosion de cette fleur. Cela a pu advenir dans Troy où, face à la joliesse quelque peu fade l’ex-mme Guillaume Canet et le corps huilé et bodybuildé de Brad Pitt, ses quelques scènes lui ont suffi pour se distinguer d’ un ensemble pourtant pas vraiment bon marché, Eric Bana, Brendan Gleeson et Brian Cox inclus, le véritable centre d’attraction demeurait dans son ses yeux de olf. Ca a pu remonter à loin – comme pour ma part dans sa composition d’aveugle dans The Goddess of 1967, être devant 28 semaines plus tard, son caméo dans Marie-Antoinette ou Wicker Park le remake américain de L’Appartement où elle partageait l’affiche avec Diane Krüger ( la meuf qui se fait du mal un peu) et Josh Hartnett . Vous me direz, face à ces deux endives, ça n’était pas trop dur. Par contre, là où elle avait fort à faire, c’est tenir tête à Glenn Close pour finir, cerise sur le gâteau, par carrément lui ravir la vedette. Patty Hewes est un personnage taillé à la démesure de Glenn Close, intelligent, frondeur, manipulateur et un poil machiavélique qu’évidemment l’actrice pourrait interpréter à la perfection dans son sommeil. C’est là où l’intelligence de Todd Kessler, ancien scénariste des Sopranos, a été de choisir pour à ses côtés une actrice pas forcément aussi évidente, mais qui en a suffisamment dans le froc pour ne pas se sentir d’afficher ses atouts sur sa face et sa plastique comme la bimbo du jour à Hollywood, et suffisamment de talent pour qu’on n’ait pas à s’emmerder dès que Mme de Merteuil quitte l’écran. L’écriture et la construction dramatique de la première saison de Damages posaient d’emblée le défi que la comédienne avait à relever avec ce rôle. Courant ensanglantée dans la rue, elle se réfugie dans un poste de police où, après des heures d’un mutisme stratégique, elle confesse avoir tué un homme. La saison parcoure à rebours le fil de cette intrigue en l’entrecoupant par le récit des premiers pas dans sa carrière d’avocate. D'abord, on se dit que l’actrice est bien trop douce et fragile pour convaincre dans cette trempette parmi les requins. Puis, au fur et à mesure que l’intrigue avance, se profile la métamorphose progressive du personnage, dont la narration nous rappelle cycliquement qu’une autre femme finira par voir le jour.

Mais si je suis la carrière de Rose Byrne depuis maintenant plusieurs années, ce n’est juste pour la subtilité et l’assurance de son talent de comédienne. La douceur préraphaélite ses traits, de son sourire, son visage harmonieusement si rond dont ressortent les yeux noirs si doux et d’une mélancolie absolument dévastatrice me font liquéfier à chaque fois. Sérieux, je la trouve désarmante. Rose n’a pas juste pour elle ce prénom propice à se faire réciter de la poésie au kilomètre et cette perfection plastique qui aurait pu tout aussi bien émaner du passé que de la promesse d’un futur radieux. Pourtant elle est très belle, oui c’est la plus belle, des fleurs de ce jardin.

22/07/2008

22/07/08 - 02:25

TV On The Barreaumètre : Cuizicuiz edition (part I)

Oui, alors deux semaines pour le foutre en un post, OK, mais ça ne veut pas pour autant dire « torcher ». C’est une liste assez évidente à mes yeux, enfin bien plus que pour les mecs en tout cas, tout simplement parce que dans cette catégories, les « dés ne sont déjà pipés » si je puis dire.

D'abord, à vrai dire, j’me suis dit « Mais qu’est-ce que ça peut vous foutre ? ». Sans vouloir être désobligeant, c’est quand même un endroit de mecs ici, mais attention, ça vient pas de nous, c’est juste que les filles sont dans l’ensemble moins geek. Bien sûr, il y a exception (et contradiction), mais dans l’ensemble, je trouve oui. Sans compter que même en ville, elles disposent moins d’espaces consacrés que nous. Puis, j’me suis dit : 1) « Il n’y a aucune raison valable pour apporter une pierre supplémentaire plus à l’ostracisme des copines. » 2) « Bah justement ! Vouer un culte aux nanas fait partie intégrante de notre héritage culturel ». Il en a toujours été un peu ainsi. Combien de fans de Gordon Scott pour des aficionados de Marylin ? De Prince pour Madonna, d’Edouard II pour Lady Di, de Pavarotti pour la Callas ? On pourrait disserter à loisir sur la nature et les origines de ce phénomène intergénérationnel, mais ce n’est ni le lieu ni le moment.

La raison pour laquelle cette liste a été plus agréable à constituer est que, de par les caractéristiques hormonales de son auteur, elle est bien plus raisonnée et dégagée d’affects. En effet, si on peut bien admettre griller quelques neurones pour le plaisir de reluquer le p’tit Henry dans The Tudors , aucune excuse n’est vraiment valable pour supporter les délires inconsciemment ( ?) réacs et misogynes de Marc Cherry dans sa série de femmes au foyer désespérées s’ils paraissent imbuvables à nos yeux – oui, vu son succès, c’est un avis purement subjectif. Il y a que la sexyness pure est beaucoup moins suffisante chez une femme que chez un homme pour capter l’attention, il faut un petit plus. Du charme, de l’humour, de la spiritualité, de l’élégance, de l’ironie… du talent aussi, bref, l’iconoclastie étant assez minoritaire dans notre univers, et la chasse à la muse monnaie plus courante, tout rentre finalement dans l’ordre. C'est en ça que cettte liste diffère un peu d'une liste "à la FHM". Par exemple, j'ai bien essayé d'y intégrer la très jolie Evangeline Lilly, mais, merde, c'est l'interprète de Kate quand même, y'a pas de quoi se toucher.. Cela dit... J'ai bien mis Jack dans celle des mecs... V'là pour la partialité donc! Après cette introduction assez, comment dire, hum hum, pas très succint, rentrons dans le vif du sujet.

10 Cobie Smulders (Canada, 26 ans)


Vue dans: How I Met Your Mother saison 3
Prochainement dans: How I Met Your Mother saison 4

Il n’y a vraiment pas de quoi se tortiller, Cobie est décidémment une chic fille – oui, oui, j’ai un p’tit faible pour les expressions surannées. Elle est le centre névralgique de ce qui sans elle, n’aurait été qu’une sympathique mais anodine copie de Friends. Vous me direz, elle a pourtant comme partenaire à l’écran le formidable, que dis-je, le « légendaire » Neil Patrick Harris, qui mérite bien tous les lauriers qui lui sont tressés – et pas juste pour être un des rares acteurs hollywoodiens à n’avoir jamais caché son homosexualité, vous n’aurez qu’à acheter le DVD de Dr Horrible à sa sortie s’il faut vous convaincre. Oui, mais elle a aussi les insupportables Jason Segel, Josh Radnor et Alyson Hannigan alors bon. C’est surtout que Cobie fait preuve avec le personnage de Robin d’un excellent timing comique, d’un sens de l’auto-dérision qui a offert aux scénaristes de la série leurs plus belles heures, et d’une beauté décuplée par son air à la fois classique et singulier, familier et iconique, sain et piquant. Enfin, Robin parvient à s’extirper avec une facilité déconcertante de tous les clichés de bimbo comme Hollywood aime en produire à la pelle. On comprend alors tout à fait un certain Joss Whedon qui l’avait choisie comme sa « Wonder Woman », lorsque le projet fut entre les mains du papa de Buffy. Occasion ratée, certes, mais nul doute que de belles heures sont promises pour l’avenir de la ravissante Robin Sparkles.



9 Tricia Helfer (Canada, 34 ans)



Vue dans : Battlestar Galactica saison 4
Prochainement dans : Battlestar Galactica saison 4 (la fin-fin) et actuellement dans « Burn Notice »

On pourra reprocher bien des choses aux créateurs du nouveau Battlestar Galactica , ce qu’on pourra difficilement leur reprocher, c'est son directeur de casting. En effet, si la race humaine venait à être exterminée par des machines qui auraient pris les formes du oh-so-yummy…. (oops ! spoiler un peu !) ou de Tricia, je vois bien déjà les rangées de têtes se mettre gentiment en ordre pour se faire couper. Pourtant, il n’y a rien de plus intimidant qu’un top-model de chez Ford d’1m80, voire rien de rebutant. Seulement voilà, le rôle de n°6 a offert à Tricia l’opportunité de travailler sur une palette d’émotions et une gamme de jeu très rarement dévolus à un mannequin – dans ta gueule, Milla Jovobitch et ses avatars ! Et surtout, parce que ça ne garantit pas pour autant qu’elle arrive à surmonter le défi, elle s’en sort avec une versatilité et un talent patents. C’est encore plus ostentatoire dans la première partie de la dernière saison de BSG. Il n’est pas donné à n’importe qui d’interpréter avec conviction plusieurs personnages à la fois « identiques » mais qui répond à un certain angle de déclinaison. Et le dernier avatar de Number Six est peut-être le meilleur qu’elle ait eu à composer jusqu'ici. La série touchant à sa fin, il serait grand temps que les grand pontes hollywoodiens ouvre les yeux sur cette actrice sans s’arrêter sur sa plastique impeccable – même si j’imagine bien que ça ne doit pas être forcément évident pour l' hétéro alpha– et de réaliser que cette femme a toutes les cartes en main pour grapiller un peu du territoire de l’intouchable Charlize Theron – qui continue de film en film à gâcher son talent hélas. Et même si cette dernière réside une orbite un peu distincte, qu’on se débarrasse au moins de cette connasse de Jovobitch une fois pour toutes, je vois pas qui s’en plaindrait – oui, je m’acharne un peu depuis avoir été confronté par l’arrogance et l’égocentrisme cocaïné de cette aberration du monde des « comédiennes » depuis une certaine soirée dans une certaine boîte. Tricia mérite vraiment que l’industrie s’intéresse plus à elle.

8 Blake Lively (Etats-Unis, 20 ans)

Vue dans : Gossip Girl saison 1
Prochainement dans : Gossip Girl saison 2, The Sisterhood of Traveling Pants 2 (suite de Quatre Filles et un jean), New York, I Love You (film collectif sur le mode paris, je t’aime ) et The Private Lives of Pippa Lee de Rebecca Miller avec Robin Wright Penn, Julianne Moore, Winona Ryder, Monica Bellucci, Maria Bello, Alan Arkin, Keanu Reeves… Genre ça va quoi.

Je suis un peu déboussolé mais je n’ai toujours pas à l’heure actuelle réussi à « vraiment » rentrer dans le nouveau teen-show de Josh Schwartz, c’est d’autant plus frustrant qu’lors tout le monde à l’époque se foutait de ma gueule parce que j’étais attaché à The O.C. , ces mêmes assaillants ne se gênent pour la plupart pour porter aux nues Gossip Girl , le teen-soap de la CW qui occupe la case horaire auparavant dévolu à Veronica Mars (je sais, c’est déjà une raison suffisamment pour le prendre en grippe) . Et moi, j’en reste un peu comme deux ronds de flancs. Je ne vais pas non plus aller jusqu’à dire que la série de la FOX était un chef d’œuvre – la moitié de la série, à savoir la saison 2, puis 3, était à jeter à la poubelle, mais au moins, elle avait pour elle un certain charme, d’excellents personnages (Juju et Summer quoi !), et une certaine lucidité étonnamment radicale qui l’avait fait se débarrasser comme d’une vieille chaussette son plus gros boulet, à savoir l’irritante Mischa Barton. GG n’est pas complètement mauvais, mais juste téléphoné, assez fade, et manque de charisme et d’ambition. Pourtant, si je suis arrivé à tenir jusqu’au bout, ce n’est étrangement pas tant pour la vipère manipulatrice brune B. – qui sur le papier, partait assez favorite dans mon cœur de midinet – que pour la compatissante et gentille héroïne blonde S. En dépit de cette caractérisation peu flatteuse de prime abord, Serena, le personnage de Blake, est rapidement très attachant. Alors que Mischa n’est jamais parvenue à insuffler une once de sympathie (et de distanciation) dans son emploi de Jeune-Blonde-Friquée-Mais-Tu-Sais-Etre-Une-Femme-Libérée-Tu-Sais-C’est-Pas-Facile. Blake ne cherche pas à camoufler sous des airs hautains une gaucherie potentielle, mais tâche plutôt de composer avec. Cela confère à son personnage une aura de sympathie immédiate, rehaussée par un voile de fragilité dissimulée sous une spontanéité non feinte. C’est typiquement le cas de La Plus Belle Fille Du Lycée qui gagnait des points en protégeant néanmoins le petit garçon chétif tête de turc des Gros Cons Pas Emancipés. La réussite de la série vient donc en grande partie de s’articuler autour de cette figure à la simple et assez sophistiquée. C’est donc sans grande surprise que, malgré son jeune âge, la carrière de Blake se distingue déjà de celles de ses frères (le coloc vidéaste voyeur de Jenny dans The L Word ), sœurs (la croqueuse de diamants de Twin Peaks ) et autres papas tous dans le métier. Fraîche, oh so fraîche .

7 Adrianne Palicki (Etats-Unis, 25 ans)


Vue dans : Friday night Lights saison 2
Prochainement dans : Friday night Lights saison 3 et Legion avec Paul Bettany, Dennis Quaid, Kate Walsh et Willa Holland

C’est un peu con, le post dithyrambique envers le personnage de Tyra Collette aurait vraiment eu eu sa place en saison 1. Malheureusement, Jason Katims, le créateur de la série, a eu la mauvaise idée de partir à la pêche à l’audience avec une intrigue grotesque sortie tout droit d’un One Tree Hill à la sauce cop-show de CBS, et laisse dans la bouche du spectateur un goût un eu amer qui était prêt à marquer du sceau du « culte » une série qui aurait été simplement parfaite si elle avait été annulée en fin de première saison – ce qui aurait dû être le cas si la série n’avait pas été portée aux nues, à juste titre, par la critique. J’ai donc un souvenir un tant soit peu diffus de ce qui conférait au personnage de Tyra sa valeur iconique. Mais pour faire vite, elle a subtilement déjoué tous les griefs qu’on aurait pu imputer à un personnage de Petite Copine Blonde, à l’instar d’une Blake Lively. Tyra est (était ?) drôle, cynique, doté d’un fort caractère, d’un franc-parler, et assez hors-norme par rapport à ce qui est en général requis aux attraits physiques d’une actrice dessinée comme Adrianne. Avec un peu de chance – même si je n’y crois plus – je reviendrais peut-être pour dire que finalement, non, Friday Night Lights est redevenue le digne et inattendu héritier d’une tradition post-steinbeckienne qui pose un regard neuf et original sur la très très middle-class américaine et les laissés pour compte de la course au Succès harassante et incessante qui, comme chez nous, offre dans le sport, une des rares opportunités de se départir du carcan. Et pour dire que je jetterais du lit le coach Taylor et sa femme, la Plus Formidable Maman Idéale sur le petit écran actuellement. Et encore moins Tim et Tyra – s’ils se résolvent, ce qui ne m’étonnerait mais alors guère, à les remettre ensemble. Une chose est sûre, j’ai assez hâte qu’Adrianne se voit offrir d’autres rôles à la hauteur de son bonne… hum je veux bien évidemment dire talent.

6 Kristen Bell (Etats-Unis, 28 ans)

Vue dans : Heroes saison 2, Gossip girl saison 1 (la voix-off, c’est elle), et Sans Sarah, rien ne va de l'écurie Judd Apatow
Prochainement dans : Heroes saison 3, Gossip girl saison 2, When in Rome avec Angelica Huston, Danny de Vito, Will Arnett, Jon Heder et Josh Duha(hmhmhmmhmhmhm)mel, Serious Moonlight (d’après le dernier scénario de la regrettée Adrienne Shelly) avec Meg Ryan et Timothy Hutton.

Je ne sais pas s’il y a vraiment besoin de présenter Kristen Bell depuis Veronica Mars . Si oui, je crierais bien « Honte à… » mais non. D’abord, on peut toujours ne pas apprécier les pérégrinations de cette néo-Philip Marlowe courte sur pattes (1m55 quand même), on peut lui préférer comme icône une certaine tueuse de vampires dont le personnage est paraît-il assez proche (pas vu, donc peut pas juger), trouver la série pas à la hauteur de sa réputation culte… Bref, c’est une question de goûts avant tout. Par contre, là où je sortirais (un peu) les griffes, c’est dans le cas où vous me diriez qu’elle vous a "ébloui" dans la saison 2 d’ Heroes . La série de Tim Kring est très très vite passée de gentillet et inoffensif pain béni pour geeks et fans de comics de tout bord en grosse meringue largement surestimée (beaucoup plus, par exemple, que Lost , qui n’est pourtant pas vraiment un modèle d’écriture) et ô combien ridicule et fatigante. La série est devenue tellement mauvaise qu’elle arrive à gâcher l’introduction du personnage d’Elle, le personnage de Kristen qui aime bien jouer avec l’électricité, et pire, sa caractérisation. Elle en rajoute beaucoup trop dans sa composition de méchante espiègle, aguicheuse et potentiellement venimeuse pour inspirer un semblant de crédibilité, et, pour la première fois de sa carrière, Kristen est tout simplement antipathique – alors qu’elle avait même réussi à préserver un semblant de dignité dans le mauvais (mais ça surprendra qui ?) remake américain de Kairo , le film d’horreur japonais de pas-Akira Kurosawa- mais-un-nouveau. Heureusement, la petite fée de la comédie américaine du moment, à savoir le très sympathique judd Apatow, a décidé de l’extirper de la pente glissante que prenait la carrière de Kristen de l’après-VM (et dans le même coup, à ressusciter celle d’une autre laissée pour morte du petit écran,Mila Kunis de That 70’s Show ) et ouf, on peut enfin reprendre son souffle, le talent de Kristen est encore intact. En même temps, me direz-vous, elle a de loin le rôle le mieux écrit de Forgetting Sarah Marshall et c’est pas trop dur face à une Mila Kunis indéniablement mignonne mais au jeu – et à la caractérisation- ô combien livide et à cette endive de Jason Segel d’ How I met Your Mother , qui quand bien même ayant signé ce scénario s’inspirant largement de sa relation (et de sa rupture donc) d’avec Linda Cardellini, ne parvient néanmoins pas plus que dans la sitcom de CBS à inspirer plus que l’envie d’enfiler les baffes à la suite sur sa gueule de grand navet. Le personnage de Sarah parvient avec surprise à ne pas tomber dans le cliché de la Garce Intégrale et Blonde De Surcroît. C’est surtout le personnage de la Gentille et Parfaite Brunette Improbable qui est écrit avec les pieds, mais, quand bien même Sarah est bourrée de défauts, ou justement car elle échappe au portrait manichéen, elle est un personnage beaucoup plus crédible, proche de la réalité et complexe que la Gentille Brune, et aussi paradoxalement plus intéressant que celui de Katherine Heigl dans Knocked Up - en même temps, l’Izzy de Grey’s Anatomy étant tellement in-sup-por-ta-ble que bon, j’suis p’têt un chouia biaisé. En tout cas, ça fait plaisir de reprendre confiance en la carrière de Kristen après qu’elle ait signé dans Heroes , j'ai du coup envie d’y re-croire. Bon, elle n’a pas encore le cul aussi béni que son ex-collègue – comme on le verra plus tard – mais c’est déjà pas mal du tout je trouve.

Après la deuxième partie, du rosbeef dans l’assiette et un saut dans le futur proche.

08/07/2008

08/07/08 - 02:11

Coupil' piano





Boy, Interrupted: Alexandre Desplat, Terry Riley, David Shire, Gastr Del Sol, Porn Sword Tobacco, Yasushi Yoshida, The Dead Texan, Gregg Kowalsky, Yo La Tengo, Peter Broderick, Bersarin quartett, Elmer Bernstein, The Cinematic Orchestra, Svarte Greiner.

07/07/2008

07/07/08 - 03:33

Ah bah oui putain on another day c'mon c'mon

Rhooooooooooooooooooooooooooooooooooo!


Mes p'tits chéris sont de retour yoo-hoo! Enfin ils sont pas encore "tout à fait" de retour cela dit... Et comment un enthousiasme peut retomber vite... La série ne reviendra vraiment qu'en mars 2009. Alors, pour patienter, FX a gentiment concocté une mini-saison supplémentaire: pour promouvoir la saison, il y aura un épisode "bonus" sous la forme d'une bande de dix mini-sodes. Les minisodes sont moyennement une bonne idée. Ils peuvent se révéler absolument nazes ("The Office"), pas vraiment excitants ("Battlestar Galactica"), suprennament aguicheurs ("Lost") mais en fait ils sont la plupart vains et ne suscite rien de particulier. Dans le cas des pompiers des New-York en tout cas, c'est pour l'instant très réussi. Certains critiques ont parlé de "Rescue Me" comme d'une version masculine, hétéro et dramatique de "Sex & The City" et ça colle parfaitement je trouve, sauf qu'il y a une dimension familiale beaucoup plus forte et surtout existante en fait. Chez ces mecs, on jure, s'aime, se cogne, se plante, ment, meurt, crache, rit, baise avec la même violence à la fois douce-amère, naturelle et ironique, alors on aborde le quotidien comme tel. Ce qui me manquait surtout c'était vraiment les dialogues de Leary, Tolan et leur équipe, d'un impact si puissamment drôlatique, éloquents et mélancoliques. Putain bonjour l'emphase quoi. Et Sean. Et Probie. Et Lou. Enfin bref... Je suis à court de mots, je suis juste ravi de retrouver mes p'tits pompiers préférés.^^

06/07/2008

06/07/08 - 22:43

TV on the barreaumètre: Henry

1 Henry Cavill (Royaume-Uni, 25 ans)




Vu dans : « The Tudors » saison 2
Prochainement dans : « The Tudors » saison 3, et le prochain Woody Allen avec Evan Rachel Wood, Larry David et Patricia Clarkson

Ca y est, l’exorcisme de ces enculés de beaux gosses qui m’ont fait mal aux mirettes touche enfin à sa fin. Je n’ai jamais aimé libidiner sur des beaux gosses qui se croient probablement sortis de la cuisse de Jupiter, mais, lorsque comme, celui-ci qui occupe la première place du classement, ils monopolisent mes sujets de discussion- quand je devrais parler de la guerre au Darfour ou de l’inflation galopante, il faut que ça sorte de ma poitrine. Je n’ai pas grand-chose à raconter sur Henry Cavill, j’ai probablement plus à lui en vouloir que le remercier. D’abord, à cause du pilote de « The Tudors », http://www.acausedesgarcons.com/2007/05/post.html , j’ai « dû » me taper deux saisons entières de cette bouse qui marie la pompe à la Josée Dayan à l’inertie grandiloquente de la saga des Newman vs. Abbott. Vous vous rappelez la tête que faisait Cate Blanchett aux derniers Oscars lors du passage du clip d’ « Elisabeth : The golden age» avant la nomination de la Môme meilleure actrice ? Ben voilà, c’est la même que la mienne devant cette dinde, sauf que je ne suis pas un des ces innombrables kiwis aux pieds desquels Hollywood se prosterne depuis la fin du siècle précédent. Je n’ai donc aucune raison d’être indulgent à l’égard de Michael Hirst, scénariste responsable de ces deux « choses ». Henry n’a pas encore eu la chance d’un James McAvoy qui a bénéficié du talent de Paul Abbott (« Touching Evil » « Shameless », « State Of play ») pour se faire les dents sur du matériau un tant soit peu digne, pour un « Twilight » bien plaisant – car signé par Matthew « Layer Cake » Vaughn, il a entre autres jusqu’ici du se taper une pauvre adaptation de la légende de Tristan et Yseut, du « Hellraiser 36 » directement passé par la case vidéo-club et donc cette adaptation de la vie d’Henry VII, et encore, toujours en tant que second couteau. Vous me direz, il est encore le bougre, certes, il peut encore se rattraper, oui, mais ce sera certainement pas aux côtés de Dominic Purcell - aka Lincoln Burrows de « Prison Break », OK, on peut pas avoir Daniel Day-Lewis dans tout projet hollywoodien mais bon ugh, ça fait mal là où ça se passe – dans le prochain thriller horrifique de joel Schumacher – qui, à défaut, de toucher une bille à la caméra, s’arrangera sûrement pour faire enchaîner les acteurs qui se feront fouetter leurs dos nus et bodybuildés pour « l’amour du cinéma » - qu’il va remonter la barre.



Heureusement, à l’instar de son pote à l’écran Jonathan Rhys-Meyers – qui manque le classement donc grâce au « talent » d’Hirst qui n’a pas compris qu’on ne peut pas faire cabotiner tous les acteurs comme s’ils étaient tous les dignes successeurs de Charles Laughton – il pourra peut-être enfin trouver son salut dans le prochain Woody Allen – même celui qui libidine sur les petites starlettes blondes d’Hollwood n’est plus vraiment le même qui dressait de si beaux portraits féminins avec l’aide de grandes dames telles que Diane Keaton, Judy Davis ou Mia Farrow –aux côtés De Larry « sans son nombril » David et Evan Rachel Wood. A moins qu’il n’arrive à passer à enfiler le costume de James Bond – pour lequel il avait auditionné mais était encore trop jeune à l’époque – à la fin du contrat de Daniel Craig, ou tout autre rôle de surhomme qui lui offrira le fandom à la mesure de son charme – il avait auditionné sans succès pour le reboot de Batman par Christopher Nolan aussi. En tout cas, tout comme Charlotte avait concocté une tirade bien sentie si elle venait à croiser le chemin de mr. Big, j’ai également pour ma part travaillé ma réplique phare de mon remake tout personnel de « Quand Saddy rencontre Henry ». Bon, je vais pas lui sortir « je maudis le jour où tu es né » - faut p’têt pas abuser non plus, non, tout d’abord 1) je lui roulerais la pelle de sa vie comme il n’en a jamais connu jusqu’ici 2) devant son visage ébahi, je lui flanquerais une grosse baffe en lui assénant « Non mais t’as pas honte de me faire çà ? De me faire rabaisser mes standards artistiques juste pour t’entrapercevoir dans deux-trois scènes écrites avec les pieds ? Et surtout, SURTOUT, d’avoir cette putain de gueule que t’as, qui rafle 50% de la sexyness en ce monde ? Non mais SERIEUX quoi ???!!! » Voilà, en fait, c’était l’objet ultime de tous les épanchements de ces dernières semaines, ce message adressé au prototype pur de l’Apollon intemporel. Je ne t’aime PAS. Enfin, du moins, jusqu’à ce que tu me donnes une raison valide de me noyer dans tes yeux et ton sourire sobrement espiègle à l’écran. Heureusement, t’es encore suffisamment vert pour qu’on puisse y croire sans que ce soit peine perdue.



Voilà, ainsi se clôt ce chapitre éprouvant consacré à la sueur et au sperme, je vais enfin pouvoir me consacrer à la grâce, au charisme et au talent des copiiiiiineuh !


Duh !

06/07/08 - 22:37

TV on the barreaumètre: Tahmoh, Michael

3 Tahmoh Penikett (Canada, 33 ans)
Vu dans : « Battlestar Galactica » saison 4
Prochainement dans : « Dollhouse » de Joss Whedon



2 Michael Trucco (Etats-Unis, 38 ans)
Vu dans : « Battlestar Galactica » saison 4



Aussi loin que puisse aller ma geekitude féroce, je n’ai jamais voué à BSG le culte hystérique dont il a fait l’objet au cours de ses quatre saisons. Le mythe bâti autour de la série qui aurait révolutionné l’appréhension de la SF par le petit écran n’a jamais eu vraiment effet sur moi. Pour sûr, le brassage des thèmes et genres qu’elle se targue de convoquer aurait pu donner quelque chose d’assez intéressant voire exceptionnel… s’il était accompagné d’une véritable maîtrise. En l’occurrence, le tuning de la série kitschos de la fin des 70’s du créateur de « Magnum » (beh oué) met surtout en relief le CV du nouveau chef de chantier. Il est indéniable que Ronald A. Moore, qui a fait ses gammes dans un des énièmes reboots de « Star Trek », et son équipe ont la main sûre quand il s’agit de mettre en image des morceaux de bravoure de pure SF comme on les affectionne, ou, après avoir contribué aux heures de gloire de la « Caravane de l’étrange », de développer la dimension purement mythologique de l’histoire des rapports entre l’homme et la technologie, mais passées ces deux sphères, la série se plante allègrement quand il s’agit de mettre en parallèle les enjeux socio-politiques de notre civilisation– qui semble quand même être la vocation majeure de la série. On aura beau me dire, mettre en scène des conflits extrêmes « si proches de ce que nous sommes à l’heure actuelle en fait, t’as vu » ne consiste pas à bricoler des cliffhangers outrés résolus de façon résolument absurde en deux coups de cuillère l’épisode suivant, à initier des pistes et introduire des intrigues pour qu’elles se voient laminées par une lobotomie des scénaristes – et des personnages - ponctuelle et bien pratique, à illustrer la complexité des rapports humains par des histoires sentimentales gluantes qu’on croirait tout droit d’une production Aaron Spelling. Chef-d’œuvre matricielle du genre ? Certainement pas ! Bonne petite série de SF quand les mecs savent où ils vont et quel chemin emprunter ? La quatrième (et dernière) saison de la série me rassure pas mal sur le sujet jusqu’à présent, et ça, c’est cool car ça fait un moment que j’avais de dire quelque chose comme çà.





L’autre point sur lequel se distingue, c’est ses interprètes. Fini l’ère des Bela Lugosi aux oreilles pointues et autres créatures maquillées comme une oeuvre de vieillesse d’un vieux maître du giallo – bien que « Babylon 5 » fut une excellente œuvre de SF tout comme son créateur qui, je l’espère, nous le démontrera une nouvelle fois dans le prochain Clint Eastwood dont il a signé le script, la série au du s’adapter aux exigences des lecteurs de FHM et d’une certaine frange du lectorat de Men’s Health. Les premiers se délecteront de la présence de la fabuleuse Number Six, incarnée pour la nouvelle génération sous les atours sculpturaux du mannequin Tricia Helfer, de Grace Park ou voire de la magnifique présidente, les seconds ont aussi largement de quoi faire. Alors, évidemment, on pourrait s’attendre à une énième célébration de la fameuse http://www.truveo.com/The-Famous-Towel-Scene/id/2649385333 « scène de la serviette », qui, pas besoin de tomber dans l’hypocrisie non plus, m’a forcément interpellé, mais, comme la plupart des personnages humains de la série, le personnage de Lee ayant rapidement évolué en une grosse somme de contradictions qui l’a transformé en âne buté et antipathique, n’a plus beaucoup d’effet sur moi, tout comme les jolis muscles et le caractère frondeur du capitaine « mais-ta-gueuleeeeeeeuh-connasse » Starbuck . Reste dans ce tableau peu flatteur et, on l’espère, pas tant représentatif de l’humanité , quelques exceptions, dont les personnages campés par les deux acteurs qui investissent le tiercé de tête de ce classement. Peut-être est-ce dû au fait que tous deux sont mariés à des Cylons ou à des Grosses Connasses, ce qui leur apportent un peu de nuance dans leurs comportements et d’empathie à leurs égards sans doute, peut-être est-ce aussi dû que leur présence à l’écran n’est indéniablement jamais hum… comment dire… vraiment désagréable. Bon, il n’y a pas que ça – encore une fois, la dernière saison redresse nettement la barre de la série – mais quand même, ça le fait un peu. En attendant, puisque l’heure de la série a pratiquement sonnée, on souhaite le meilleur pour l’avenir de « Dollhouse », la nouvelle série du papa de Buffy – à savoir ne pas être annulée au bout de sept épisodes comme la plupart des seules œuvres honorables de la chaîne Fox, et qu’on ne me tanne pas avec les aventures ridicules du néo-Charles Bronson connu sous le nom de Jack Bauer, et une caractérisation aussi « avantageuse » du personnage de Tahmoh Penikett. Et si quelqu’un pourrait se soucier de ce pauvre Michael qui attend toujours qu’on lui file les clés de sa reconversion, il vous en serais bien gré !


03/07/2008

03/07/08 - 22:41

TV on the barreaumètre: Eddie

4 Eddie Cibrian (Etats-Unis, 35 ans)
Vu dans : « Criminal Minds » saison 3 , « Dirty Sexy Money » saison 1, « Samantha Who ? » saison 1, « Ugly Betty » saison 2, et pas vu dans “Football Wives” hélas :/
Prochainement dans: “Ugly Betty” saison 3



Cela fait un bon moment que, telle une bande-son signée monsieur Desplat, une photographie d'Harris Savides ou un thé de chez Mariages frères, cet acteur américain d'origine cubaine s’est imposé comme une valeur sûre du petit écran américain. Bon, d’un côté, je ne dis pas « valeur sûre » comme un scénario de Steven Zaillian ou un remix de Stuart Price, vu que la chance ne semble pas être dans le firmament de l’acteur. Depuis la fin de « Third Watch » («New York 911 »), le pauvre bougre ne cesse d’enchaîner échec sur échec : « Tilt », « Invasion », « Vanished », et le pire de tous, l’avortement de l’adaptation américaine du mythique soap anglais bourré aux amphéts – ou à la coke plutôt – « Footballers’ Wives », pourtant écrite par un scénariste d’ « Ugly Betty », produite et réalisée par Bryan Singer – tu parles d’un mythe pédé en devenir ! Même Taye Diggs, porte-poisse de longue date, ne draine pas autant de nuages noirs. A qui la faute alors ? « Alerte à Malibu » et « Sunset Beach », ça n’en jette pas assez sur un CV ? Si l’on se réfère à ses (nombreuses) apparitions dans la saison passée, il faut croire que si pourtant , et probablement même beaucoup trop.



Ainsi, pendant ces derniers mois, le téléphone d’Eddie s’est beaucoup apparenté à « Allo-Dildo ». Sans même avoir vu « Criminal Minds » et « Samantha Who ? », rien que ces apparitions dans « Dirty Sexy Money » et « Ugly Betty » étaient suffisamment éloquents à ce sujet.



Facettes du talent d'acteur d'Eddie

Personne ne vous reprochera de courir sur la plage au ralenti en short et torse nu, mais après, il faut pas non plus s’attendre à une lobotomie partielle du spectatorat, ni à ce que Woody Allen ou Sam Mendes soient pendus à l’autre bout de fil pour vous proposer une adaptation western d’ « En attendant Godot » ou une grande fresque intimiste avec Kate winslet en partenaire . D’un côté, il n’a pas trop l’air de se plaindre et son téléphone continue à sonner toujours aussi abondamment. On ne se demande pas trop pourquoi. En attendant, on continue de prier pour que « Football Wives » soit ressuscitée, que Tanya Turner y continue à prendre de la coke toutes les cinq minutes, quand l’écran n’est pas envahi par perturbé par des crimes, des coucheries en veux-tu en voilà, des bébés hermaphrodites, des rebondissements et twists qui feraient bouffer Joss et JJ leurs pools de scénaristes, et évidemment, des gros plans incessants de fessiers de footballeurs sous les douches. Dis donc, Bryan, qu’est-ce qui t’a pris de proposer çà à ABC aussi ?



Une autre facette du talent d'Eddie

Après avoir abordé le tiercé de tête, et pour faire sur-chier la clique envahissante de pédés misogynes qui courent les rues, je m'attellerais à la célébration de l'univers merveilleux des nanaaaaaaaaaas :) !

02/07/2008

02/07/08 - 23:09

TV on the barreaumètre: Jonny Lee

5 Jonny Lee Miller (Royaume-Uni, 35 ans)

Vu dans : « Eli Stone » saison 1
Prochainement dans : « Eli Stone » saison 2, « Endgame » de Pete Travis (« Angles d’attaque") avec William Hurt, Chiwetel Ejifor et Derek Jacobi



J’ai beau n’avoir rien contre elle, mais à en croire le visage émacié de Brad Pitt et la calvitie naissante de Jonny, Angelina Jolie doit être un tant soit peu nocive pour la santé, c’est ça ou la jalousie rampante – ou les deux. Ou encore une filmographie assez peu folichonne depuis la révélation il y a douze ans (déjà PUTAIN ?) de sa frimousse dans le « Trainspotting » - rappelez-vous de "Sick Boy" le blondinet - de Danny Boyle – encore qu’à côté de sa déchéance à celui-là, ça reste décent en comparaison. «Æon Flux », « Dracula 2000 », « Profession profiler »… Il n’a pas eu beaucoup plus de chances pour sa première tentative d’incursion à la télé américaine, « Smith » se voyant annulée au bout de sept épisodes malgré un potentiel prometteur (pour du CBS, je précise).

Autant dire qu’on allait difficilement miser nos billes sur « Eli Stone » : des avocats, Dieu, la Mutante, Tom Cavanaugh… Heureusement, il y a un peu plus : Daddy Bristow, Loretta Devine, Parker de « Veronica Mars » et… George Michael ! En même temps, faut pas non plus s’attendre à une révolution : « Eli Stone » est ni plus ni moins qu’un remake à peine déguisé d’ « Ally macBeal ». Sauf que, troquant Boston pour San Francisco, il faut faire couleur locale : George Michael en running-gag et guest star en lieu et place de Barry White, des passages de comédie musicale forcément plus réussis – mention spéciale au papa de Sydney Bristow, et un beau p’tit lot en lieu et place de la souris de laboratoire. Et puis, y’a eu la grève, alors… on a pas été trop regardant. Loin des charges pro-libérales d’Alan Shore et du machiavélisme ambiant de « Damages », « Eli Stone » est une série gentillette à laquelle on finit peu à peu à s’attacher (un peu). Les hallucinations sont drôles, les personnages, parfois assez caricaturaux, n’inspirent jamais réellement de mal au bide, et la dynamique en demi-teinte confère au final assez d’humilité et de sympathie à l’ensemble. Rien de bien excitant pour avoir une envie folle de les retrouver à la rentrée, mais la curiosité sera probablement de mise. Quant à Jonny Lee Miller, s’il paie aujourd’hui le prix des teintures peroxydées façon punk, il n’en garde pas moins une jolie p’tite frimousse dont on ne se ferait pas prier pour pincer les joues.

02/07/08 - 03:33

TV on the barreaumètre: Blair

6 Blair Underwood (Etats-Unis, 44 ans)

Vu dans : « In Treatment » saison 1, « Dirty Sexy Money » saison 1, « The New Adventures of Old Christine » saison 3
Prochainement dans: “Dirty Sexy Money” saison 2



Dirty Sexy Chocolat

Le pari de Blair Underwood semble de vouloir s’imposer de plus en plus non pas comme une version au rabais de Denzel Washington, mais plutôt comme son faux jumeau du petit écran. Denzel a un parcours hollywoodien classique : des petits rôles au cinéma et dans des téléfilms, un rôle principal dans une série à succès, le « med show » de Tom Fontana (« Oz ») « St Elsewhere », une consécration dans le « Glory » d’Edward Zwick qui lui vaudra son premier Oscar puis la carrière qu’on lui connaît. Blair, qui a percé dans «La Loi de Los angeles » , avec sa gueule, n’a pas eu besoin de se faire prier pour qu’on l’invite sur le grand écran mais semble avoir vraiment trouvé ses repères à la télévision. Et quels repères ! Il est assez ironique qu’un an après son auto-parodie dans l’affreux « Full Frontal » de Soderbergh, le tome 2 le « révèle » au reste de la terre à l’orée de ses quarante ans dans une des scènes les plus marquantes de « Sex & The City » (celle de l’épisode 11 de la saison 6). Du coup, on est gentil, et on est prêt à oublier par « LAX » pour passer passe directement à la saison qui nous concerne. C’était pas très dur, il était Partout.

Dans « Dirty Sexy Money » d’abord, il campe un businessman milliardaire en laquelle de la patriarche de la famille Ewing version upper-class new-yorkaise trouvait son ennemi juré. «DSM » a beau être bourrée de défauts, elle a aussi quelques bonnes idées comme celle à double-tranchant un « vilain » qu’on a quand même moyennement envie de détester. « Old Christine », actuellement en clair sur Canal, a quand à elle tout compris, en exploitant son charisme assez dévastateur tout autant que ses aptitudes comiques. Comme si cela ne pouvait suffire à notre bon plaisir – et aux mirettes, le meilleur reste à venir avec son rôle dans « In Treatment ». Ce remake d’une série israélienne est l’une des réussites majeures de la saison passée : son dispostif assez expérimental avec sa cadence très particulière (43 épisodes cette saison), son ascétisme théâtral et la puissance tacite des évènements agissant en sourdine installe une intimité et une addiction aussi immédiate que, du coup, son éventuel rejet. Blair y incarne Alex, un pilote de l’armée américaine consulte Paul, psychiatre campé par Gabriel Byrne, car, après avoir bombardé une école irakienne comptant en son sein seize enfants, ne ressent pas une once de culpabilité. Tous les échanges entre Paul et ses patients sont chargés de compétitivité, mais parmi eux, c’est le personnage de Blair qui le confronte le plus frontalement. Le script exploite finement la gestuelle de personnage pour amplifier le point de vue de Paul, et, rôdé par DSM, Blair peint avec aisance son arrogance autant qu’il parvient à investir sa dimension dramatique. En quelque mois, l’acteur a touché à tout, convaincu et a du coup beaucoup amplifié son capital « sympathique ». Le non moins sympathique Taye Diggs, quant à lui, en attendant de se voir proposer de bons rôles, doit en attendant son heure se contenter de jouer les seconds couteaux dans le spin-off de « Grey’s Anatomy ». « Dark, very intense, balanced, unique, mysterious, an intense body, delicate and smooth…” Les publicistes de Nespresso doivent déjà être aux aguets.

18/06/2008

18/06/08 - 20:30

TV on the barreaumètre: Matthew

7 Matthew Fox (Etats-Unis, 42 ans)

Vu dans : « Lost » saison 4, « Angles d’attaque »
Prochainement dans : « Lost » saison 5, et actuellement à l’affiche de « Speed Racer » des frères Wachowski



Matthew Fox, comme un bon vin, ne cesse de se bonifier au fil des années. Et pourtant, il n’y a pas plus insupportable et imbu de sa personne que le Dr Jack Shepard (qui doit probablement croire que son nom est « Sheperd », littéralement). Ironiquement, ce côté hautement agaçant du personnage en fait beaucoup pour son sex-appeal, à chaque scène, on s’attend à ce que Juliet, Kate ou, mieux encore, Sawyer, lui annone tout d’un coup « Shut the fuck up, you egomaniac prick and lay the fuck down !! ».

Jack a donc le charme des gros cons bien sûrs d’eux-mêmes à qui on aimerait apprendre l’humilité selon les diverses méthodes les plus à mêmes de réjouir l’exécuteur, un peu comme une fellation administrée à un connard homophobe uniquement de circonstance qui tout à coup se révèle sous son vrai jour en offrant son fessier en demande. Comme le disait l’autre, « on est p'têt à genoux, mais on les tient par les couilles ». C’est un peu dommage pour Matthew, qui doit être une crème hors-écran mais un rôle comme ça a tendance à vous coller à la peau hélas – ou pas tant que çà hélas, du coup. Bon, il peut pas trop se plaindre non plus, avec ses tatouages mystérieux et mettant si bien en valeur ses jolis biceps, ses t-shirts constamment ras du corps trempés à la sueur, et sa position en tête d’affiche d’une série de JJ Abrams qui réussit à ne pas (trop) tomber dans le nawak en 4e saison et susciter toujours autant d’excitation. Au moins, au contraire de George Clooney, il pourra rester jusqu’au bout de la série et évaluer tranquillement ses possibilités de reconversion sans tomber un piège aussi fallacieux que les costumes de super-héros à gros tétons présentés comme de « véritables opportunités de carrière ». Et, bien évidemment, apporter un peu plus de matériel à l'anthologie « Comment être de plus encore plus bandant après 40 ans sans tomber le cliché de la résurrection d’une vieille icône hollywoodienne style Cary Grant? »

18/06/08 - 20:23

TV on the barreaumètre: Dave

8 Dave Annable (Etats-Unis, 28 ans)
Vu dans : « Brothers & Sisters » saison 2
Prochainement dans : « B&S » saison 3, « Julie & Julia » avec Meryl Streep et Amy Adams



« Brothers & Sisters » est, avec « Ugly Betty », la sensation depuis deux ans aux GLAAD (Gay & Lesbian Alliance Against Defamation) Media Awards. Il est assez ironique que les meilleures représentations de la vie de la communauté homosexuelle soient dépeintes sur la chaîne publique, ainsi que la chaîne câblée (l’excellente « Greek » d’ABC Family mériterait bien de leur chiper quelques prix pour l’édition suivante) de Disney, mais l'évidence s'impose. Passons sur le cas un peu spécial de Luke MacFarlane et attardons-nous sur les vertus des aventures de la famille Walker. « Brothers & Sisters », ce serait un peu un remake yankee (et réussi) d’ « Une Famille formidable ». Les homosexuels ne sont pas convoqués pour équilibrer un cahier des charges de la représentativité, mais des personnages à part entière posés comme pas plus exotiques et aussi « normaux » que leurs confrères et sœurs. Kevin (Matthew Rhys) a le cynisme d’une Miranda Hobbes, ce qui en fait un personnage immédiatement attachant mais ne tombe pas dans l’écueil du « gay qui ne fait pas trop gay pour pas faire peur » ni dans la follasserie excessive qui permettrait de le mettre à distance en toute bonne conscience. C’est un personnage normal, dont l’homosexualité n’est qu’un prétexte qu’à faire évoluer sa psychologie ou son rapport à autrui et à lui-même. Et la visibilité des gays a pris un essor encore plus important cette saison.

Mais revenons à Justin, aka Dave. Justin est le benjamin de la tribu, ce qui rend sa famille très protectrice envers lui, laquelle contamine peu à peu le spectateur. Le charme de Dave Annable est très simple : il n’est ni un mâle hyper-viril gonflé aux hormones, ni une petite tafiole émo hyper-sophistiquée, ni même un prototype de l’ « américain sain et naturel », c’est le « boy next door » (j’aimerais en ouvrir plus souvent des portes comme celle-là moi), qui n’a rien à prouver, bien dans ses baskets et doté d’une arme ravageur, un sourire non Ultra-brité juste suffisamment espiègle, doux et d’une subtile discrétion qui laisse cours à l’imagination. C’est un peu le piège à minettes de la cour d’école qui s’en bat un peu de son statut et préfère se faire un petit basket ou une partie de X-Box avec ses potes que travailler une démarche assassine devant le miroir ou peser les pour et contre pour évaluer la file des prétendant(e)s se bousculant au portillon. La classe quoi.



Dave et la chiennasse plus connue sous le nom de... oups, "spoiler alert!"

17/06/2008

17/06/08 - 22:52

Putafringe

L’été, c’est bien, mais l’été des pilotes, c’est quand même encore mieux. Une chose qu’on ne pourra pas reprocher à JJ Abrams, c’est de se reposer sur ses lauriers. En effet, depuis « Alias », le scientologue enchaîne projet sur projet, accumule au risque de se lasser de son joujou du moment pour aller voir ailleurs. Tant mieux pour son grade , la saison 4 de « Lost » a nettement remonté la barre de la série et un peu augmenté le degré de confiance qu’on lui accorde, même si on se demande encore si le "petit génie" se rapproche davantage d'un Joel Silver que d'un Spielberg. Le dernier poulain de l’écurie en date, « Fringe », lorgne hélas vraisemblablement plus vers la première hypothèse que la seconde.

« Fringe », c’est un peu l’histoire de Sydney Bristow dans la peau de Mulder, ou inversement. Olivia Dunham (Anna Torv) est un agent du FBI chargé d’enquêter sur un mystérieux crash d’avion. Son partenaire et ami infecté par un mal mystérieux, elle doit débaucher d’un asile pour le sauver un scientifique un peu dingue sur les bords, et se trimballer pour l’occasion, Scull… hum le fils de ce dernier, Peter (Joshua Jackson de « Dawson »), jeune homme ronchon et sceptique chargé constamment de dire à haute voix tout ce que le spectateur pense tout bas (mèkeskecékecéconneweri ?). Elle finira par lever le voile sur une conspiration gouvernementale mystérieuse car en effet, on nous ment, on nous cache des trucs: "la vérité est ailleurs!"

Le pilote nous confirme les premières impressions de la lecture du pitch et la constitution de l’équipe (Jeff Pinkner, le mec le plus responsable des pires heures d’ « Alias » et « Lost » en chef d’équipe?) : Mal écrit, soutenu par un rythme incroyablement mou du genou mais qui se prend très au sérieux, évoluant sur une trame vue mille fois ailleurs, le pilote se traîne lamentablement pendant toute l’heure et demie de la mise en place. Cela dit, tout n’est pas à mettre sur le dos de Pinkner. Abrams, qui avait marqué un joli coup en révélant au monde Jennifer Garner, ainsi que cette année avec un film de monstres fauché mais très rentable et jouissif, devait avoir un peu de merde dans les yeux ou être incroyablement fatigué lorsqu’il a choisi comme actrice principale Anna Tov, un peu comme si vous passiez Vera Farmiga à 60° ou Cate Blanchett à 90°, l’actrice est impressionnante tant elle peine à s’investir dans son rôle et a l'air se faire autant chier que le spectateur derrière l’écran. Il est probablement pas trop tard pour réparer les dégâts – après tout, Mary-Alice, Rex et John le jardinier de « Desperate Housewives » ont bien été remplacés après l’été d’avant sa diffusion. Joshua Jackson s’en sort un peu mieux puisque c’est en lui que le spectateur s’identifie – Diane Kruger, qui a divorcé de Guillaume Canet pour atterrir dans ses bras, doit avoir un goût prononcé pour les Teddy Bear. Heureusement, le savant taré qui était aussi le monarque taré du « Seigneur des Anneaux » et Lance Reddick (de « The Wire » et « Lost ») équilibrent quelque peu le charisme du cast.

La première chose qu’on retiendra de ce pilote, c’est que comparé à « Alias » et « Lost », ce pilote manque sacrément de gueule et de panache pour une prod signée JJ. Cela dit, tout n’est pas perdu d’avance, JJ a de la ressource, tout dépendra de la gestion de la mythologie par les scénaristes, et donc de leurs élections successives : du Drew Goddard, du Jane Espenson, du JJ himself et d’autres encore ne seront pas trop pour oublier la place déplaisamment proéminente de Jeff. Cela n’enlève rien au fait que pour une des nouveautés de l’année les plus attendues de l'année, la fanfare est absente, et ce départ craint pas mal du boudin.





-C'était quoi c'machin?
-Stoi le machin, CONNASSE!

17/06/08 - 21:03

TV on the barreaumètre: Damian

9 Damian Lewis (Angleterre, 37 ans)
Vu dans : “Life” saison 1
Prochainement dans: « Life » saison 2, et, avec un peu de chances et un max de sous pour la prod, le prochain Raoul ruiz d’après « la Chanson de Roland »


Crocodile Dandy

Même après toutes ces années, impossible de ne pas se souvenir de cet irrésistible rouquinet qui nous en avait plein la vue en ce début de millénaire dans ses uniformes militaires. Chez lui d’abord, aux côtés du Fantastique Ioan Gruffud dans le brillant téléfilm de Peter Kosminsky, « Warriors » sur une troupe anglaise plongée les mains liées au cœur d’une Bosnie en guerre, puis dans la fresque HBO post-« soldat Ryan » de Spielberg et Tom Hanks, « Band of Brothers », où il brillait déjà par son talent d’acteur (accent américain impeccable) et son charisme fort et débonnaire souligné par ses tendres yeux azur et ses titifs roux qui lui donnaient un je-ne-sais-quoi de sensualité « kinky ».

La suite a beau ne pas avoir été aussi prometteuse que l’on pouvait l’imaginer : toujours un tas de téloches grande-bretonnes, une adaptation de Stephen King ratée, Dreamcatcher, l’attrape-rêves – sa co-star, Thomas Jane, aura au moins pu se rattraper avec la belle surprise que fut The Mist – un film en clôture de Cannes, avec un casting prometteur - Kristin Scott-Thomas, Penelope Cruz, Ben Chaplin, Rhys Ifans, Ian Holmes, Ralph Fiennes et réalisé par sa sœur- mais autant que le film qui n’a pas trouvé de distributeur chez nous. Heureusement, Lodge Kerrigan, le frère Dardenne américain, a enfin su tirer parti de ses « atouts » en lui offrant le rôle d’un père à la recherche de sa fillette de six ans disparue dans la Grande Pomme et à la stabilité mentale un peu claudicante – à noter que monsieur le cinéaste rare et discret avait bien l’oeil puisqu’il y avait également engagé l’encore inconnue mais déjà excellente Amy Ryan.

Aujourd’hui, Damian est de retour. A la télévision. Dans un cop-show. Sur NBC. Evidemment, ça parait mal parti comme çà, mais ô surprise, la série de Rand Davicn dès son pilote se démarque des usines à jambons de CBS à la "CSI", "Without A Trace", "Criminal Minds"…

« Attendez, c’est un peu sérieux ici ! »

"Life" est bien un « formula show », mais sous-tendu par un véritable enjeu feuilletonesque. C’est l’histoire de Charlie Crews (Lewis), flic emprisonné à tort pendant 12 ans, et qui malgré une généreuse compensation financière, réintègre les forces de l’ordre et cherche à l’insu de ses supérieurs à résoudre le mystère sur l’origine de l’affaire. A l’instar, du Michael de « Burn Notice » (ah, chouette, tiens, bientôt de retour) et de son faux jumeau de « Touching Evil » (tous deux campés par Jeffrey Donovan), le côté décalé, faussement lunaire et réellement déterminé confère un charme ravageur et immédiat au personnage. Par ailleurs, ses rapports avec sa collègue (Sarah Shahi de « The L Word ») ont le bon goût de ne pas être plombés par le cliché de l’attirance sexuelle en sourdine Mulder et Scully façon. On se surprend à attendre chaque épisode avec plus d’impatience et on est content de pouvoir profiter d’un Damian à la fois dans tout son charme mais aussi son talent.


“Mais moi de même! De pouvoir enfin avoir un oeil sur tes merveilleuses et profondes réflexions sur tout en général, angel ! »

17/06/08 - 20:53

TV on the barreaumètre: Diego

Un blog. Chez JoieLand en plus. C’te bonne blague. Je me doute déjà bien que sa longévité, tout comme sa ponctualité, sera compromise vu l’auteur, mais bon il me faut un pense-bête, à ciel ouvert histoire de retarder un peu l’inexorable naufrage dont il finira fatalement la victime, enfin c’est "mon" hypothèse du moins.

Mais tout d'’abord, début de saison estivale, consécration des « hotties » de la télévision américaine pour la saison écoulée – qui se situe peu ou prou aux environs du calendrier scolaire, de septembre à mai… Généralement jusqu’au season finale de "Lost". Un sujet qui n’est pas totalement déplacé si l’on y réfléchit bien, depuis que le voile planant sur le mystère de Wentworth Miller, aka Michael Scofield, aka le fantasme ultime qui a tout obnubilé sur son passage, du jeune lectorat de Starclub (minettes aux posters d’Orlando Bloom et jeunes garçons en plein trouble de la sexualité compris) à la clientèle de la terrasse du Cox (90% de leur chiffre d’affaires, à vue d’oiseau), a été levé. Hélas, il aura vite fait de tomber de son piédestal pour plusieurs raisons :
-Il semble qu’il n'est pas si difficile de dénicher des versions équivalentes, moins proprettes, plus viriles et sensuelles de ce prototype – comme on le verra plus haut.
-C’est donc pas qu’il soit bégueule, mais boudiou qu’est-ce qu’il joue mal le p’tit père! Ce ne doit pas pourtant pas bien sorcier de briller aux côtés du robotique (mais, il faut l’admettre, ô combien vavavoum) Dominic Purcell, mais il réussit tout de même à faire pire : un exploit ! C’est con, mais du coup, je préfère nettement passer du temps avec Steve Buscemi ou Philip Seymour Hoffman – qui, pour le coup, ont l’avantage de pouvoir compter sur une sensualité moins policée et au final beaucoup plus intéressante.
-Enfin, et surtout, alors que son petit ami Luke MacFarlane (de "Brothers & Sisters", et ex de T.R. Knight de "Grey’s Anatomy") n’a pas hésité à braver les tabous du puritanisme de l’industrie du spectacle américaine par un coming-out tout à fait décomplexé et coulant de source. C’est pas non plus qu’on ne le comprend pas le Wentworth – cela reste un geste à double tranchant dans le contexte frileux de l’entertainment made in US, mais ce qui est vraiment dommage, c’est qu’il aurait très bien pu (dû ?) profiter du soutien exceptionnel fait à l’acteur de "Grey’s Anatomy" l’année dernière lors du fameux FaggotGate, et avec ces deux symboles (la série la plus aux States actuellement, et le sex-symbol du petit écran depuis quatre ans) outés, vous pouvez imaginer l’effet raz-de-marée bénéfique que ce geste aurait pu avoir au Pays du Puritanisme et du Dollar.

Pour toutes ces raisons – enfin surtout la première – le Beau Minet aux Faux Tatouages et au Regard de Braise quitte le podium et même le classement. Vous verrez qu’il y a à peine quoi le regretter cependant. Mais avant, un petit rappel du classement 2006-2007, donc :

1. Eric Dane (Grey's Anatomy)
2. Wentworth Miller (Prison Break)
3. Jamie Bamber (Battlestar Galactica)
4. Benjamin McKenzie (The O.C)
5. Taye Diggs (Day Break)
6. Tahmoh Penikett (Battlestar Galactica)
7. Steven Pasquale (Rescue Me)
8. Dougray Scott (Desperate Housewives)
9. Dean Winters (Rescue Me)
10. Hugh Laurie (House)

Mais sans tardons, ne tardons plus.

10 Diego Klattenhoff (pays: Canada, age: inconnu, 25 ans alentour)
Vu dans : "Men In Trees"
Prochainement dans : "The Informers", d’après Bret Easton Ellis, avec Winona Ryder, Kim Basinger, Mickey Rourke et Brad Renfro.

La petite surprise de ce classement.


“Moi? Sérieux?”

"Entraperçu" ( y paraît) dans des petits rôles à la télé et au cinéma ("Smallville", "Stargate SG-1", "Mean Girls", ou encore "Ice Princess", tu m’étonnes aussi avec un tel CV), il s’est fait remarquer cette année en intégrant la distribution de la série d’"ABC Men In Trees", où il jouait le « love interest » d’Emily Bergl – qui ne cesse de s’amocher au fil des années, celle-là. A l’imparfait, car la série vient d’être annulée par le network. Dommage, car aussi peu signifiante qu’elle ait été (rangée dès le premier épisode dans la catégorie des « séries à regarder d’un œil tout en faisant la vaisselle »), la série – un peu l’équivalent de « Bienvenue chez les bûcherons canadiens, Carrie Bradshaw radiophonique ! » a néanmoins fini par devenir rapidement familière, et assez plaisante en fin de compte, sa modestie et l’attachante galerie des seconds rôles ayant finalement pesé dans son capital sympathie. Quelques petits détails discrets mais ô combien déterminants lui ont offert cette place tant convoitée.
-Il y joue un joueur de hockey émigré d’Europe de l’Est. Avant de me renseigner, j’étais persuadé que ses origines étaient bien slaves. Donc, un acteur mignon et qui sait jouer, yummy. Surtout quand on sait rouler, les « R » comme il le fait, ça fait travailler l'imagination et paraît prometteuRRRR.
-Les scènes de tango, ça vous fait un homme… qui potentiellement sait se servir des parties de son corps.
-L’avantage de son rôle dans la série est qu’il a été utilisé comme le piège à minettes officiel. Oh, il y avait bien James Tupper et Scott Elrod, mais un look trop Roch Voisine /pub Pétrole Hahn pour le premier, et des cheveux gras et un maquillage à la truelle auront sévèrement contrarié leurs ascensions respectives. Bonjour donc les sourires craquants, les scènes de serviettes (réduites au minimum, hélas) et plein d’astuces de scénario qui attirent votre attention . "Men In Trees" sera donc (un peu) regrettée l’année prochaine. Une petite bouille à surveiller en tout cas.


« Tkt, moi aussi j’t’aurais à l’œil bébé ! »

 

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