Je joue : à "Où est charlie?", apparemment Je cite : "la vie est si largement contrôlée par le hasard que sa conduite ne peut être autre chose qu’une improvisation perpétuelle" Somerset Maugham Je pense : que c'est une bonne réponse Je rêve : jamais et trop (mis à jour samedi 16 août 2008 à 14:26)
Vu dans : « Lost » saison 4, « Angles d’attaque »
Prochainement dans : « Lost » saison 5, et actuellement à l’affiche de « Speed Racer » des frères Wachowski
Matthew Fox, comme un bon vin, ne cesse de se bonifier au fil des années. Et pourtant, il n’y a pas plus insupportable et imbu de sa personne que le Dr Jack Shepard (qui doit probablement croire que son nom est « Sheperd », littéralement). Ironiquement, ce côté hautement agaçant du personnage en fait beaucoup pour son sex-appeal, à chaque scène, on s’attend à ce que Juliet, Kate ou, mieux encore, Sawyer, lui annone tout d’un coup « Shut the fuck up, you egomaniac prick and lay the fuck down !! ».
Jack a donc le charme des gros cons bien sûrs d’eux-mêmes à qui on aimerait apprendre l’humilité selon les diverses méthodes les plus à mêmes de réjouir l’exécuteur, un peu comme une fellation administrée à un connard homophobe uniquement de circonstance qui tout à coup se révèle sous son vrai jour en offrant son fessier en demande. Comme le disait l’autre, « on est p'têt à genoux, mais on les tient par les couilles ». C’est un peu dommage pour Matthew, qui doit être une crème hors-écran mais un rôle comme ça a tendance à vous coller à la peau hélas – ou pas tant que çà hélas, du coup. Bon, il peut pas trop se plaindre non plus, avec ses tatouages mystérieux et mettant si bien en valeur ses jolis biceps, ses t-shirts constamment ras du corps trempés à la sueur, et sa position en tête d’affiche d’une série de JJ Abrams qui réussit à ne pas (trop) tomber dans le nawak en 4e saison et susciter toujours autant d’excitation. Au moins, au contraire de George Clooney, il pourra rester jusqu’au bout de la série et évaluer tranquillement ses possibilités de reconversion sans tomber un piège aussi fallacieux que les costumes de super-héros à gros tétons présentés comme de « véritables opportunités de carrière ». Et, bien évidemment, apporter un peu plus de matériel à l'anthologie « Comment être de plus encore plus bandant après 40 ans sans tomber le cliché de la résurrection d’une vieille icône hollywoodienne style Cary Grant? »
8 Dave Annable (Etats-Unis, 28 ans)
Vu dans : « Brothers & Sisters » saison 2
Prochainement dans : « B&S » saison 3, « Julie & Julia » avec Meryl Streep et Amy Adams
« Brothers & Sisters » est, avec « Ugly Betty », la sensation depuis deux ans aux GLAAD (Gay & Lesbian Alliance Against Defamation) Media Awards. Il est assez ironique que les meilleures représentations de la vie de la communauté homosexuelle soient dépeintes sur la chaîne publique, ainsi que la chaîne câblée (l’excellente « Greek » d’ABC Family mériterait bien de leur chiper quelques prix pour l’édition suivante) de Disney, mais l'évidence s'impose. Passons sur le cas un peu spécial de Luke MacFarlane et attardons-nous sur les vertus des aventures de la famille Walker. « Brothers & Sisters », ce serait un peu un remake yankee (et réussi) d’ « Une Famille formidable ». Les homosexuels ne sont pas convoqués pour équilibrer un cahier des charges de la représentativité, mais des personnages à part entière posés comme pas plus exotiques et aussi « normaux » que leurs confrères et sœurs. Kevin (Matthew Rhys) a le cynisme d’une Miranda Hobbes, ce qui en fait un personnage immédiatement attachant mais ne tombe pas dans l’écueil du « gay qui ne fait pas trop gay pour pas faire peur » ni dans la follasserie excessive qui permettrait de le mettre à distance en toute bonne conscience. C’est un personnage normal, dont l’homosexualité n’est qu’un prétexte qu’à faire évoluer sa psychologie ou son rapport à autrui et à lui-même. Et la visibilité des gays a pris un essor encore plus important cette saison.
Mais revenons à Justin, aka Dave. Justin est le benjamin de la tribu, ce qui rend sa famille très protectrice envers lui, laquelle contamine peu à peu le spectateur. Le charme de Dave Annable est très simple : il n’est ni un mâle hyper-viril gonflé aux hormones, ni une petite tafiole émo hyper-sophistiquée, ni même un prototype de l’ « américain sain et naturel », c’est le « boy next door » (j’aimerais en ouvrir plus souvent des portes comme celle-là moi), qui n’a rien à prouver, bien dans ses baskets et doté d’une arme ravageur, un sourire non Ultra-brité juste suffisamment espiègle, doux et d’une subtile discrétion qui laisse cours à l’imagination. C’est un peu le piège à minettes de la cour d’école qui s’en bat un peu de son statut et préfère se faire un petit basket ou une partie de X-Box avec ses potes que travailler une démarche assassine devant le miroir ou peser les pour et contre pour évaluer la file des prétendant(e)s se bousculant au portillon. La classe quoi.
Dave et la chiennasse plus connue sous le nom de... oups, "spoiler alert!"
L’été, c’est bien, mais l’été des pilotes, c’est quand même encore mieux. Une chose qu’on ne pourra pas reprocher à JJ Abrams, c’est de se reposer sur ses lauriers. En effet, depuis « Alias », le scientologue enchaîne projet sur projet, accumule au risque de se lasser de son joujou du moment pour aller voir ailleurs. Tant mieux pour son grade , la saison 4 de « Lost » a nettement remonté la barre de la série et un peu augmenté le degré de confiance qu’on lui accorde, même si on se demande encore si le "petit génie" se rapproche davantage d'un Joel Silver que d'un Spielberg. Le dernier poulain de l’écurie en date, « Fringe », lorgne hélas vraisemblablement plus vers la première hypothèse que la seconde.
« Fringe », c’est un peu l’histoire de Sydney Bristow dans la peau de Mulder, ou inversement. Olivia Dunham (Anna Torv) est un agent du FBI chargé d’enquêter sur un mystérieux crash d’avion. Son partenaire et ami infecté par un mal mystérieux, elle doit débaucher d’un asile pour le sauver un scientifique un peu dingue sur les bords, et se trimballer pour l’occasion, Scull… hum le fils de ce dernier, Peter (Joshua Jackson de « Dawson »), jeune homme ronchon et sceptique chargé constamment de dire à haute voix tout ce que le spectateur pense tout bas (mèkeskecékecéconneweri ?). Elle finira par lever le voile sur une conspiration gouvernementale mystérieuse car en effet, on nous ment, on nous cache des trucs: "la vérité est ailleurs!"
Le pilote nous confirme les premières impressions de la lecture du pitch et la constitution de l’équipe (Jeff Pinkner, le mec le plus responsable des pires heures d’ « Alias » et « Lost » en chef d’équipe?) : Mal écrit, soutenu par un rythme incroyablement mou du genou mais qui se prend très au sérieux, évoluant sur une trame vue mille fois ailleurs, le pilote se traîne lamentablement pendant toute l’heure et demie de la mise en place. Cela dit, tout n’est pas à mettre sur le dos de Pinkner. Abrams, qui avait marqué un joli coup en révélant au monde Jennifer Garner, ainsi que cette année avec un film de monstres fauché mais très rentable et jouissif, devait avoir un peu de merde dans les yeux ou être incroyablement fatigué lorsqu’il a choisi comme actrice principale Anna Tov, un peu comme si vous passiez Vera Farmiga à 60° ou Cate Blanchett à 90°, l’actrice est impressionnante tant elle peine à s’investir dans son rôle et a l'air se faire autant chier que le spectateur derrière l’écran. Il est probablement pas trop tard pour réparer les dégâts – après tout, Mary-Alice, Rex et John le jardinier de « Desperate Housewives » ont bien été remplacés après l’été d’avant sa diffusion. Joshua Jackson s’en sort un peu mieux puisque c’est en lui que le spectateur s’identifie – Diane Kruger, qui a divorcé de Guillaume Canet pour atterrir dans ses bras, doit avoir un goût prononcé pour les Teddy Bear. Heureusement, le savant taré qui était aussi le monarque taré du « Seigneur des Anneaux » et Lance Reddick (de « The Wire » et « Lost ») équilibrent quelque peu le charisme du cast.
La première chose qu’on retiendra de ce pilote, c’est que comparé à « Alias » et « Lost », ce pilote manque sacrément de gueule et de panache pour une prod signée JJ. Cela dit, tout n’est pas perdu d’avance, JJ a de la ressource, tout dépendra de la gestion de la mythologie par les scénaristes, et donc de leurs élections successives : du Drew Goddard, du Jane Espenson, du JJ himself et d’autres encore ne seront pas trop pour oublier la place déplaisamment proéminente de Jeff. Cela n’enlève rien au fait que pour une des nouveautés de l’année les plus attendues de l'année, la fanfare est absente, et ce départ craint pas mal du boudin.
-C'était quoi c'machin?
-Stoi le machin, CONNASSE!
9 Damian Lewis (Angleterre, 37 ans)
Vu dans : “Life” saison 1
Prochainement dans: « Life » saison 2, et, avec un peu de chances et un max de sous pour la prod, le prochain Raoul ruiz d’après « la Chanson de Roland »
Crocodile Dandy
Même après toutes ces années, impossible de ne pas se souvenir de cet irrésistible rouquinet qui nous en avait plein la vue en ce début de millénaire dans ses uniformes militaires. Chez lui d’abord, aux côtés du Fantastique Ioan Gruffud dans le brillant téléfilm de Peter Kosminsky, « Warriors » sur une troupe anglaise plongée les mains liées au cœur d’une Bosnie en guerre, puis dans la fresque HBO post-« soldat Ryan » de Spielberg et Tom Hanks, « Band of Brothers », où il brillait déjà par son talent d’acteur (accent américain impeccable) et son charisme fort et débonnaire souligné par ses tendres yeux azur et ses titifs roux qui lui donnaient un je-ne-sais-quoi de sensualité « kinky ».
La suite a beau ne pas avoir été aussi prometteuse que l’on pouvait l’imaginer : toujours un tas de téloches grande-bretonnes, une adaptation de Stephen King ratée, Dreamcatcher, l’attrape-rêves – sa co-star, Thomas Jane, aura au moins pu se rattraper avec la belle surprise que fut The Mist – un film en clôture de Cannes, avec un casting prometteur - Kristin Scott-Thomas, Penelope Cruz, Ben Chaplin, Rhys Ifans, Ian Holmes, Ralph Fiennes et réalisé par sa sœur- mais autant que le film qui n’a pas trouvé de distributeur chez nous. Heureusement, Lodge Kerrigan, le frère Dardenne américain, a enfin su tirer parti de ses « atouts » en lui offrant le rôle d’un père à la recherche de sa fillette de six ans disparue dans la Grande Pomme et à la stabilité mentale un peu claudicante – à noter que monsieur le cinéaste rare et discret avait bien l’oeil puisqu’il y avait également engagé l’encore inconnue mais déjà excellente Amy Ryan.
Aujourd’hui, Damian est de retour. A la télévision. Dans un cop-show. Sur NBC. Evidemment, ça parait mal parti comme çà, mais ô surprise, la série de Rand Davicn dès son pilote se démarque des usines à jambons de CBS à la "CSI", "Without A Trace", "Criminal Minds"…
« Attendez, c’est un peu sérieux ici ! »
"Life" est bien un « formula show », mais sous-tendu par un véritable enjeu feuilletonesque. C’est l’histoire de Charlie Crews (Lewis), flic emprisonné à tort pendant 12 ans, et qui malgré une généreuse compensation financière, réintègre les forces de l’ordre et cherche à l’insu de ses supérieurs à résoudre le mystère sur l’origine de l’affaire. A l’instar, du Michael de « Burn Notice » (ah, chouette, tiens, bientôt de retour) et de son faux jumeau de « Touching Evil » (tous deux campés par Jeffrey Donovan), le côté décalé, faussement lunaire et réellement déterminé confère un charme ravageur et immédiat au personnage. Par ailleurs, ses rapports avec sa collègue (Sarah Shahi de « The L Word ») ont le bon goût de ne pas être plombés par le cliché de l’attirance sexuelle en sourdine Mulder et Scully façon. On se surprend à attendre chaque épisode avec plus d’impatience et on est content de pouvoir profiter d’un Damian à la fois dans tout son charme mais aussi son talent.
“Mais moi de même! De pouvoir enfin avoir un oeil sur tes merveilleuses et profondes réflexions sur tout en général, angel ! »
Un blog. Chez JoieLand en plus. C’te bonne blague. Je me doute déjà bien que sa longévité, tout comme sa ponctualité, sera compromise vu l’auteur, mais bon il me faut un pense-bête, à ciel ouvert histoire de retarder un peu l’inexorable naufrage dont il finira fatalement la victime, enfin c’est "mon" hypothèse du moins.
Mais tout d'’abord, début de saison estivale, consécration des « hotties » de la télévision américaine pour la saison écoulée – qui se situe peu ou prou aux environs du calendrier scolaire, de septembre à mai… Généralement jusqu’au season finale de "Lost". Un sujet qui n’est pas totalement déplacé si l’on y réfléchit bien, depuis que le voile planant sur le mystère de Wentworth Miller, aka Michael Scofield, aka le fantasme ultime qui a tout obnubilé sur son passage, du jeune lectorat de Starclub (minettes aux posters d’Orlando Bloom et jeunes garçons en plein trouble de la sexualité compris) à la clientèle de la terrasse du Cox (90% de leur chiffre d’affaires, à vue d’oiseau), a été levé. Hélas, il aura vite fait de tomber de son piédestal pour plusieurs raisons :
-Il semble qu’il n'est pas si difficile de dénicher des versions équivalentes, moins proprettes, plus viriles et sensuelles de ce prototype – comme on le verra plus haut.
-C’est donc pas qu’il soit bégueule, mais boudiou qu’est-ce qu’il joue mal le p’tit père! Ce ne doit pas pourtant pas bien sorcier de briller aux côtés du robotique (mais, il faut l’admettre, ô combien vavavoum) Dominic Purcell, mais il réussit tout de même à faire pire : un exploit ! C’est con, mais du coup, je préfère nettement passer du temps avec Steve Buscemi ou Philip Seymour Hoffman – qui, pour le coup, ont l’avantage de pouvoir compter sur une sensualité moins policée et au final beaucoup plus intéressante.
-Enfin, et surtout, alors que son petit ami Luke MacFarlane (de "Brothers & Sisters", et ex de T.R. Knight de "Grey’s Anatomy") n’a pas hésité à braver les tabous du puritanisme de l’industrie du spectacle américaine par un coming-out tout à fait décomplexé et coulant de source. C’est pas non plus qu’on ne le comprend pas le Wentworth – cela reste un geste à double tranchant dans le contexte frileux de l’entertainment made in US, mais ce qui est vraiment dommage, c’est qu’il aurait très bien pu (dû ?) profiter du soutien exceptionnel fait à l’acteur de "Grey’s Anatomy" l’année dernière lors du fameux FaggotGate, et avec ces deux symboles (la série la plus aux States actuellement, et le sex-symbol du petit écran depuis quatre ans) outés, vous pouvez imaginer l’effet raz-de-marée bénéfique que ce geste aurait pu avoir au Pays du Puritanisme et du Dollar.
Pour toutes ces raisons – enfin surtout la première – le Beau Minet aux Faux Tatouages et au Regard de Braise quitte le podium et même le classement. Vous verrez qu’il y a à peine quoi le regretter cependant. Mais avant, un petit rappel du classement 2006-2007, donc :
1. Eric Dane (Grey's Anatomy)
2. Wentworth Miller (Prison Break)
3. Jamie Bamber (Battlestar Galactica)
4. Benjamin McKenzie (The O.C)
5. Taye Diggs (Day Break)
6. Tahmoh Penikett (Battlestar Galactica)
7. Steven Pasquale (Rescue Me)
8. Dougray Scott (Desperate Housewives)
9. Dean Winters (Rescue Me)
10. Hugh Laurie (House)
Mais sans tardons, ne tardons plus.
10 Diego Klattenhoff (pays: Canada, age: inconnu, 25 ans alentour)
Vu dans : "Men In Trees"
Prochainement dans : "The Informers", d’après Bret Easton Ellis, avec Winona Ryder, Kim Basinger, Mickey Rourke et Brad Renfro.
La petite surprise de ce classement.
“Moi? Sérieux?”
"Entraperçu" ( y paraît) dans des petits rôles à la télé et au cinéma ("Smallville", "Stargate SG-1", "Mean Girls", ou encore "Ice Princess", tu m’étonnes aussi avec un tel CV), il s’est fait remarquer cette année en intégrant la distribution de la série d’"ABC Men In Trees", où il jouait le « love interest » d’Emily Bergl – qui ne cesse de s’amocher au fil des années, celle-là. A l’imparfait, car la série vient d’être annulée par le network. Dommage, car aussi peu signifiante qu’elle ait été (rangée dès le premier épisode dans la catégorie des « séries à regarder d’un œil tout en faisant la vaisselle »), la série – un peu l’équivalent de « Bienvenue chez les bûcherons canadiens, Carrie Bradshaw radiophonique ! » a néanmoins fini par devenir rapidement familière, et assez plaisante en fin de compte, sa modestie et l’attachante galerie des seconds rôles ayant finalement pesé dans son capital sympathie. Quelques petits détails discrets mais ô combien déterminants lui ont offert cette place tant convoitée.
-Il y joue un joueur de hockey émigré d’Europe de l’Est. Avant de me renseigner, j’étais persuadé que ses origines étaient bien slaves. Donc, un acteur mignon et qui sait jouer, yummy. Surtout quand on sait rouler, les « R » comme il le fait, ça fait travailler l'imagination et paraît prometteuRRRR.
-Les scènes de tango, ça vous fait un homme… qui potentiellement sait se servir des parties de son corps.
-L’avantage de son rôle dans la série est qu’il a été utilisé comme le piège à minettes officiel. Oh, il y avait bien James Tupper et Scott Elrod, mais un look trop Roch Voisine /pub Pétrole Hahn pour le premier, et des cheveux gras et un maquillage à la truelle auront sévèrement contrarié leurs ascensions respectives. Bonjour donc les sourires craquants, les scènes de serviettes (réduites au minimum, hélas) et plein d’astuces de scénario qui attirent votre attention . "Men In Trees" sera donc (un peu) regrettée l’année prochaine. Une petite bouille à surveiller en tout cas.