TV on the barreaumètre: Diego
Un blog. Chez JoieLand en plus. C’te bonne blague. Je me doute déjà bien que sa longévité, tout comme sa ponctualité, sera compromise vu l’auteur, mais bon il me faut un pense-bête, à ciel ouvert histoire de retarder un peu l’inexorable naufrage dont il finira fatalement la victime, enfin c’est "mon" hypothèse du moins.
Mais tout d'’abord, début de saison estivale, consécration des « hotties » de la télévision américaine pour la saison écoulée – qui se situe peu ou prou aux environs du calendrier scolaire, de septembre à mai… Généralement jusqu’au season finale de "Lost". Un sujet qui n’est pas totalement déplacé si l’on y réfléchit bien, depuis que le voile planant sur le mystère de Wentworth Miller, aka Michael Scofield, aka le fantasme ultime qui a tout obnubilé sur son passage, du jeune lectorat de Starclub (minettes aux posters d’Orlando Bloom et jeunes garçons en plein trouble de la sexualité compris) à la clientèle de la terrasse du Cox (90% de leur chiffre d’affaires, à vue d’oiseau), a été levé. Hélas, il aura vite fait de tomber de son piédestal pour plusieurs raisons :
-Il semble qu’il n'est pas si difficile de dénicher des versions équivalentes, moins proprettes, plus viriles et sensuelles de ce prototype – comme on le verra plus haut.
-C’est donc pas qu’il soit bégueule, mais boudiou qu’est-ce qu’il joue mal le p’tit père! Ce ne doit pas pourtant pas bien sorcier de briller aux côtés du robotique (mais, il faut l’admettre, ô combien vavavoum) Dominic Purcell, mais il réussit tout de même à faire pire : un exploit ! C’est con, mais du coup, je préfère nettement passer du temps avec Steve Buscemi ou Philip Seymour Hoffman – qui, pour le coup, ont l’avantage de pouvoir compter sur une sensualité moins policée et au final beaucoup plus intéressante.
-Enfin, et surtout, alors que son petit ami Luke MacFarlane (de "Brothers & Sisters", et ex de T.R. Knight de "Grey’s Anatomy") n’a pas hésité à braver les tabous du puritanisme de l’industrie du spectacle américaine par un coming-out tout à fait décomplexé et coulant de source. C’est pas non plus qu’on ne le comprend pas le Wentworth – cela reste un geste à double tranchant dans le contexte frileux de l’entertainment made in US, mais ce qui est vraiment dommage, c’est qu’il aurait très bien pu (dû ?) profiter du soutien exceptionnel fait à l’acteur de "Grey’s Anatomy" l’année dernière lors du fameux FaggotGate, et avec ces deux symboles (la série la plus aux States actuellement, et le sex-symbol du petit écran depuis quatre ans) outés, vous pouvez imaginer l’effet raz-de-marée bénéfique que ce geste aurait pu avoir au Pays du Puritanisme et du Dollar.
Pour toutes ces raisons – enfin surtout la première – le Beau Minet aux Faux Tatouages et au Regard de Braise quitte le podium et même le classement. Vous verrez qu’il y a à peine quoi le regretter cependant. Mais avant, un petit rappel du classement 2006-2007, donc :
1. Eric Dane (Grey's Anatomy)
2. Wentworth Miller (Prison Break)
3. Jamie Bamber (Battlestar Galactica)
4. Benjamin McKenzie (The O.C)
5. Taye Diggs (Day Break)
6. Tahmoh Penikett (Battlestar Galactica)
7. Steven Pasquale (Rescue Me)
8. Dougray Scott (Desperate Housewives)
9. Dean Winters (Rescue Me)
10. Hugh Laurie (House)
Mais sans tardons, ne tardons plus.
10 Diego Klattenhoff (pays: Canada, age: inconnu, 25 ans alentour)
Vu dans : "Men In Trees"
Prochainement dans : "The Informers", d’après Bret Easton Ellis, avec Winona Ryder, Kim Basinger, Mickey Rourke et Brad Renfro.
La petite surprise de ce classement.

“Moi? Sérieux?”
"Entraperçu" ( y paraît) dans des petits rôles à la télé et au cinéma ("Smallville", "Stargate SG-1", "Mean Girls", ou encore "Ice Princess", tu m’étonnes aussi avec un tel CV), il s’est fait remarquer cette année en intégrant la distribution de la série d’"ABC Men In Trees", où il jouait le « love interest » d’Emily Bergl – qui ne cesse de s’amocher au fil des années, celle-là. A l’imparfait, car la série vient d’être annulée par le network. Dommage, car aussi peu signifiante qu’elle ait été (rangée dès le premier épisode dans la catégorie des « séries à regarder d’un œil tout en faisant la vaisselle »), la série – un peu l’équivalent de « Bienvenue chez les bûcherons canadiens, Carrie Bradshaw radiophonique ! » a néanmoins fini par devenir rapidement familière, et assez plaisante en fin de compte, sa modestie et l’attachante galerie des seconds rôles ayant finalement pesé dans son capital sympathie. Quelques petits détails discrets mais ô combien déterminants lui ont offert cette place tant convoitée.
-Il y joue un joueur de hockey émigré d’Europe de l’Est. Avant de me renseigner, j’étais persuadé que ses origines étaient bien slaves. Donc, un acteur mignon et qui sait jouer, yummy. Surtout quand on sait rouler, les « R » comme il le fait, ça fait travailler l'imagination et paraît prometteuRRRR.
-Les scènes de tango, ça vous fait un homme… qui potentiellement sait se servir des parties de son corps.
-L’avantage de son rôle dans la série est qu’il a été utilisé comme le piège à minettes officiel. Oh, il y avait bien James Tupper et Scott Elrod, mais un look trop Roch Voisine /pub Pétrole Hahn pour le premier, et des cheveux gras et un maquillage à la truelle auront sévèrement contrarié leurs ascensions respectives. Bonjour donc les sourires craquants, les scènes de serviettes (réduites au minimum, hélas) et plein d’astuces de scénario qui attirent votre attention . "Men In Trees" sera donc (un peu) regrettée l’année prochaine. Une petite bouille à surveiller en tout cas.
« Tkt, moi aussi j’t’aurais à l’œil bébé ! »