Je joue : à "Où est charlie?", apparemment
Je cite : "la vie est si largement contrôlée par le hasard que sa conduite ne peut être autre chose qu’une improvisation perpétuelle" Somerset Maugham
Je pense : que c'est une bonne réponse
Je rêve : jamais et trop
(mis à jour samedi 16 août 2008 à 14:26)

18/06/2008

18/06/08 - 20:23

TV on the barreaumètre: Dave

8 Dave Annable (Etats-Unis, 28 ans)
Vu dans : « Brothers & Sisters » saison 2
Prochainement dans : « B&S » saison 3, « Julie & Julia » avec Meryl Streep et Amy Adams



« Brothers & Sisters » est, avec « Ugly Betty », la sensation depuis deux ans aux GLAAD (Gay & Lesbian Alliance Against Defamation) Media Awards. Il est assez ironique que les meilleures représentations de la vie de la communauté homosexuelle soient dépeintes sur la chaîne publique, ainsi que la chaîne câblée (l’excellente « Greek » d’ABC Family mériterait bien de leur chiper quelques prix pour l’édition suivante) de Disney, mais l'évidence s'impose. Passons sur le cas un peu spécial de Luke MacFarlane et attardons-nous sur les vertus des aventures de la famille Walker. « Brothers & Sisters », ce serait un peu un remake yankee (et réussi) d’ « Une Famille formidable ». Les homosexuels ne sont pas convoqués pour équilibrer un cahier des charges de la représentativité, mais des personnages à part entière posés comme pas plus exotiques et aussi « normaux » que leurs confrères et sœurs. Kevin (Matthew Rhys) a le cynisme d’une Miranda Hobbes, ce qui en fait un personnage immédiatement attachant mais ne tombe pas dans l’écueil du « gay qui ne fait pas trop gay pour pas faire peur » ni dans la follasserie excessive qui permettrait de le mettre à distance en toute bonne conscience. C’est un personnage normal, dont l’homosexualité n’est qu’un prétexte qu’à faire évoluer sa psychologie ou son rapport à autrui et à lui-même. Et la visibilité des gays a pris un essor encore plus important cette saison.

Mais revenons à Justin, aka Dave. Justin est le benjamin de la tribu, ce qui rend sa famille très protectrice envers lui, laquelle contamine peu à peu le spectateur. Le charme de Dave Annable est très simple : il n’est ni un mâle hyper-viril gonflé aux hormones, ni une petite tafiole émo hyper-sophistiquée, ni même un prototype de l’ « américain sain et naturel », c’est le « boy next door » (j’aimerais en ouvrir plus souvent des portes comme celle-là moi), qui n’a rien à prouver, bien dans ses baskets et doté d’une arme ravageur, un sourire non Ultra-brité juste suffisamment espiègle, doux et d’une subtile discrétion qui laisse cours à l’imagination. C’est un peu le piège à minettes de la cour d’école qui s’en bat un peu de son statut et préfère se faire un petit basket ou une partie de X-Box avec ses potes que travailler une démarche assassine devant le miroir ou peser les pour et contre pour évaluer la file des prétendant(e)s se bousculant au portillon. La classe quoi.



Dave et la chiennasse plus connue sous le nom de... oups, "spoiler alert!"

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