Je joue : à "Où est charlie?", apparemment
Je cite : "la vie est si largement contrôlée par le hasard que sa conduite ne peut être autre chose qu’une improvisation perpétuelle" Somerset Maugham
Je pense : que c'est une bonne réponse
Je rêve : jamais et trop
(mis à jour samedi 16 août 2008 à 14:26)

02/07/2008

02/07/08 - 23:09

TV on the barreaumètre: Jonny Lee

5 Jonny Lee Miller (Royaume-Uni, 35 ans)

Vu dans : « Eli Stone » saison 1
Prochainement dans : « Eli Stone » saison 2, « Endgame » de Pete Travis (« Angles d’attaque") avec William Hurt, Chiwetel Ejifor et Derek Jacobi



J’ai beau n’avoir rien contre elle, mais à en croire le visage émacié de Brad Pitt et la calvitie naissante de Jonny, Angelina Jolie doit être un tant soit peu nocive pour la santé, c’est ça ou la jalousie rampante – ou les deux. Ou encore une filmographie assez peu folichonne depuis la révélation il y a douze ans (déjà PUTAIN ?) de sa frimousse dans le « Trainspotting » - rappelez-vous de "Sick Boy" le blondinet - de Danny Boyle – encore qu’à côté de sa déchéance à celui-là, ça reste décent en comparaison. «Æon Flux », « Dracula 2000 », « Profession profiler »… Il n’a pas eu beaucoup plus de chances pour sa première tentative d’incursion à la télé américaine, « Smith » se voyant annulée au bout de sept épisodes malgré un potentiel prometteur (pour du CBS, je précise).

Autant dire qu’on allait difficilement miser nos billes sur « Eli Stone » : des avocats, Dieu, la Mutante, Tom Cavanaugh… Heureusement, il y a un peu plus : Daddy Bristow, Loretta Devine, Parker de « Veronica Mars » et… George Michael ! En même temps, faut pas non plus s’attendre à une révolution : « Eli Stone » est ni plus ni moins qu’un remake à peine déguisé d’ « Ally macBeal ». Sauf que, troquant Boston pour San Francisco, il faut faire couleur locale : George Michael en running-gag et guest star en lieu et place de Barry White, des passages de comédie musicale forcément plus réussis – mention spéciale au papa de Sydney Bristow, et un beau p’tit lot en lieu et place de la souris de laboratoire. Et puis, y’a eu la grève, alors… on a pas été trop regardant. Loin des charges pro-libérales d’Alan Shore et du machiavélisme ambiant de « Damages », « Eli Stone » est une série gentillette à laquelle on finit peu à peu à s’attacher (un peu). Les hallucinations sont drôles, les personnages, parfois assez caricaturaux, n’inspirent jamais réellement de mal au bide, et la dynamique en demi-teinte confère au final assez d’humilité et de sympathie à l’ensemble. Rien de bien excitant pour avoir une envie folle de les retrouver à la rentrée, mais la curiosité sera probablement de mise. Quant à Jonny Lee Miller, s’il paie aujourd’hui le prix des teintures peroxydées façon punk, il n’en garde pas moins une jolie p’tite frimousse dont on ne se ferait pas prier pour pincer les joues.

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