TV on the barreaumètre: Henry
1 Henry Cavill (Royaume-Uni, 25 ans)
Vu dans : « The Tudors » saison 2
Prochainement dans : « The Tudors » saison 3, et le prochain Woody Allen avec Evan Rachel Wood, Larry David et Patricia Clarkson
Ca y est, l’exorcisme de ces enculés de beaux gosses qui m’ont fait mal aux mirettes touche enfin à sa fin. Je n’ai jamais aimé libidiner sur des beaux gosses qui se croient probablement sortis de la cuisse de Jupiter, mais, lorsque comme, celui-ci qui occupe la première place du classement, ils monopolisent mes sujets de discussion- quand je devrais parler de la guerre au Darfour ou de l’inflation galopante, il faut que ça sorte de ma poitrine. Je n’ai pas grand-chose à raconter sur Henry Cavill, j’ai probablement plus à lui en vouloir que le remercier. D’abord, à cause du pilote de « The Tudors », http://www.acausedesgarcons.com/2007/05/post.html , j’ai « dû » me taper deux saisons entières de cette bouse qui marie la pompe à la Josée Dayan à l’inertie grandiloquente de la saga des Newman vs. Abbott. Vous vous rappelez la tête que faisait Cate Blanchett aux derniers Oscars lors du passage du clip d’ « Elisabeth : The golden age» avant la nomination de la Môme meilleure actrice ? Ben voilà, c’est la même que la mienne devant cette dinde, sauf que je ne suis pas un des ces innombrables kiwis aux pieds desquels Hollywood se prosterne depuis la fin du siècle précédent. Je n’ai donc aucune raison d’être indulgent à l’égard de Michael Hirst, scénariste responsable de ces deux « choses ». Henry n’a pas encore eu la chance d’un James McAvoy qui a bénéficié du talent de Paul Abbott (« Touching Evil » « Shameless », « State Of play ») pour se faire les dents sur du matériau un tant soit peu digne, pour un « Twilight » bien plaisant – car signé par Matthew « Layer Cake » Vaughn, il a entre autres jusqu’ici du se taper une pauvre adaptation de la légende de Tristan et Yseut, du « Hellraiser 36 » directement passé par la case vidéo-club et donc cette adaptation de la vie d’Henry VII, et encore, toujours en tant que second couteau. Vous me direz, il est encore le bougre, certes, il peut encore se rattraper, oui, mais ce sera certainement pas aux côtés de Dominic Purcell - aka Lincoln Burrows de « Prison Break », OK, on peut pas avoir Daniel Day-Lewis dans tout projet hollywoodien mais bon ugh, ça fait mal là où ça se passe – dans le prochain thriller horrifique de joel Schumacher – qui, à défaut, de toucher une bille à la caméra, s’arrangera sûrement pour faire enchaîner les acteurs qui se feront fouetter leurs dos nus et bodybuildés pour « l’amour du cinéma » - qu’il va remonter la barre.

Heureusement, à l’instar de son pote à l’écran Jonathan Rhys-Meyers – qui manque le classement donc grâce au « talent » d’Hirst qui n’a pas compris qu’on ne peut pas faire cabotiner tous les acteurs comme s’ils étaient tous les dignes successeurs de Charles Laughton – il pourra peut-être enfin trouver son salut dans le prochain Woody Allen – même celui qui libidine sur les petites starlettes blondes d’Hollwood n’est plus vraiment le même qui dressait de si beaux portraits féminins avec l’aide de grandes dames telles que Diane Keaton, Judy Davis ou Mia Farrow –aux côtés De Larry « sans son nombril » David et Evan Rachel Wood. A moins qu’il n’arrive à passer à enfiler le costume de James Bond – pour lequel il avait auditionné mais était encore trop jeune à l’époque – à la fin du contrat de Daniel Craig, ou tout autre rôle de surhomme qui lui offrira le fandom à la mesure de son charme – il avait auditionné sans succès pour le reboot de Batman par Christopher Nolan aussi. En tout cas, tout comme Charlotte avait concocté une tirade bien sentie si elle venait à croiser le chemin de mr. Big, j’ai également pour ma part travaillé ma réplique phare de mon remake tout personnel de « Quand Saddy rencontre Henry ». Bon, je vais pas lui sortir « je maudis le jour où tu es né » - faut p’têt pas abuser non plus, non, tout d’abord 1) je lui roulerais la pelle de sa vie comme il n’en a jamais connu jusqu’ici 2) devant son visage ébahi, je lui flanquerais une grosse baffe en lui assénant « Non mais t’as pas honte de me faire çà ? De me faire rabaisser mes standards artistiques juste pour t’entrapercevoir dans deux-trois scènes écrites avec les pieds ? Et surtout, SURTOUT, d’avoir cette putain de gueule que t’as, qui rafle 50% de la sexyness en ce monde ? Non mais SERIEUX quoi ???!!! » Voilà, en fait, c’était l’objet ultime de tous les épanchements de ces dernières semaines, ce message adressé au prototype pur de l’Apollon intemporel. Je ne t’aime PAS. Enfin, du moins, jusqu’à ce que tu me donnes une raison valide de me noyer dans tes yeux et ton sourire sobrement espiègle à l’écran. Heureusement, t’es encore suffisamment vert pour qu’on puisse y croire sans que ce soit peine perdue.

Voilà, ainsi se clôt ce chapitre éprouvant consacré à la sueur et au sperme, je vais enfin pouvoir me consacrer à la grâce, au charisme et au talent des copiiiiiineuh !
Duh !
15/07/08 - 21:56
Exorcisme vraiment très impressionnant et oh combien de bon goût. Merci de partager... et moi aussi, ce Cavill m'a clairement tapé dans l'oeil (même si un peu déçu des Tudors)
pilepoil