Je joue : à "Où est charlie?", apparemment
Je cite : "la vie est si largement contrôlée par le hasard que sa conduite ne peut être autre chose qu’une improvisation perpétuelle" Somerset Maugham
Je pense : que c'est une bonne réponse
Je rêve : jamais et trop
(mis à jour samedi 16 août 2008 à 14:26)

22/07/2008

22/07/08 - 02:25

TV On The Barreaumètre : Cuizicuiz edition (part I)

Oui, alors deux semaines pour le foutre en un post, OK, mais ça ne veut pas pour autant dire « torcher ». C’est une liste assez évidente à mes yeux, enfin bien plus que pour les mecs en tout cas, tout simplement parce que dans cette catégories, les « dés ne sont déjà pipés » si je puis dire.

D'abord, à vrai dire, j’me suis dit « Mais qu’est-ce que ça peut vous foutre ? ». Sans vouloir être désobligeant, c’est quand même un endroit de mecs ici, mais attention, ça vient pas de nous, c’est juste que les filles sont dans l’ensemble moins geek. Bien sûr, il y a exception (et contradiction), mais dans l’ensemble, je trouve oui. Sans compter que même en ville, elles disposent moins d’espaces consacrés que nous. Puis, j’me suis dit : 1) « Il n’y a aucune raison valable pour apporter une pierre supplémentaire plus à l’ostracisme des copines. » 2) « Bah justement ! Vouer un culte aux nanas fait partie intégrante de notre héritage culturel ». Il en a toujours été un peu ainsi. Combien de fans de Gordon Scott pour des aficionados de Marylin ? De Prince pour Madonna, d’Edouard II pour Lady Di, de Pavarotti pour la Callas ? On pourrait disserter à loisir sur la nature et les origines de ce phénomène intergénérationnel, mais ce n’est ni le lieu ni le moment.

La raison pour laquelle cette liste a été plus agréable à constituer est que, de par les caractéristiques hormonales de son auteur, elle est bien plus raisonnée et dégagée d’affects. En effet, si on peut bien admettre griller quelques neurones pour le plaisir de reluquer le p’tit Henry dans The Tudors , aucune excuse n’est vraiment valable pour supporter les délires inconsciemment ( ?) réacs et misogynes de Marc Cherry dans sa série de femmes au foyer désespérées s’ils paraissent imbuvables à nos yeux – oui, vu son succès, c’est un avis purement subjectif. Il y a que la sexyness pure est beaucoup moins suffisante chez une femme que chez un homme pour capter l’attention, il faut un petit plus. Du charme, de l’humour, de la spiritualité, de l’élégance, de l’ironie… du talent aussi, bref, l’iconoclastie étant assez minoritaire dans notre univers, et la chasse à la muse monnaie plus courante, tout rentre finalement dans l’ordre. C'est en ça que cettte liste diffère un peu d'une liste "à la FHM". Par exemple, j'ai bien essayé d'y intégrer la très jolie Evangeline Lilly, mais, merde, c'est l'interprète de Kate quand même, y'a pas de quoi se toucher.. Cela dit... J'ai bien mis Jack dans celle des mecs... V'là pour la partialité donc! Après cette introduction assez, comment dire, hum hum, pas très succint, rentrons dans le vif du sujet.

10 Cobie Smulders (Canada, 26 ans)


Vue dans: How I Met Your Mother saison 3
Prochainement dans: How I Met Your Mother saison 4

Il n’y a vraiment pas de quoi se tortiller, Cobie est décidémment une chic fille – oui, oui, j’ai un p’tit faible pour les expressions surannées. Elle est le centre névralgique de ce qui sans elle, n’aurait été qu’une sympathique mais anodine copie de Friends. Vous me direz, elle a pourtant comme partenaire à l’écran le formidable, que dis-je, le « légendaire » Neil Patrick Harris, qui mérite bien tous les lauriers qui lui sont tressés – et pas juste pour être un des rares acteurs hollywoodiens à n’avoir jamais caché son homosexualité, vous n’aurez qu’à acheter le DVD de Dr Horrible à sa sortie s’il faut vous convaincre. Oui, mais elle a aussi les insupportables Jason Segel, Josh Radnor et Alyson Hannigan alors bon. C’est surtout que Cobie fait preuve avec le personnage de Robin d’un excellent timing comique, d’un sens de l’auto-dérision qui a offert aux scénaristes de la série leurs plus belles heures, et d’une beauté décuplée par son air à la fois classique et singulier, familier et iconique, sain et piquant. Enfin, Robin parvient à s’extirper avec une facilité déconcertante de tous les clichés de bimbo comme Hollywood aime en produire à la pelle. On comprend alors tout à fait un certain Joss Whedon qui l’avait choisie comme sa « Wonder Woman », lorsque le projet fut entre les mains du papa de Buffy. Occasion ratée, certes, mais nul doute que de belles heures sont promises pour l’avenir de la ravissante Robin Sparkles.



9 Tricia Helfer (Canada, 34 ans)



Vue dans : Battlestar Galactica saison 4
Prochainement dans : Battlestar Galactica saison 4 (la fin-fin) et actuellement dans « Burn Notice »

On pourra reprocher bien des choses aux créateurs du nouveau Battlestar Galactica , ce qu’on pourra difficilement leur reprocher, c'est son directeur de casting. En effet, si la race humaine venait à être exterminée par des machines qui auraient pris les formes du oh-so-yummy…. (oops ! spoiler un peu !) ou de Tricia, je vois bien déjà les rangées de têtes se mettre gentiment en ordre pour se faire couper. Pourtant, il n’y a rien de plus intimidant qu’un top-model de chez Ford d’1m80, voire rien de rebutant. Seulement voilà, le rôle de n°6 a offert à Tricia l’opportunité de travailler sur une palette d’émotions et une gamme de jeu très rarement dévolus à un mannequin – dans ta gueule, Milla Jovobitch et ses avatars ! Et surtout, parce que ça ne garantit pas pour autant qu’elle arrive à surmonter le défi, elle s’en sort avec une versatilité et un talent patents. C’est encore plus ostentatoire dans la première partie de la dernière saison de BSG. Il n’est pas donné à n’importe qui d’interpréter avec conviction plusieurs personnages à la fois « identiques » mais qui répond à un certain angle de déclinaison. Et le dernier avatar de Number Six est peut-être le meilleur qu’elle ait eu à composer jusqu'ici. La série touchant à sa fin, il serait grand temps que les grand pontes hollywoodiens ouvre les yeux sur cette actrice sans s’arrêter sur sa plastique impeccable – même si j’imagine bien que ça ne doit pas être forcément évident pour l' hétéro alpha– et de réaliser que cette femme a toutes les cartes en main pour grapiller un peu du territoire de l’intouchable Charlize Theron – qui continue de film en film à gâcher son talent hélas. Et même si cette dernière réside une orbite un peu distincte, qu’on se débarrasse au moins de cette connasse de Jovobitch une fois pour toutes, je vois pas qui s’en plaindrait – oui, je m’acharne un peu depuis avoir été confronté par l’arrogance et l’égocentrisme cocaïné de cette aberration du monde des « comédiennes » depuis une certaine soirée dans une certaine boîte. Tricia mérite vraiment que l’industrie s’intéresse plus à elle.

8 Blake Lively (Etats-Unis, 20 ans)

Vue dans : Gossip Girl saison 1
Prochainement dans : Gossip Girl saison 2, The Sisterhood of Traveling Pants 2 (suite de Quatre Filles et un jean), New York, I Love You (film collectif sur le mode paris, je t’aime ) et The Private Lives of Pippa Lee de Rebecca Miller avec Robin Wright Penn, Julianne Moore, Winona Ryder, Monica Bellucci, Maria Bello, Alan Arkin, Keanu Reeves… Genre ça va quoi.

Je suis un peu déboussolé mais je n’ai toujours pas à l’heure actuelle réussi à « vraiment » rentrer dans le nouveau teen-show de Josh Schwartz, c’est d’autant plus frustrant qu’lors tout le monde à l’époque se foutait de ma gueule parce que j’étais attaché à The O.C. , ces mêmes assaillants ne se gênent pour la plupart pour porter aux nues Gossip Girl , le teen-soap de la CW qui occupe la case horaire auparavant dévolu à Veronica Mars (je sais, c’est déjà une raison suffisamment pour le prendre en grippe) . Et moi, j’en reste un peu comme deux ronds de flancs. Je ne vais pas non plus aller jusqu’à dire que la série de la FOX était un chef d’œuvre – la moitié de la série, à savoir la saison 2, puis 3, était à jeter à la poubelle, mais au moins, elle avait pour elle un certain charme, d’excellents personnages (Juju et Summer quoi !), et une certaine lucidité étonnamment radicale qui l’avait fait se débarrasser comme d’une vieille chaussette son plus gros boulet, à savoir l’irritante Mischa Barton. GG n’est pas complètement mauvais, mais juste téléphoné, assez fade, et manque de charisme et d’ambition. Pourtant, si je suis arrivé à tenir jusqu’au bout, ce n’est étrangement pas tant pour la vipère manipulatrice brune B. – qui sur le papier, partait assez favorite dans mon cœur de midinet – que pour la compatissante et gentille héroïne blonde S. En dépit de cette caractérisation peu flatteuse de prime abord, Serena, le personnage de Blake, est rapidement très attachant. Alors que Mischa n’est jamais parvenue à insuffler une once de sympathie (et de distanciation) dans son emploi de Jeune-Blonde-Friquée-Mais-Tu-Sais-Etre-Une-Femme-Libérée-Tu-Sais-C’est-Pas-Facile. Blake ne cherche pas à camoufler sous des airs hautains une gaucherie potentielle, mais tâche plutôt de composer avec. Cela confère à son personnage une aura de sympathie immédiate, rehaussée par un voile de fragilité dissimulée sous une spontanéité non feinte. C’est typiquement le cas de La Plus Belle Fille Du Lycée qui gagnait des points en protégeant néanmoins le petit garçon chétif tête de turc des Gros Cons Pas Emancipés. La réussite de la série vient donc en grande partie de s’articuler autour de cette figure à la simple et assez sophistiquée. C’est donc sans grande surprise que, malgré son jeune âge, la carrière de Blake se distingue déjà de celles de ses frères (le coloc vidéaste voyeur de Jenny dans The L Word ), sœurs (la croqueuse de diamants de Twin Peaks ) et autres papas tous dans le métier. Fraîche, oh so fraîche .

7 Adrianne Palicki (Etats-Unis, 25 ans)


Vue dans : Friday night Lights saison 2
Prochainement dans : Friday night Lights saison 3 et Legion avec Paul Bettany, Dennis Quaid, Kate Walsh et Willa Holland

C’est un peu con, le post dithyrambique envers le personnage de Tyra Collette aurait vraiment eu eu sa place en saison 1. Malheureusement, Jason Katims, le créateur de la série, a eu la mauvaise idée de partir à la pêche à l’audience avec une intrigue grotesque sortie tout droit d’un One Tree Hill à la sauce cop-show de CBS, et laisse dans la bouche du spectateur un goût un eu amer qui était prêt à marquer du sceau du « culte » une série qui aurait été simplement parfaite si elle avait été annulée en fin de première saison – ce qui aurait dû être le cas si la série n’avait pas été portée aux nues, à juste titre, par la critique. J’ai donc un souvenir un tant soit peu diffus de ce qui conférait au personnage de Tyra sa valeur iconique. Mais pour faire vite, elle a subtilement déjoué tous les griefs qu’on aurait pu imputer à un personnage de Petite Copine Blonde, à l’instar d’une Blake Lively. Tyra est (était ?) drôle, cynique, doté d’un fort caractère, d’un franc-parler, et assez hors-norme par rapport à ce qui est en général requis aux attraits physiques d’une actrice dessinée comme Adrianne. Avec un peu de chance – même si je n’y crois plus – je reviendrais peut-être pour dire que finalement, non, Friday Night Lights est redevenue le digne et inattendu héritier d’une tradition post-steinbeckienne qui pose un regard neuf et original sur la très très middle-class américaine et les laissés pour compte de la course au Succès harassante et incessante qui, comme chez nous, offre dans le sport, une des rares opportunités de se départir du carcan. Et pour dire que je jetterais du lit le coach Taylor et sa femme, la Plus Formidable Maman Idéale sur le petit écran actuellement. Et encore moins Tim et Tyra – s’ils se résolvent, ce qui ne m’étonnerait mais alors guère, à les remettre ensemble. Une chose est sûre, j’ai assez hâte qu’Adrianne se voit offrir d’autres rôles à la hauteur de son bonne… hum je veux bien évidemment dire talent.

6 Kristen Bell (Etats-Unis, 28 ans)

Vue dans : Heroes saison 2, Gossip girl saison 1 (la voix-off, c’est elle), et Sans Sarah, rien ne va de l'écurie Judd Apatow
Prochainement dans : Heroes saison 3, Gossip girl saison 2, When in Rome avec Angelica Huston, Danny de Vito, Will Arnett, Jon Heder et Josh Duha(hmhmhmmhmhmhm)mel, Serious Moonlight (d’après le dernier scénario de la regrettée Adrienne Shelly) avec Meg Ryan et Timothy Hutton.

Je ne sais pas s’il y a vraiment besoin de présenter Kristen Bell depuis Veronica Mars . Si oui, je crierais bien « Honte à… » mais non. D’abord, on peut toujours ne pas apprécier les pérégrinations de cette néo-Philip Marlowe courte sur pattes (1m55 quand même), on peut lui préférer comme icône une certaine tueuse de vampires dont le personnage est paraît-il assez proche (pas vu, donc peut pas juger), trouver la série pas à la hauteur de sa réputation culte… Bref, c’est une question de goûts avant tout. Par contre, là où je sortirais (un peu) les griffes, c’est dans le cas où vous me diriez qu’elle vous a "ébloui" dans la saison 2 d’ Heroes . La série de Tim Kring est très très vite passée de gentillet et inoffensif pain béni pour geeks et fans de comics de tout bord en grosse meringue largement surestimée (beaucoup plus, par exemple, que Lost , qui n’est pourtant pas vraiment un modèle d’écriture) et ô combien ridicule et fatigante. La série est devenue tellement mauvaise qu’elle arrive à gâcher l’introduction du personnage d’Elle, le personnage de Kristen qui aime bien jouer avec l’électricité, et pire, sa caractérisation. Elle en rajoute beaucoup trop dans sa composition de méchante espiègle, aguicheuse et potentiellement venimeuse pour inspirer un semblant de crédibilité, et, pour la première fois de sa carrière, Kristen est tout simplement antipathique – alors qu’elle avait même réussi à préserver un semblant de dignité dans le mauvais (mais ça surprendra qui ?) remake américain de Kairo , le film d’horreur japonais de pas-Akira Kurosawa- mais-un-nouveau. Heureusement, la petite fée de la comédie américaine du moment, à savoir le très sympathique judd Apatow, a décidé de l’extirper de la pente glissante que prenait la carrière de Kristen de l’après-VM (et dans le même coup, à ressusciter celle d’une autre laissée pour morte du petit écran,Mila Kunis de That 70’s Show ) et ouf, on peut enfin reprendre son souffle, le talent de Kristen est encore intact. En même temps, me direz-vous, elle a de loin le rôle le mieux écrit de Forgetting Sarah Marshall et c’est pas trop dur face à une Mila Kunis indéniablement mignonne mais au jeu – et à la caractérisation- ô combien livide et à cette endive de Jason Segel d’ How I met Your Mother , qui quand bien même ayant signé ce scénario s’inspirant largement de sa relation (et de sa rupture donc) d’avec Linda Cardellini, ne parvient néanmoins pas plus que dans la sitcom de CBS à inspirer plus que l’envie d’enfiler les baffes à la suite sur sa gueule de grand navet. Le personnage de Sarah parvient avec surprise à ne pas tomber dans le cliché de la Garce Intégrale et Blonde De Surcroît. C’est surtout le personnage de la Gentille et Parfaite Brunette Improbable qui est écrit avec les pieds, mais, quand bien même Sarah est bourrée de défauts, ou justement car elle échappe au portrait manichéen, elle est un personnage beaucoup plus crédible, proche de la réalité et complexe que la Gentille Brune, et aussi paradoxalement plus intéressant que celui de Katherine Heigl dans Knocked Up - en même temps, l’Izzy de Grey’s Anatomy étant tellement in-sup-por-ta-ble que bon, j’suis p’têt un chouia biaisé. En tout cas, ça fait plaisir de reprendre confiance en la carrière de Kristen après qu’elle ait signé dans Heroes , j'ai du coup envie d’y re-croire. Bon, elle n’a pas encore le cul aussi béni que son ex-collègue – comme on le verra plus tard – mais c’est déjà pas mal du tout je trouve.

Après la deuxième partie, du rosbeef dans l’assiette et un saut dans le futur proche.

commentaires

22/07/08 - 06:05

6 Kristen Bell (Etats-Unis, 28 ans)

Et Dans Veronica Mars !!

Non mais comment peut-on l'oublier !!

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